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Tchad : de nombreuses kalachnikovs saisies dans des villages à l'Est


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 20 Août 2019 modifié le 20 Août 2019 - 22:19



Tchad : de nombreuses kalachnikovs saisies dans des villages à l'Est. © Capture d'écran Alwihda Info
Tchad : de nombreuses kalachnikovs saisies dans des villages à l'Est. © Capture d'écran Alwihda Info
Les forces de défense et de sécurité ont saisies ces derniers jours, peu après des affrontements intercommunautaires à l'Est, de multiples armes automatiques de type Kalachnikov entre les mains de civils, dans la province du Ouaddaï.

D'après un responsable de l'armée tchadienne, chaque camp s'est organisé avec des tactiques de type "militaire" en désignant notamment des "chefs de combats". Les cerveaux des affrontements ont été arrêtés et seront jugés.

Plusieurs dizaines de ces armes ont été présentées le 8 août dans la zone de Wadi Hamra par des responsables militaires en charge des opérations au gouverneur de la province du Ouaddaï, Ramadan Erdebou, au directeur général de la gendarmerie, Idriss Miss Mouro, au commandant de la garde nationale et nomade, au conseiller de la zone de défense d'Abéché, et au coordonateur du comité mixte de désarmement.

"Dès que les conflits ont commencé, nous avons dépêché par motos, tout ce qui est (forces) de défense et de sécurité. Pendant les accrochages, (les forces) ont pu être sur le terrain", selon le responsable militaire qui indique que les militaires ont été bloqués par les pluies et les routes impraticables. "Il a fallu un long détour pour contourner le ouadi et le fleuve", a indiqué l'officier de l'armée.

Tchad : de nombreuses kalachnikovs saisies dans des villages à l'Est. © Capture d'écran Alwihda Info
Tchad : de nombreuses kalachnikovs saisies dans des villages à l'Est. © Capture d'écran Alwihda Info
"Lorsque nous sommes venus sur le terrain, nous avons maitrisé la situation et avons pris le contrôle. Maintenant, nous sommes entrain de traquer et d'arrêter les auteurs et les coupables. Les vrais criminels sont ceux qui ont été blessés. Il y a des gens qui sont également sains et saufs, on les a amenés ici, dix personnes. Les dix personnes que nous avons arrêtées, ce sont les commandants de secteurs. Ils se sont organisés en plan militaire des deux côtés pour élire des chefs de combats. On a arrêté les chefs de combats de tous les deux côtés. Pour le moment, il n'y a pas un regroupement de civils armés dans ce territoire. Il y a des gens qui ont fui avec des armes. Ceux qui ont pris part aux combats ont également fui les lieux. Nous sommes entrain de procéder à des enquêtes et à des arrestations afin de les remettre à la justice pour qu'ils répondent de leurs actes", a-t-il ajouté. 

"Les forces de défense et de sécurité, de tous les côtés, sont des forces qui ne connaissent pas la négligence, qui n'ont pas de paresse, qui n'ont pas de mauvaise volonté. Ce sont des forces qui méritent des remerciements pour l'engagement et tout ce qui est honneur pour la patrie", a indiqué le responsable militaire à sa hiérarchie, remerciant "du fond de son coeur" les militaires pour "leur abnégation et leur dévouement".

Une centaine de morts en quelques semaines

Ces dernières semaines, les affrontements intercommunautaires ont fait au moins 111 morts et plus d'une cinquantaine de blessés dans les provinces du Sila et du Ouaddaï.

Le chef de l'Etat a dénoncé dimanche un afflux d'armes en provenance du Soudan et de la Libye. Un récent rapport de l'ONU -juin 2019- évoqué par Déby lors de sa conférence de presse du 9 août dernier, affirme que 22 millions d'armes auraient été acheminés de la Libye vers le Sud du Sahara. "Le conflit du Darfour a aussi créé son lot de malheurs", de même que le conflit centrafricain, tandis qu'au Lac, il y a le "même problème entre les différentes communautés." 

L'état d'urgence décrété

Le gouvernement a décrété ce lundi l'état d'urgence. Il entre en vigueur aujourd'hui, mardi 20 août, et concerne les provinces de Sila, Ouaddaï et Tibesti.

L'état d'urgence qui devrait être renouvelé avant le 10 septembre sur autorisation de l'Assemblée nationale, prévoit des mesures exceptionnelles, notamment la fermeture des frontières, la mise en place de barrières de contrôles et le déploiement de l'armée.



Pour toute information, contactez-nous au : +(235) 63205229 ; 66304389 ; 63415139  (Bureau N'Djamena)