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ANALYSE

Tchad : la dépravation des moeurs, un fléau qui gangrène la jeunesse


Alwihda Info | Par Martin Higdé Ndouba - 11 Octobre 2021


La tombée de la nuit dans la ville de N'Djamena. Illustration © M.A.K/Alwihda Info
La tombée de la nuit dans la ville de N'Djamena. Illustration © M.A.K/Alwihda Info
Les parents ont perdu le contrôle sur leurs progénitures, ceux-là ont embarrassé le chemin de l’alcool et du sexe. L’avenir de toute une génération est assombrie par la débauche, à cause du manque d’éducation adéquate, dans un climat socio-économique lamentable et une misère galopante. Cette jeunesse se livre à une vie festive accompagnée de boissons alcoolisées et du sexe. Les jeunes mangent et boivent, sourire aux lèvres, sans conscience morale et sans respect des mœurs. Pire encore, sans penser aux risques de maladies sexuellement transmissible et à leur devenir. L’avènement de téléphone portable rend le contact facile entre ces jeunes adolescents avec notamment l’utilisation de réseaux sociaux.

Ces jeunes sans expériences de vie se livrent à la jouissance de leur jeunesse, aux excès de table dans les boites de nuits, les caves, les alimentations, les bars, les cabarets, sous le regard impuissant des parents et des autorités. Ce phénomène prend de l’ampleur dans la ville de N'Djamena. Les personnes de haut rang se livrent également à cette pratique en détournent les filles mineurs avec des billets craquants. Profitant de leur rang social, ces responsables organisent des fêtes avec ces filles en dehors de la ville ou dans leur résidence privée pendant les week-ends, oubliant leur responsabilité de père.

Zenaba, connue sous le nom de Rihanna, ne cache pas son regret : « c’est une vie de merdre qui n’honore pas les jeunes filles ». Pour ce jeune enseignant coranique, Mahamat, « c’est une réalité trop triste de voir les filles et garçons dans les bars, les lieux de chicha ou pire encore à la sortie des auberges ».

Selon Ali, ex-coordonnateur de la Faculté des sciences et de l’éducation, ce phénomène s’explique à deux niveaux. D'abord « la pauvreté des parents poussent ces filles ou garçons à une vie de dépendance, sans mesurer les conséquences et le manque d’éducation ou de communication socioculturelle autour de la sexualité entre les parents et leurs progénitures ». Cette situation interpelle également les autorités, qui à leur niveau doivent prendre des dispositions en sensibilisant ou en châtiant ces jeunes qui se détruisent peu à peu car c’est l’avenir du pays qui s’effondre.