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Tchad : "Notre pays ne nous appartient plus aujourd’hui", déclare Laoukein Kourayo Médard


Alwihda Info | Par Golmen Ali - 22 Novembre 2019 modifié le 22 Novembre 2019 - 05:56



Tchad : "Notre pays ne nous appartient plus aujourd’hui", déclare Laoukein Kourayo Médard. © Alwihda Info
Tchad : "Notre pays ne nous appartient plus aujourd’hui", déclare Laoukein Kourayo Médard. © Alwihda Info
Le président national du parti Convention tchadienne pour la paix et le développement (CTPD), Laoukein Kourayo Médard -par ailleurs ex-maire de la commune de Moundou- a accordé un entretien à Alwihda Info dans lequel il s'exprime sur les résolutions du forum national inclusif et donne son point de vue sur la 4ème République.

"La quatrième république c’est un néant, c’est un non lieu pour moi. Je dirais plutôt que c’est la 4e République du MPS qui va prolonger le pouvoir de Déby jusqu’à 2033, et non la 4ème République des tchadiens", estime Laoukein Kourayo Médard.

L'ex-maire de Moundou évoque également la question des conflits entre éleveurs et agriculteurs, la crise que traverse la commune de Moundou depuis plus de 26 mois, les échéances électorales à venir, et la crise économique.

S'agissant des conflits entre agriculteurs et éleveurs, l'opposant explique que "tant que Déby va être au pouvoir, ce phénomène ne va jamais cesser parce qu’il cautionne cela. Il suffit qu’il tape seulement sur la table, tout va rentrer dans l’ordre."

Selon lui, "notre pays ne nous appartient plus aujourd’hui. C’est un pays qui appartient aux autres. Par le passé, vous pouviez être du Nord, vous pouviez être du Sud, vous pouviez être chrétien ou musulman et vivre dans une concession à 20 ou 30, mais personne ne peut se lever le matin et se permettre de dire, vous là, vous êtes de quelle ethnie, vous êtes de quelle région, vous êtes de quelle religion. Ça n’existait pas. Les gens vivaient comme des frères. Aujourd’hui, nous nous regardons en chien de faïence."

Le chef de parti politique se veut très critique sur la crise économique et les mesures drastiques prises par le gouvernement. "C'est un faux problème. La crise qui secoue le Tchad ne vient pas des fonctionnaires. Cette crise est dû au surendettement du Tchad. On va payer et c’est à partir de novembre 2023 que le Tchad va peut être approcher la fin de ses dettes", précise-t-il.

Interrogé sur les futures échéances électorales et l'éventuelle participation de son parti, Laoukein Kourayo Médard est sûr d'une chose : "L’avenir appartient à Dieu".

Entretien à retrouver en intégralité ce vendredi 22 novembre 2019 sur Alwihda Info, en version texte et en vidéo.



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