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Tchad : 7 choses à savoir cette semaine dans la revue de la presse


Alwihda Info | Par Freeman Brahim - 16 Juin 2019 modifié le 16 Juin 2019 - 17:24


Les principaux faits d'actualité dans la presse écrite tchadienne cette semaine.


Tchad : 7 choses à savoir cette semaine dans la revue de la presse
"Le marteau et l'enclume"

Le Journal Abba Garde titre à sa Une : « entre le marteau et l’enclume », pour signifier la présence à l’Est des Djandjawid et à l’Ouest de Boko Haram.

Derrière ces deux groupes se trouvent des pays à tendance religieuse modérée et extrémiste, à la recherche d’espaces vitaux. C’est sans compter avec les groupes armés tchadiens installés en Libye avec un calendrier dont on ignore totalement le contenu.

N'Djamena sous l'eau

Le quotidien le Progrès titre à sa Une du mardi 11 Juin 2019 que « La pluie écourte des examens de fin des classes : le début de l’hivernage bouscule l’année scolaire ».

Tombées plus tôt qu’attendues dans la capitale N’Djamena, les deux grosses pluies de la fin du mois de mai dernier influent encore sur les activités socioprofessionnelles. Certains établissements scolaires de la capitale s’activent à finaliser leurs activités de fin d’année dans des classes inondées.

Direction générale des Impôts

Abba Garde explique à la Une de son édition que le directeur général des impôts a décelé plus de quarante entreprises chinoises clandestines. C’est lors d’une visite inopinée, effectuée la semaine dernière au sein des entreprises SOLUX et CNPC, que Oumar Ardja Tidy a découvert plus de 40 autres entreprises qui exercent dans une clandestinité fiscale totale.

Impasse politique

Abba Garde revient dans ses colonnes sur les « 7 détenus (qui) croupissent dans les prisons ». En plus de Baba Ladé et Dieudonné Djangrang, Bokhit Guerdi Hassan, Mahamat Hassaballah, Etim Ahmat Oumé, Hamit Kalim Babala et Saleh Mahamat Djérou sont des jeunes incarcérés, ressortissants des provinces de l’Ennedi et du Ouadi-Fira.

Ils ont péché pour avoir exprimé leur mécontentement par rapport à l’interdiction de l’utilisation des véhicules Pick-up de marque Toyota dont l’Etat s’obstine à réserver l’usage unique à l’armée. Ils croupissent dans les locaux de l’ANS depuis quelques mois et seraient formellement inculpés pour terrorisme.

Session criminelle

L’Info de l’ATPE titre « session criminelle spéciale : Est-ce la fin de l’impunité ? ». Selon le bihebdomadaire l’Info, la justice a prononcé plusieurs condamnations en sa session criminelle spéciale tenue du 6 au 7 juin 2019 au palais de justice de N’Djamena. Session au cours de laquelle, le président de la Cour d’appel de N’Djamena, Yena Timothée, a prononcé des condamnations d’emprisonnement à vie et par contumace de 8 à 20 ans ferme. Cependant, les avocats commis d’office pour la défense ont 10 jours pour faire appel.

Cour martiale

« Lutte contre les crimes et assassinats : Et si la Cour martiale revenait ? », titre le journal l'Info. L'hebdomadaire explique que parmi les mesures qu’il a prises à son accession au pouvoir, le président de la République Idriss Deby Itno avait décidé d’instaurer la Cour martiale pour faire face à la criminalité qui régnait à l’époque. Cette décision a été diversement appréciée, après les premières exécutions à l’hippodrome de N’Djamena.

La société civile et les associations de défense de droits de l’Homme sont allées en croisade contre cette mesure, en argumentant que dans un Etat qui se réclame pays des droits de l’Homme, la Cour martiale n’a pas sa raison d’être. Suite à cette pression de la société civile et des associations des droits de l’Homme, le président a décidé de mettre fin à cette cour en 1993.

Le quotidien Le Progrès écrit dans ses colonnes : « Lutte contre les conflits intercommunautaires : Deby n’exclut pas la création d’une Cour martiale ». Pour le quotidien, c’était à l’occasion de la traditionnelle présentation des vœux de l’Aïd-El-Fitr que le président Idriss Deby Itno a émis l’idée de restaurer la Cour martiale pour contenir les conflits intercommunautaires qui sont entrain de prendre une allure inquiétante.

"Coup de semonce des américains"

L’hebdomadaire N’djamena bi-hebdo titre dans sa parution : « Le coup de semonce des américains ». Le journal relève qu'il est rare que les américains se prononcent publiquement sur la situation politique au Tchad.

Dans un communiqué de presse, publié en date du 7 juin dernier, l’Ambassade des Etats-Unis est sortie de son silence, utilisant à la fois la carotte et le bâton. Selon l’hebdomadaire, l’Ambassade s’est dit d’abord heureuse d’entendre les autorités tchadiennes affirmer leur engagement d’organiser, avant la fin de l’année courante les élections législatives.

D’après N’Djaména bi-hebdo, dans la dernière partie du texte, la critique se fait plus virulente. Le Journal dit que les américains ont tancé le pouvoir de N’Djamena à « autoriser sans délai des partis politiques qui répondent aux critères établis légalement » et à « respecter pleinement le droit des citoyens de se rassembler paisiblement, même lorsque le but du rassemblement est de critiquer le régime et d’inciter les citoyens à voter contre le Parti au pouvoir ». La leçon de démocratie est claire, concise et précise.