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Tchad : "aucune prison privée dans un jardin", Bokhit Bahar Mahamat Itno dément les accusations


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 12 Novembre 2019 modifié le 12 Novembre 2019 - 22:04



Bokhit Bahar Mahamat Itno a démenti ce mardi les faits qui lui sont reprochés par la Convention tchadienne de défense des droits de l'Homme (CTDDH). Les autorités provinciales se sont rendues ce matin pour un constat dans les deux jardins de Bokhit Bahar Mahamat Itno, situés à quelques kilomètres d'Abéché, a constaté Alwihda Info. Le frère du Sultan du Ouaddaï et deux colonels étaient également présents lors de la visite.

Bokhit Bahar Mahamat Itno a indiqué qu'il "ne possède aucune prison privée pour torturer les paisibles citoyens."

La CTDDH a informé dimanche dernier dans son communiqué n° 052, que "depuis près de deux semaines, trois citoyens en l'occurrence Mahamat Adam Walda, Adam Abdoulaye et Adam Bahrein sont arbitrairement détenus et gravement torturés par Bokhit Bahar Mahamat Itno dans son jardin situé à près de trois kilomètres de la ville d'Abéché."

"Je reconnais qu'Adam Abdoulaye est avec nous au khalwa mais pas les autres", a souligné Bokhit Bahar Mahamat Itno.

"Je ne suis même pas avec la commission de désarmement. D'ailleurs, je ne suis qu'un simple citoyen comme les autres", a-t-il ajouté.

La CTDDH a affirmé avoir pu "établir avec certitude que cet individu (...) a profité de l'état d'urgence pour arrêter les compagnons du Cheick Tahir Abdalghani, les amener dans son jardin et les torturer sans ménagement, profitant de l'état d'urgence pour les accuser faussement de détenir des armes de guerre."

Bokhit Bahar Mahamat Itno a demandé aux responsables des renseignements de mener leur enquête pour "mettre au clair cette affaire".

"Au cas où les faits qui me sont reprochés ne sont pas fondés, je porterais plainte contre cette Convention devant qui de droit", a indiqué Bokhit Bahar Mahamat Itno.

Le délégué du 7ème arrondissement de la ville d'Abéché, Abdelkérim Moussa, a souligné que "si les agents de désarmement viennent (lui) demander qu'ils veulent telle personne dans sa circonscription, c'est qu'ils ont des preuves sûrs et qu'ils ont une liste."

Il a demandé au comité -dépêché ce matin- de patienter afin qu'il échange avec ses administrés pour que ceux qui détiennent des armes les remettent de leur propre gré. "Au cas contraire, c'est au comité de désarmement de faire son travail", a-t-il précisé.














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