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TCHAD

Tchad : l'Hôpital de la renaissance dément tout "trafic d'organes humains" et porte plainte


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 21 Janvier 2020 modifié le 21 Janvier 2020 - 17:07



Hôpital de la renaissance. © DR
Hôpital de la renaissance. © DR
Le directeur général de l'Hôpital de la Renaissance, Gustave Bassanguen, a réagit mardi à la circulation d'un "enregistrement audio anonyme" qui "circule en ce moment sur les réseaux sociaux invitant les tchadiens à boycotter l'hôpital de la Renaissance au motif que cet établissement se livrerait à un prétendu trafic d'organes humains."

"Ce n’est pas la première fois que de telles accusations graves, mais non étayées de preuves factuelles sont proférées contre l’Hôpital de la Renaissance qui a toujours préféré les ignorer considérant que ces allégations insensées relevaient surtout de l'ignorance des pratiques médicales modernes. Elles sont souvent véhiculées par certains esprits chagrins qui n’ont toujours pas digéré la création de cet hôpital dont l’existence met à mal les intérêts", a précisé la direction de l'Hôpital dans un communiqué.

Selon Gustave Bassanguen, "cette fois-ci, en demandant aux tchadiens de boycotter l'hôpital, la limite du supportable a été dépassée."

La direction générale de l’Hôpital a décidé de "porter l'affaire en justice en portant plainte contre l’auteure de l’enregistrement". Elle tient à souligner que "le Tchad est un Etat de droit ; par conséquent, personne ne peut impunément calomnier une grande institution de l’Etat sans avoir à en répondre devant la justice."

"En accusant l'hôpital de se livrer à des pratiques illicites de la médecine, c'est toute les grandes institutions de l'Etat qui sont mises en cause : le ministère en charge de la Santé Publique qui assure la tutelle de l’Hôpital de la Renaissance, lequel est faut-il le rappeler, un Centre Hospitalier Universitaire Public ; c'est également le système judiciaire, la Police, la Gendarmerie nationale, les Renseignements Généraux, les services de la Douane, l’Assemblée Nationale, etc, qu'on accuse soit de complicité, soit d’incompétence parce que ce sont des organes républicains de contrôle qui sont chargés de veiller à la bonne application des lois", a expliqué le directeur général de l'Hôpital.

"L'Hôpital de la Renaissance n’a ni les compétences, ni l’infrastructure nécessaire qui permettraient de prélever les organes humains. Même dans les pays occidentaux, très peu d'établissements ont cette capacité technique qui nécessite à la fois un personnel formé à cet effet, des conditions d’hygiène et un équipement spécialisé que nous ne possédons pas à l'hôpital", a ajouté la direction de la structure sanitaire.

Elle tient à préciser que contrairement à ce qui est allégué dans l’enregistrement audio, il n’y a plus de chirurgiens français à l'Hôpital depuis 2017.  Sur les 14 chirurgiens qui officient à la Renaissance, 11 sont de nationalité tchadienne et 3 appartiennent à la coopération médicale Cubaine.



Pour toute information, contactez-nous au : +(235) 63205229 ; 62883277 ; 66267667 (Bureau N'Djamena)