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ANALYSE

"Les parcours sociaux à l’épreuve des politiques publiques"


Alwihda Info | Par Ahmat Yacoub - 20 Avril 2015

Dans l'ouvrage "Les parcours sociaux à l’épreuve des politiques publiques"
Auteurs : Sous la direction de : Servet ERTUL, Jean-Philippe Melchior et Philippe Warin,


"Les parcours sociaux à l’épreuve des politiques publiques"
on découvre dans cet ouvrage des réflexions importantes concentrées sur les parcours sociaux. L’analyse par exemple sur la validation des acquis de l’expérience (VAE), montre ses côtés positifs et négatifs dans le fonds et non dans la forme. Puisque les auteurs en question, en l’occurrence Pascal Lafont et Marcel Pariat, tout en apportant des réflexions sur la question, n’ont pas perdu de vue les failles de VAE et appellent à la modernisation de ce dispositif (VAE) pour l’adapter aux ambitions des candidats. Il s’agit bien de former des professionnels créatifs, impliqués réactifs, capables de répondre positivement à des situations toujours singulières et non de simples exécutants adaptés au poste de travail….(p.27)
Si, la VAE offre la possibilité à toute personne, engagée dans la vie active depuis au moins trois ans, de faire valider son expérience en vue de l’obtention d’un diplôme ou d’un titre à finalité professionnelle et modifie le schéma traditionnel selon lequel une certification était la sanction terminale d’un parcours de formation académique ou professionnelle (p.19), cependant, il y a des questions au regard des problèmes méthodologiques et épistémologiques qui restent encore posées (p.20)
Il faut des salariés mieux formés pour faire face à une activité à valeur ajoutée croissante. Dès lors, la formation et la VAE sont des moyens au service de l’entretien et du développement des compétences et des qualifications professionnelles des salariés, que ce soit dans le cadre d’un projet d’entreprise, ou dans celui d’une démarche individuelle (p.22).
Mais un sujet a attiré mon attention : Il s’agit des « Méandres de l’orientation » qui s’est penché sur le «parcours de collégiens dans le processus d’orientation scolaire et professionnelle » . Certes, « le parcours de découverte des métiers et des formations » est un processus dont l’objectif est de rendre les élèves acteurs de leur propre avenir, mais dans la politique d’orientation, il se trouve que certains professeurs en abuse pour se venger de certains élèves, en leur imposant ‘arbitrairement’ une orientation, soit parce que l’élève était turbulent, soit il ne s’entendait pas avec son professeur pour une raison quelconque. Les études ont confirmé qu’il existe des failles dans la procédure et heureusement, les textes réglementaires ou législatifs donnent la possibilité de contester une décision d’orientation prise au niveau de l’établissement scolaire, « en la portant devant une instance officielle extérieure à l’établissement scolaire fréquenté : la commission d’appel, ou en faisant recours à l’arbitrage d’un médiateur académique, voire d’aller plus loin encore en usant du droit de faire un recours judiciaire, donc de porter le contentieux devant un tribunal » .

Conseiller chargé de Missions à la Mediature de la République du Tchad
Doctorant à l'université du Maine
Sociologie- Gestion des conflits