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Tchad : à N’Djamena, le visage d’une capitale entre opulence et précarité


Alwihda Info | Par Temandang Gontran - 27 Janvier 2026



Tchad : à N’Djamena, le visage d’une capitale entre opulence et précarité
‎Alors que les villas luxueuses sortent de terre dans certains quartiers de la capitale, la réalité des périphéries rappelle l’ampleur des inégalités sociales au Tchad.

Entre boom extractif et habitat précaire, le contraste est saisissant. ‎ ‎ Il suffit de quitter les grands axes asphaltés pour découvrir l'envers du décor. À N’Djamena, la fracture sociale ne se discute pas, elle se voit. D’un côté, une élite érige des résidences modernes ; de l’autre, dans les quartiers populaires et périphériques, des milliers de citadins s'entassent dans des logements de fortune. ‎ ‎

Un habitat à deux vitesses
‎ Dans ces zones délaissées, les murs en terre battue s'effritent sous l'effet du temps et du climat, tandis que les toits en tôle rouillée protègent tant bien que mal des familles vivant dans une précarité extrême. Ces habitations, souvent dépourvues d'infrastructures de base, témoignent d'un quotidien difficile où l'accès au confort reste un mirage. « Pour construire, il faut avoir l'argent, or le prix du ciment est cher, ce n’est pas facile pour un débrouillard », témoigne Eleazar.

La situation de la pauvreté au Tchad selon la Banque mondiale
Taux de pauvreté : après une baisse entre 2003 et 2011, le nombre de pauvres a augmenté, le taux national atteignant 42% en 2018.
Extrême pauvreté : le taux d'extrême pauvreté, moins de 3 dollars/jour a touché 7,2 millions de personnes en 2022. Il a été estimé à 29,7% en 2023, mais devrait augmenter en 2024.

‎Le paradoxe des ressources
‎Cette situation soulève une question de fond : comment expliquer une telle détresse alors que le pays regorge de richesses ? Avec un sous-sol généreux, avec pétrole, or, antimoine, une production nationale de ciment et un potentiel agro-pastoral de premier ordre, le Tchad dispose des leviers de sa croissance.

Pourtant, la redistribution de cette manne semble s'arrêter aux portes des ghettos urbains. ‎Pour les observateurs locaux, l'urgence n'est plus seulement à l'extraction des ressources, mais à la construction d'un équilibre social où le logement décent ne serait plus un luxe, mais un droit accessible à chaque citadin.



Pour toute information, contactez-nous au : +(235) 99267667 ; 62883277 ; 66267667 (Bureau N'Djamena)