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TCHAD

Tchad : l’ANATS évalue le plan d'action pour l'amélioration de l'état civil


Alwihda Info | Par - 13 Juillet 2021


L’ANATS fait le bilan de mi-parcours de la mise en œuvre du plan d’action national d’amélioration de l’état civil au Tchad.


L’Agence nationale des titres sécurisés du Tchad (ANATS) a lancé mardi au Radisson Blu de N’Djamena, un atelier bilan à mi-parcours de la mise en œuvre du plan d’action national d’amélioration de l’état civil au Tchad. L’atelier vise à évaluer les avancées relatives à l’amélioration du taux d’enregistrement des naissances au Tchad, faire un état de lieux, présenter les défis majeurs et les perspectives pour la mise en œuvre efficace et totale du plan stratégique national.

Depuis l’évaluation du système d’état civil réalisé en 2017 avec l’appui technique et financier de l’Union Européenne, de l’UNICEF et de l’UNHCR, une dynamique est enclenchée pour relever le taux d’enregistrement des faits d’état civil en général et celui des naissances en particulier. Après le lancement officiel du processus d’évaluation globale du système d’état civil le 6 février 2017, le rapport d’évaluation globale du système d’état civil et son plan d’action ont été validés par toutes les parties prenantes le 18 juillet 2017 pour une durée de 2018-2022.

Sur les 10 pays ayant les taux les plus bas au niveau mondial, trois sont situés dans la région Afrique de l’Ouest et du Centre dont le Tchad. Au Tchad, 74% des enfants de moins cinq ans n’ont pas leur naissance enregistrée à l’état civil. Il existe d’importantes disparités entre les provinces et les milieux géographiques. 91% d’enfants en milieu rural n’ont pas leur naissance enregistrée à l’état civil, contre 41 % en milieu urbain.

Officiant la cérémonie, le secrétaire général du ministère de la Sécurité publique et de l’Immigration, Benguela Guidjinga, a invité les ministères sectoriels à s’orienter résolument vers l’interopérabilité entre l’ANATS et les services sociaux de base pour booster considérablement le taux d’enregistrement des faits d’état civil en général et celui des naissances en particulier.

Il appelle le gouvernement à consacrer une part de budget de l’état civil au titre de l’année 2022 au processus de mise en œuvre du plan d’action national d’amélioration de l’état civil au Tchad. « L’entrée dans ce registre passe par un enrôlement des personnes âgées et surtout l’enregistrement des naissances en particuliers et celui des autres faits d’état civil en général. Le Tchad honore ces engagements vis-à-vis des institutions africaines et la communauté dans son ensemble », explique le secrétaire général du ministère de la Sécurité publique et de l’Immigration, Benguela Guidjinga.

Les données de la MICS 2019 relèvent de grandes disparités entre les différentes provinces du pays, entre les communautés rurales et les communautés urbaines et entre les différentes couches socio-économiques. Le faible taux d’enregistrement des naissances résulte d’une combinaison des difficultés sur le plan de l’offre des services et celui de la demande.

La représentante de l’UNICEF au Tchad, Dr. Viviane Van Steirteghem, exhorte les autorités gouvernementales et les collectivités territoriales à prendre des actions durables et de façon coordonnée. Selon Dr. Viviane Van Steirteghem, il convient d’investir dans des programmes qui permettront d’accélérer la mise en œuvre du plan d’action d’amélioration de l’état civil au Tchad. « L’UNICEF et ses partenaires espèrent qu’au sortir de cet important atelier, une feuille de route claire, cohérente et budgétisée sera élaborée et validée par toutes les parties prenantes pour la réforme du système de l’état civil au Tchad », indique-t-elle.

Pour sa part, la directrice générale adjointe de l’ANATS, Mariam Yosko Hassani, affirme qu’à nos jours, l’état civil reste un défi majeur au regard du faible taux d’enregistrement des naissances estimé globalement à 26% avec une proportion disparate entre les populations urbaines et rurales. « L’application de l’état civil permet, à partir des informations d’enrôlement et d’enregistrement des naissances, de constituer le registre national biométrique de population, socle sur lequel sont issus de multiples documents d’identité », explique-t-elle.
Djimet Wiche Wahili
Journaliste, directeur de publication. Tél : +(235) 66304389 E-mail : djimetwiche@gmail.com En savoir plus sur cet auteur



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