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Tchad : l'Assemblée nationale se penche sur l'extrémisme violent et la radicalisation


Alwihda Info | Par Djibrine Haïdar Kadabio - 5 Décembre 2019 modifié le 5 Décembre 2019 - 18:02



Tchad : l'Assemblée nationale se penche sur l'extrémisme violent et la radicalisation. © Alwihda Info
Tchad : l'Assemblée nationale se penche sur l'extrémisme violent et la radicalisation. © Alwihda Info
L'Assemblée nationale et le Centre d'études pour le développement et la prévention contre l'extrémisme violent (CEDPE), ont organisé ce jeudi au Palais de la démocratie de Gassi, une journée d'échanges et de réflexion stratégique sur l'extrémisme violent et la radicalisation au Tchad.

L'évènement a eu lieu en présence de nombreux participants, notamment le président de l'Assemblée nationale, Dr. Haroun Kabadi, des membres du bureau de l'Assemblée nationale, des députés, la ministre secrétaire générale du gouvernement, Mariam Mahamat Nour et des chercheurs au CEDPE.

Le représentant du président du CEDPE, Ibrahim Moussa Youssouf, a indiqué que "quatre pays riverains du Lac Tchad à savoir le Cameroun, le Niger, le Nigéria et le Tchad connaissent des niveaux de crise sans précédent, exacerbés par des actes de violence répétés et perpétrés par des groupes extrémistes. Ces crises ont aggravé l'instabilité et ralenti la croissance économique dans une sous-région confrontée tout au long de son histoire à une succession de défis en matière d'environnement et de développement."

Tchad : l'Assemblée nationale se penche sur l'extrémisme violent et la radicalisation. © Alwihda Info
Tchad : l'Assemblée nationale se penche sur l'extrémisme violent et la radicalisation. © Alwihda Info
Les autorités nationales, les institutions régionales et les partenaires multilatéraux et bilatéraux ont mis en place d'importants moyens pour répondre a la crise du Lac Tchad. Cette riposte a été menée par les gouvernements nationaux des quatre pays riverains qui ont principalement intensifié leurs actions militaires et sécuritaires pour faire face à la crise afin de lutter contre l'extrémisme et la radicalisation.

"En plus de ce dispositif s'ajoute le CEDPE dont je suis le représentant. Il est inauguré officiellement le 30 janvier 2018 grâce à une autorisation officielle de l'Etat. Notre leitmotiv est la prévention de l'extrémisme. L'objectif du Centre est d'effectuer des études, des recherches et de monter des projets de prévention de la radicalisation", a souligné Ibrahim Moussa Youssouf.

Dans le cadre de la prévention de l'extrémisme, le CEDPE estime qu'il faut prendre en charge l'encadrement des enfants dès le bas âge, c'est-à-dire qu'il faut introduire dans les écoles maternelles et primaires des programmes de sensibilisation à travers lesquels ils doivent apprendre la culture de la paix, le dialogue, la tolérance, le savoir vivre, la reconnaissance de la valeur et la dignité humaine au-dessus de toutes considérations.

Tchad : l'Assemblée nationale se penche sur l'extrémisme violent et la radicalisation. © Alwihda Info
Tchad : l'Assemblée nationale se penche sur l'extrémisme violent et la radicalisation. © Alwihda Info
Selon le représentant du CEDPE, "un tel encadrement renforce la personnalité de nos enfants et leur évite de tomber dans les pièges de l'idéologie extrémiste. Car l'argument des extremistes est de justifier souvent leur psycho-rigidité dans la défense d'une cause en se donnant raison, en ciblant un ennemi invisible responsable de leur malheur et contre lequel ils pensent mener une guerre qu'ils qualifient de sacrosainte."

L'objectif du CEDPE ne se limite pas seulement aux études, à la recherche et à la prévention de l'extrémisme mais il contribue également à la promotion des informations scientifiques, la communication et la réinsertion.

Le CEDPE a réalisé entre autres une étude préliminaire sur un échantillon de 285 désengagés du 29 avril au 5 mars 2018, une mission d'étude et de profilage de 2544 désengagés de Boko Haram menée conjointement avec une équipe intergouvernementale et l'OIM pour comprendre la typologie des désengagés de Boko Haram du 20 septembre au 21 octobre 2019, et des conférences-débats sur les formes et la prévention de l'extrémisme et la radicalisation dans les écoles.

Tchad : l'Assemblée nationale se penche sur l'extrémisme violent et la radicalisation. © Alwihda Info
Tchad : l'Assemblée nationale se penche sur l'extrémisme violent et la radicalisation. © Alwihda Info
"Le terrorisme n'a pas de frontières, ni de nationalité, ni de religion. Nous devons tous nous mobiliser pour combattre ce mal qui touche profondément les pays riverains avec des conséquences désastreuses sur les populations", a rappelé Ibrahim Moussa Youssouf.

Le président de l'Assemblée nationale, Dr. Haroun Kabadi, s'est félicité de la tenue de cette importante journée de réflexion consacrée à une question préoccupante de l'heure, non seulement pour le Tchad mais aussi et surtout pour toute la région sahélo-saharienne. "Le monde entier est confronté au défi du terrorisme djihadiste. Les attaques de Boko Haram perpétrées contre la Police nationale, l'Ecole nationale de police et le marché central de N'Djamena ont laissé des stigmates qu'on n'oubliera jamais", a indiqué Dr. Haroun Kabadi.

Trois thèmes ont être exposés et débattus au cours de cette journée, à savoir les réponses économiques à la prévention de l'extrémisme, la vie des désengagés de Boko Haram avant et après et l'extrémisme dans les établissements scolaires.

"Ils doivent amener à une réflexion profonde et exhaustive afin que chacun comprenne la nécessité d'un engagement total pour soutenir les efforts du Gouvernement et les actions militaires sur le terrain", a affirmé le président de l'Assemblée nationale, Dr. Haroun Kabadi.

Tchad : l'Assemblée nationale se penche sur l'extrémisme violent et la radicalisation. © Alwihda Info
Tchad : l'Assemblée nationale se penche sur l'extrémisme violent et la radicalisation. © Alwihda Info



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