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TCHAD

Tchad : Mahamat Ahmad Alhabo conforté dans sa mission pour poursuivre la réforme de la justice


Alwihda Info | Par - 17 Octobre 2022


Le président de la transition Mahamat Idriss Deby a renouvelé sa confiance au ministre de la Justice, garde des sceaux, chargé des droits humains, Mahamat Ahmat Alhabo, dans le gouvernement d'union nationale.


Mahamat Ahmat Alhabo, ministre de la Justice, garde des sceaux, chargé des droits humains. © Alwihda Info/archives
Mahamat Ahmat Alhabo, ministre de la Justice, garde des sceaux, chargé des droits humains. © Alwihda Info/archives
Âgé de 68 ans, le secrétaire général du Parti pour les libertés et le développement (PLD) est considéré comme l'homme de la situation pour mener ce méticuleux et difficile travail de réforme judiciaire, face à des attentes pressantes de la population.

Mahamat Ahmad Alhabo a la lourde tâche de relever des grands défis en matière de justice et de droits humains. Il est conforté dans sa mission afin de poursuivre les réformes engagées. Preuve de l'immensité de la tâche, les attentes liées à la justice ont été les plus exprimées au cours des assises nationales. "Tant qu'il n'y aura pas de justice, il n'y aura pas de paix", avait si bien rappelé le ministre l'année dernière, lors d'une interpellation par les conseillers nationaux au Palais de la démocratie.

Le cahier des charges de la transition prévoit, au titre du fonctionnement de la justice, de poursuivre la réforme du système judiciaire conformément aux résolutions et recommandations du Dialogue national inclusif et souverain, et d'améliorer les conditions de travail du personnel judiciaire.

Parmi les défis : améliorer l’efficacité et la crédibilité de la justice par le renforcement des capacités des tribunaux de commerce et des tribunaux de travail ; appliquer strictement les textes portant promotion et protection des droits de l’Homme ; organiser des séminaires de recyclage des Forces de Défense et de Sécurité et des Chefs des unités militaires en matière de droits de l’Homme ; sanctionner sévèrement les auteurs de violations des droits de l’Homme, quels que soient leur rang social et leur appartenance pour faire renaitre la confiance au sein de la communauté ; et engager une réforme du Conseil Supérieur de la Magistrature en vue de renforcer l’indépendance du pouvoir judiciaire.

D'autres attentes figurent dans le cahier des charges de transition : cesser toute immixtion du pouvoir exécutif dans les affaires judiciaires ; garantir la sécurité juridique et judiciaire des justiciables (particuliers, investisseurs) ; appliquer sans délai toutes les résolutions et recommandations des états généraux de la justice ; faire exécuter les décisions judiciaires ; faciliter la saisine des juridictions notamment en révisant le Code de procédure civile, commerciale et sociale pour réinstaurer la saisine par simple requête (contrairement à l’assignation par voie d’huissier) ; appliquer la loi sur l’assistance juridique et judiciaire, notamment en créant dans toutes les juridictions les Bureaux d’accès au droit (pour mieux éclairer et orienter les justiciables) ; et améliorer les conditions de vie et de travail des magistrats et garantir leur sécurité dans l’exercice de leurs fonctions.

Ancien ministre de la Communication, de l'Éducation nationale, de la Santé publique, des Finances mais aussi de la Justice par le passé, ou encore ex-ambassadeur du Tchad en France, Mahamat Ahmad Alhabo a cumulé de l'expérience au sein de la haute administration. Les yeux du peuple sont rivés sur lui pour donner une nouvelle image à la justice.

REPLAY : récentes interviews avec le ministre Mahamat Ahmad Alhabo



Malick Mahamat
Coordonnateur de rédaction - Téléphones : +(235) 66267667 - 99267667 En savoir plus sur cet auteur



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