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TCHAD

Tchad : 6,6 milliards FCFA de dettes payées à la société cotonnière


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 12 Juin 2019 modifié le 12 Juin 2019 - 22:56



Le Gouvernement et la Coton Tchad ont signé mercredi un accord de règlement partiel de la dette reprise par l’Etat dans le cadre de la privatisation partielle de la Cotontchad SN.

La cérémonie s'est déroulée en présence du secrétaire d'Etat aux finances et au Budget, du représentant du Groupe OLAM International Limited, des représentants de la Cotontchad SN et du président de l’Union nationale des producteurs de coton du Tchad.

Au 31 décembre 2017, la dette des cotonculteurs s'établissait à 6 680 476 207 FCFA. Cette dette, qui résulte de la gestion antérieure à l’arrivée du Groupe OLAM, avait été reprise par l’Etat à travers la convention de garantie et de reprise du passif signée en date du 14 janvier 2019.

"En principe, il appartient à l’Etat de régler directement cette dette aux Cotonculteurs, mais par l’accord que nous avons signé, Il est convenu entre les parties que OLAM, grâce à un prêt obtenu du système bancaire local, versera la totalité de la dette , soit 6 680 476 207 FCFA à la Cotontchad qui s’engage à son tour de payer directement, immédiatement et intégralement les cotonculteurs", a expliqué le secrétaire d'Etat aux Finances et au Budget, Ahmed Alkhoudar Ali Fadel.

Le remboursement par l’Etat se fera sur les impôts à payer par la Cotontchad.

D'après le représentant du gouvernement, "il s’agit là d’un effort particulier et extrêmement important consenti par le Gouvernement du Tchad et particulièrement par le Président de la République, en faveur du monde rural."

Le gouvernement mise sur la relance forte de la filière coton pour la création d'emplois, la distribution des revenus et la relance de la consommation nationale qui sont les gages d’une reprise économique solide.

Le paiement de cette dette des cotonculteurs intervient en période des semis, ce qui devrait "encourager davantage les paysans à s’atteler avec confiance aux travaux champêtres", relève le secrétaire d'Etat aux Finances et au Budget.