Accueil
Envoyer à un ami
Imprimer
Grand
Petit
Partager
TCHAD

Tchad : l'UNEK, au cœur d’un rapport controversé


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 16 Août 2019 modifié le 16 Août 2019 - 11:52



La Faculté de médecine et sciences de la santé de l'Université Emi Koussi. © Alwihda Info
La Faculté de médecine et sciences de la santé de l'Université Emi Koussi. © Alwihda Info
Depuis 2011, l’Université Emi-Koussi (UNEK) a ouvert ses portes aux jeunes désirant poursuivre leurs études supérieurs. Elle offre plusieurs formations parmi lesquelles la Faculté de médecine et sciences de la santé mais cette faculté est suspendue, il y a si peu. Feed-back sur cette suspension qui continue d’animer les débats.

Le 1er mars 2019, une commission tripartite a rendu public un rapport dans lequel elle recommande la suspension de la Faculté de médecine et sciences de la santé de l’UNEK pour motifs : l’absence des textes cadrant l’accord de délocalisation de la faculté de SFAX de la Tunisie à l’UNEK du Tchad donné par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation ; l’inexistence d’une autorisation d’ouverture d’une Faculté de médecine à l’UNEK par le ministère en charge de l’enseignement supérieur ; l’absence d’une structure sanitaire pouvant assurer l’encadrement pratique des étudiants et l’inexistence des enseignants permanents ainsi que de chefs des départements.

Dans une correspondance signée en date du 17 septembre 2017, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Pr. Mackaye Hassane Taïsso, en réponse à une sollicitation d’ouverture de la Faculté de médecine et sciences de la santé formulée par le Président du Conseil d’administration de l’UNEK, a marqué son accord « après instruction des dossiers » par ses services compétents.

Ce n’est qu’ainsi que les portes de cette Faculté, objet de débats de bas étages, ont été ouvertes aux jeunes désirant faire carrière dans la médecine.

Dans ce rapport de 7 pages, l’on pourrait aussi lire : « il existe un programme de formation de 1ère et 2ème année de médecine bien détaillé. Il respecte le cursus de formation en médecine ; deux amphithéâtres avec environ 400 et 200 places ; 9 salles de classe, des sanitaires améliorés (...) ».

La question qui taraude les esprits est celle de savoir où se situe exactement le problème lorsque le programme d’enseignement est en adéquation avec celui d’une formation en médecine et des infrastructures d’accueil acceptables ? Il va sans dire que les recommandations dudit rapport sont contraires à son contenu. Ces recommandations nécessitent d’être revues pour ne pas trahir le contenu du rapport.