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Tchad : "l'école est malade, 84% des enfants ne maîtrisent pas les notions de base"


Alwihda Info | Par Achakir Abdelwakil - 19 Novembre 2017 modifié le 19 Novembre 2017 - 21:28


D'après les panélistes, "l'école tchadienne est malade, 84% des enfants ne maîtrisent pas les notions de base. Les enfants doivent lire et écrire, ne pas aller chercher sur les réseaux sociaux".


La Fondation Grand Coeur a organisé ce samedi 18 novembre 2017 à la maison de la femme une campagne de sensibilisation sous le thème "soutenons l'école tchadienne".
La Fondation Grand Coeur a organisé ce samedi 18 novembre 2017 à la maison de la femme une campagne de sensibilisation sous le thème "soutenons l'école tchadienne".
La Fondation Grand Coeur a organisé ce samedi 18 novembre 2017 à la maison de la femme une campagne de sensibilisation sous le thème "soutenons l'école tchadienne", en présence des autorités en charge de l'éducation, des enseignants, des parents et des élèves.

Plusieurs panélistes ont pris la parole dont Dilhoulnet Laurent, secrétaire général du ministère de l'éducation nationale, Bassa Djidengar Djedi président de la commission éducation de l'Assemblée nationale, Abdoulaye Ali Koré directeur général du centre national de curricula docteur, Nekarmbaye Hélène chargée de formation de l'organisation et de l'éducation du syndicat des enseignants, et Bamaye Mamadou Boukar président de la fédération des associations des parents des élèves.

Au cours des différentes interventions, les panélistes se sont penchés sur la problématique de l'école tchadienne. Ils ont souligné tour à tour le manque de matériel pour le secteur de l'éducation, et ont relevé de nombreux défis dont la baisse des effectifs des élèves et des étudiants.

D'après les panélistes, "l'école tchadienne est malade, 84% des enfants ne maîtrisent pas les notions de base. Les enfants doivent lire et écrire, ne pas aller chercher sur les réseaux sociaux".

"Quelle école pour nos enfants, quels effort pour instaurer un dialogue social ? La problématique c'est l'apprentissage" ; autant des questions ont été posées par les intervenants.

Les questions de la qualité de la formation, du bilinguisme, de la fonction pédagogique, de l'école publique, de l'affectation des enseignants dans les écoles privés, du nomadisme scolaire et de la corruption au niveau du système éducatif n'ont pas été perdues de vue par les panélistes. Par ailleurs, ils demandent le retrait purement et simplement de l'ingérence de la politique dans le système éducatif tchadien.