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Tchad: Neldjita Donohorngar, Le secrétaire général du MEN déroule la question de nouvelles recrues


Alwihda Info | Par Alwihda Info - 15 Décembre 2010 modifié le 15 Décembre 2010 - 19:28

Je voudrais bien préciser la question relative aux intégrations qui se posent souvent en milieu de population profane de notre département. Chaque année le gouvernement nous attribue un quota à intégrer. Cet effet monte à 1000. Sur les 1000, nous avons 300 pour le secondaire et 700 pour l’élémentaire ( l’enseignement de base). S’agissant des affectations une fois intégrés ces enseignants immédiatement regagnent leurs postes d’affectation


Ils ont dit

 

Mme Makambaye Yanral Mibaye  inspectrice de l’enseignement secondaire agit pour la langue maternelle dans l’enseignement.

 

Je parle de la non utilisation dans l’enseignement de la langue maternelle. Je parle de cet aspect par ce que nous avons expérimenté dans certains villages que les enfants qui commencent à apprendre quelque chose dans leurs langues maternelles progressent bien dans leurs études sans difficultés. Moi-même je suis un exemple vivant, par ce que j’ai commencé à apprendre dans ma langue maternelle. Je n’ai pas eu de difficulté quand j’étais entrée pour la première fois à l’école. J’ai été une élève très brillante jusqu’à la fin de mes études supérieures. Je dis que c’est bien d’introduire cette langue maternelle dans toutes nos écoles tchadiennes surtout pour le début des études des enfants. Il ya une expérience qui est en train de se faire sur le terrain en ce moment. J’ai eu même à faire un suivi-évaluation dans le Mayokebbi. Je me suis rendue compte que les enfants qui sont au CP leur enseignement se fait uniquement dans la langue maternelle. Arrivée au CE1 ils n’ont pas de difficulté d’intégrer dans la langue Française. Je trouve que c’est une bonne expérience, mais focalisée dans toute petite partie du pays. J’ai voulu que cela soit élargi sur toute l’étendue du territoire national. C’est ce qui n’a pas été fait raison pour laquelle nous appelons la non utilisation de la langue maternelle dans l’enseignement.

 

NOSSOR DOUNGOUS, Délégué  de l’éducation nationale de la région du Guéra(Mongo)

Je fais la différence entre le bilinguisme et la langue maternelle. Le bilinguisme signifie à mon avis deux langues nationales.  Je n’entre pas dans le détail mais bi=c’est deux. Lingue=  dérive lui aussi du mot langue. L’Etat tchadien a retenu le Français et L’Arabe pour enseigner dans des écoles tchadiennes. Ce sont là les deux langues nationales. Mais au niveau de la maternelle, chaque enfant est né dans une communauté qui lui est propre. L’enfant étant dans la communauté qui parle cette langue maternelle qui n’appartient qu’à seulement à sa communauté d’origine. Ce n’est qu’à l’école qu’il commence à apprendre soit le Français  soit l’Arabe, deux langues retenues et imposées dans toutes nos écoles. Au Tchad nous avons plus de 400 langues. Ces langues maternelles ne peuvent exister que dans les communautés où elles sont connues. Il y a certaines régions qui ont de dominance sur les autres. Prenons par exemple le moyen Chari jusqu’aux deux Logone, c’est le Sara qui domine et c’est cette langue qu’il faut enseigner dans lesdites régions.

 

Mbainaye Dédjinodji, Ancienne proviseur du lycée technique commercial et actuelle chef de service à  la direction de l’enseignement technique.

 

Elle explique la gestion des ressources humaines. Lorsque j’étais proviseur au lycée technique commercial, j’avais géré mes ressources humaines sans difficultés majeures.  Je gérais le personnel par rapport à la nomination, à l’arrêté ministériel pour les mettre à la disposition de mon établissement. Aussi faut-il ajouter par rapport à la filière à laquelle ces enseignants étaient tenus à enseigner.  J’ai été appréciée par mes chef hiérarchiques par ce qu’ils ont compris la gestion était transparente et j’étais collaboratrice avec le personnel enseignant, administratif ainsi que les élèves.

Il faut savoir gérer ce que l’Etat te confie. Je demande à mes collègues d’être surtout honnêtes, sincères, conséquents avec leur conscience dans la responsabilité qui leur est dévolue. 

 

 

Neldjita Donohorngar, Le secrétaire général du MEN  Neldjita Donohorngar déroule la question de nouvelles recrues qui trainent encore les pas à N’Djaména sans regagner leurs postes d’affectation.

 

Je voudrais bien préciser la question relative aux intégrations qui se posent souvent en milieu de population profane de notre département. Chaque année le gouvernement nous attribue un quota à intégrer. Cet effet monte à 1000. Sur les 1000, nous avons 300 pour le secondaire et 700 pour l’élémentaire ( l’enseignement de base). S’agissant des affectations une fois intégrés ces enseignants immédiatement regagnent leurs postes d’affectation. Il n’y a pas de raison qu’ils puissent encore trainer les pas à N’Djaména. Leurs délégations sont tenues à les rappeler à l’ordre.  Deuxième raison qu’ils avancent il semble qu’on leur a dit de prendre note de service collectivement partant de N’Djaména avant de s’envoler pour leurs postes. Nous cherchons la personne qui a dit ça. A mon avis il se trouve que ces enseignants n’ont pas été affectés  ou soit comme les intégrations mêmes se font par tranche. Ce travail d’intégration qui  se fait par un guichet unique nécessite un travail arrachant. J’informe que ce guichet regroupe tous les services de contrôle de différents ministères. Le ministère de l’éducation Nationale se préoccupe de cette question d’affectation. Il est en train d’accélérer le départ pour que ces enseignants puissent  partir renforcer les autres sur le terrain ou  alors combler le vide. Car il faut se dire qu’il y a effectivement un manque d’enseignants cruel sur le terrain. Cette insuffisance n’est pas la faute du ministère. On fait avec le quota qu’on nous donne.

 




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