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TCHAD

Tchad : des "enquêteurs spéciaux" pour aborder autrement les droits de l'homme


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 8 Septembre 2018 modifié le 8 Septembre 2018 - 15:25



'LADHET a lancé, vendredi 7 septembre 2018 au CEFOD, un séminaire de formation des agents enquêteurs spéciaux en droit de l’homme. Alwihda Info/C
'LADHET a lancé, vendredi 7 septembre 2018 au CEFOD, un séminaire de formation des agents enquêteurs spéciaux en droit de l’homme. Alwihda Info/C
L’Alliance des Défenseurs des Droits Humains et de l’Environnement au Tchad (ADHET) a lancé, vendredi 7 septembre 2018 au CEFOD, un séminaire de formation des agents enquêteurs spéciaux en droit de l’homme. La formation est placée sous le thème : « La technique de collectes et de traitement des informations sur les cas de violation des droits humains ».

Au total, 20 agents enquêteurs spéciaux auront pour mission d’accomplir une activité qui consiste à mener une contre-enquête socioéconomique nationale, en réaction à l'enquête d’Amnesty International. Selon l'ADHET, l'ONG est arrivée à une conclusion remettant totalement en cause tout le progrès socioéconomique accompli jusqu’à là, au point d’affirmer qu’il n’y a rien eu de positif en matière de droits économiques et sociaux au Tchad.

Le Conseil Exécutif de l’ADHET a décidé de procéder à une enquête pour apprécier la portée des faits allégués par Amnesty International à l’effet de produire un contre-rapport qui se refuse d’aller sur la base de simples allégations . Le secrétaire général de l'ADHET, Abba Daoud Nandjede a demandé aux bénéficiaires de cette formation de suivre cette démarche qui consiste à sortir du schéma classique de dénonciation automatique. Selon lui, le droit de l’homme est une question préoccupante et sensible qu’on n’aborde pas de la sorte. Il faut l’aborder avec dextérité, du sérieux et du professionnalisme, sans exagération ni dérive.

Par ailleurs, Abba Daoud Nandjede a indiqué qu’il y a des connivences de certaines organisations locales avec de telles structures étrangères faisant allusion à Amnesty International. Cela est en partie dû à cette absence de subvention aux ADH, justifie-t-il. Les ADH tchadiennes "font du mieux qu’elles peuvent pour accomplir leur travail de veille, d’alerte, de promotion, de défense des droits humains qui n’est autre chose que les droits de tous, simples citoyens, hauts responsables, hautes autorités de la République". A cet effet, l'ADHET lance un pressant appel au gouvernement afin de les soutenir dans cette démarche combien difficile.

« Nous, nous ne sommes pas dans cette logique. C'est une démarche pédagogique qui consiste à être informé ou à s’informer d’un cas de violation des droits humains dans un premier temps. Puis, enquêter, analyser et apprécier avant toute dénonciation ou déclaration dans une seconde étape. C’est donc une démarche qui exclue la systématisation dans la dénonciation », a dit le secrétaire général de l'ADHET, Abba Daoud Nandjede.