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TCHAD

Tchad : L’ADHET plaide pour la levée de l’interdiction du bois de chauffe


Alwihda Info | Par - 25 Avril 2019 modifié le 25 Avril 2019 - 19:10



Le secrétaire général de l’ADHET, Abba Daoud Nandjede. © Alwihda Info
Le secrétaire général de l’ADHET, Abba Daoud Nandjede. © Alwihda Info
Le secrétaire général de l’Alliance des défenseurs des droits Humains et de l’environnement au Tchad (ADHET), Abba Daoud Nandjede a fait ce mercredi un point de presse relatif à la marche pacifique initiée par certaines associations de la société civile pour protester contre la pénurie de gaz. Selon l’ADHET, la seule approche qui vaille dans l’urgence c’est celle de s’approcher, de discuter et d’insister avec le Gouvernement sur les solutions alternatives à l’effet de trouver une solution.

Cette solution alternative à laquelle l’ADHET appelle, c’est celle tendant à lever provisoirement et dans l’urgence la mesure d’interdiction du bois de chauffe et du charbon de bois pour permettre la commercialisation en complémentarité de la vente sporadique actuelle de gaz, et ce jusqu’à ce que la production et la vente de gaz atteigne son niveau optimal de satisfaction totale du marché en termes de disponibilité.

L'ADHET appelle les ménages à "rester chez eux et à vaquer à leurs occupations en cherchant leurs pitances quotidiennes, plutôt que de perdre du temps pour une action sans issue heureuse". L'association demande aux enfants de "se méfier de telles actions ayant des objectifs autres que sociaux et les autres corps à vaquer à leurs occupations professionnelles habituelles".

Abba Daoud Nandjede affirme que "le rôle d’une organisation de la société civile responsable n’est pas de faire de l’agitation mais de promouvoir et défendre les intérêts de la population avec des procédés sains et le dialogue, en vue de contribuer à l’apaisement du climat politique et social, au renforcement de la stabilité politique, à la consolidation et à la pérennisation de la quiétude."

Selon lui, quand on est leader ou responsable d’une organisation de la société civile, on ne se fait pas un nom sur la souffrance de la population. "On n'exploite pas une misère humaine pour se faire un nom, ni une notoriété en appelant à une marche. Si elle est interdite, elle peut déboucher sur une manifestation violente et entrainer des coercitions brutales qui peuvent être exercées contre les personnes, les biens et porter atteinte à leur intégrité voire tendant à les détruire", explique-t-il.

En outre, il réitère son appel à la recherche d’une solution alternative et affirme travailler dans ce sens pour qu’une solution immédiate soit trouvée avec le Gouvernement d’ici la semaine prochaine.
Djimet Wiche Wahili
Journaliste, directeur de publication. Tél : +(235) 66304389 E-mail : djimetwiche@gmail.com En savoir plus sur cet auteur