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INTERNATIONAL

Le Noma : Une maladie qui ne devrait plus exister


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 11 Février 2021

Médecins Sans Frontières, en partenariat avec la Société internationale pour les maladies tropicales négligées et d'autres intervenants, ont organisé ce 11 février 2021, une conférence en ligne sur cette maladie négligée, afin d'élargir la mobilisation pour qu’une plus grande attention lui soit portée.


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Jusqu'à 90 % des personnes touchées par le noma meurent au cours des deux premières semaines de l’infection si elles ne reçoivent pas un traitement antibiotique à temps. Celles et ceux qui y survivent se retrouvent gravement défigurés, ce qui les empêche de manger, de parler, de voir ou de respirer. De lourdes conséquences qui ne peuvent être résolues que par une importante chirurgie reconstructive.
Parmi les conférenciers de ce jeudi 11 février, figurent le ministre nigérian de la santé, principal supporter du «Projet Noma" qui a été le premier à identifier le noma au Laos, le chef du programme national de lutte contre le noma au Burkina Faso, le responsable technique du bureau régional de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l'Afrique et le président de MSF international. Un documentaire sur la vie et l'expérience des survivants du noma au Nigeria sera également projeté.

"Le Noma devrait être une maladie du passé ! L'infection qui le provoque est facile à traiter avec des antibiotiques, mais il continue à tuer et à causer des souffrances insupportables. Bien qu'il remplisse tous les critères, le noma n'est même pas officiellement reconnu comme une maladie tropicale négligée (MTN) par l'OMS. MSF s'associe à d'autres intervenants de renom lors de cette conférence pour plaider en faveur d'une plus grande attention et de ressources accrues pour le noma, à commencer par son inclusion dans la liste des maladies tropicales négligées", a déclaré Froukje Pelsma, responsable de la mission de MSF au Nigeria. Le noma touche principalement les enfants de moins de sept ans vivant dans la pauvreté. Il débute par une infection qui provoque une inflammation des gencives et peut facilement être traité par des antibiotiques. S'il n'est pas traité, il se propage rapidement et en quelques jours seulement, il ronge les tissus et les os du visage. Les survivants sont bien souvent confrontés à la stigmatisation.

"En tant que survivant, il est difficile de vivre avec les séquelles du noma. Personne ne veut rester avec vous, personne ne veut vous parler, nous vivons beaucoup de discrimination et de stigmatisation. Mais il y a un espoir : la chirurgie offre une chance de guérir ", a déclaré Mulikat, travailleur MSF et survivante du noma. MSF soutient l'hôpital de Sokoto Noma depuis 2014, dans le nord-ouest du Nigeria. Le programme, mené en collaboration avec le ministère de la santé, propose des opérations chirurgicales et travaille à la promotion de la santé, de la santé mentale et au soutien nutritionnel. D'août 2015 à octobre 2020, 789 interventions chirurgicales ont été réalisées auprès de 550 patients atteints du noma.