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AFRIQUE

Niger : MSF soutient les efforts de santé publique pour endiguer le choléra


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 17 Septembre 2021

Depuis juillet 2021, Médecins Sans Frontières (MSF) déploie une réponse d’urgence dans quatre des six régions affectées par l’épidémie de choléra, en collaboration avec les autorités sanitaires nigériennes.


Niger : MSF soutient les efforts de santé publique pour endiguer le choléra
L’organisation soutient la surveillance épidémiologique, la prise en charge médicale des patients, assure des activités de désinfection et de sensibilisation au cœur des communautés, et se tient prête à soutenir le ministère de la Santé publique, pour une campagne de vaccination dans les zones les plus affectées. Déclarée le 09 août dernier, l’épidémie de choléra a déjà coûté la vie à 144 personnes sur 4283 cas recensés dans six des huit régions que compte le Niger.

Bien que le nombre de cas notifiés dans certaines régions soit en diminution, les efforts doivent se poursuivre pour rompre la chaine de transmission, là où les foyers de choléra restent actifs. En plus d’une surveillance épidémiologique accrue dans les régions où elle est présente, MSF a lancé une réponse d’urgence dans la région de Zinder à la mi-juillet, quand les premiers cas de choléra ont été détectés à l’hôpital de Magaria. La rapidité de la multiplication des foyers épidémiques dans le reste du pays a incité l’organisation à étendre son appui dans plusieurs districts des régions de Tahoua, Niamey et Maradi, cette dernière étant à l’heure actuelle la plus durement touchée, avec 2381 cas notifiés.

Dans ces quatre régions, MSF a mis en place 15 centres et unités de traitement de choléra, en plus de la disposition de points de réhydratation dans plusieurs villages et d’un appui en logistique et médicaments aux autorités de plusieurs districts sanitaires. A ce jour, les équipes de MSF ont appuyé à la prise en charge de plus de 1770 patients. Le choléra se transmet par les mains, la consommation d’eau et de nourriture contaminées par les selles des personnes infectées. Les équipes de MSF poursuivent donc également leurs efforts pour la désinfection des points d’eau et des maisons dans les zones affectées par l’épidémie. Bien que la maladie peut être évitée avec un fort investissement dans les réseaux d’eau et d’assainissement, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime que jusqu’à 140 000 personnes en meurent chaque année dans le monde.

Les inondations de l’année dernière et les épisodes pluvieux intenses déjà observés cette année sont un environnement privilégié pour la reproduction des moustiques. Ce qui contribue à entretenir un cercle vicieux de maladies. Cette année, de janvier à août, le nombre de patients infectés par le paludisme a augmenté de 42 pourcents comparativement à la même période l’année dernière. Ceci constitue une des comorbidités qui affectent les patients pris en charge pour le choléra. En période d’épidémie, le recours à la vaccination dans les zones affectées est une mesure complémentaire à la prise en charge, aux activités d’eau hygiène et assainissement et de sensibilisation, pour empêcher l’émergence de nouveaux foyers.