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TCHAD

Tchad : L’ONG Human Rights Watch exige une enquête sur la mort de l’opposant Yaya Dillo


Alwihda Info | Par - 2 Mars 2024


Selon un rapport publié par l'ONG Human Rights Watch le 1er mars 2024, le meurtre de Yaya Dillo, un candidat potentiel à l'élection présidentielle au Tchad, lors d'un raid effectué par les forces de sécurité contre le siège de son parti, soulève de graves questions sur le climat politique dans le pays à l'approche des élections prévues pour le 6 mai.


Tchad : L’ONG Human Rights Watch exige une enquête sur la mort de l’opposant Yaya Dillo
Les circonstances entourant la mort de Yaya Dillo ne sont pas claires, mais sa mort violente met en lumière les dangers auxquels sont confrontés les politiciens de l'opposition au Tchad, en particulier à l'approche des élections. Lewis Mudge, directeur pour l'Afrique centrale à Human Rights Watch a déclaré : "Le premier ministre et les autres personnalités nationales en vue devraient appeler publiquement à l'ouverture d'une enquête indépendante sur sa mort, dans l'optique d'assurer un meilleur établissement des responsabilités avant l'élection".
 
Human Rights Watch a examiné plusieurs photos transmises par une source fiable proche de Dillo montrant celui-ci mort et portant la trace de l’impact d’une seule balle dans la tête. Cette preuve renforce encore plus la nécessité d'une enquête indépendante sur les événements du 28 février. Le manque de clarté entourant cette attaque ainsi que les menaces précédemment proférées à l'encontre de Dillo et la répression politique générale dans le pays exigent une enquête approfondie avec une assistance étrangère.
 
Dillo a été tué trois ans jour pour jour après une attaque de son domicile par les forces de sécurité, le 28 février 2021, lors de laquelle elles avaient tué sa mère âgée de 80 ans, et blessé cinq autres membres de sa famille.
 
Les services internet à N’Djamena ont été coupés à la suite de l’attaque et le sont restés toute la journée du 29 février, rendant très difficiles les communications avec la capitale.
 
« Depuis la mort du président Idriss Déby en avril 2021, le gouvernement de transition dirigé par son fils, le général Mahamat Idriss Déby Itno, a à plusieurs reprises violemment réprimé des manifestations organisées par l’opposition pour réclamer un régime démocratique civil ainsi que des médias indépendants », a souligné cette ONG.
Peter Kum
Peter Kum est un jeune journaliste doté d’une expérience d’une quinzaine d’années dans la collecte... En savoir plus sur cet auteur



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