Accueil
Envoyer à un ami
Imprimer
Grand
Petit
Partager
TCHAD

Tchad : le défi de la sécurisation et de la gestion des stocks d’armes


Alwihda Info | Par Emily Louise Bowman - 26 Juin 2019 modifié le 26 Juin 2019 - 14:50



Des armes saisies par la police tchadienne et présentées en juin 2019 à N'Djamena. © Alwihda Info
Des armes saisies par la police tchadienne et présentées en juin 2019 à N'Djamena. © Alwihda Info
Depuis de nombreuses années, les États-Unis travaillent en collaboration avec des pays de l’Afrique subsaharienne en vue de stocker, d’enlever et de détruire dans de bonnes conditions de sécurité les matières potentiellement dangereuses qui risqueraient d’être transformées en armes par des acteurs non étatiques. 

Destruction d’armes illégales au Tchad

Les quatre pays qui se trouvent dans le bassin du lac Tchad font partie de ceux qui sont les plus sujets aux conflits en Afrique. Presque par défaut, le Tchad est devenu une voie de passage pour le commerce d’armes et de munitions illégales dans la région pour les terroristes, les insurgés et parfois les forces de sécurité corrompues.

Depuis 2013, le département d’État des États-Unis s’est associé au Mines Advisory Group  en vue de former les forces de sécurité tchadiennes à la sécurisation et à la gestion de leurs stocks d’armes. On leur enseigne des méthodes pour détruire correctement les armes et les munitions excédentaires et obsolètes ainsi que la manière de gérer les armes en état de fonctionnement.

Le département d’État fournit également des fonds au Mines Advisory Group pour construire et rénover des installations tchadiennes de stockage d’armes afin de les sécuriser et de les protéger des cambriolages.

À ce jour, le Mines Advisory Group a :
  • aidé les forces de sécurité tchadiennes à détruire 650 armes légères et de petit calibre ;
  • construit ou rénové 99 armureries ;
  • formé 150 membres des forces de sécurité à la gestion des armes.
 
Collectivement, ces activités préviennent les détournements illicites et empêchent la circulation des armes sur le marché noir.

Des armes saisies entre les mains de rescapés de l'UFR par l'armée tchadienne. © Alwihda Info
Des armes saisies entre les mains de rescapés de l'UFR par l'armée tchadienne. © Alwihda Info
Suppression de la menace nucléaire au Nigeria 

Pendant près de 15 ans, les laboratoires de l’université Ahmadu Bello de l’État de Kaduna (Nigeria) ont utilisé un kilo d’uranium de qualité militaire   pour alimenter son réacteur source de neutrons miniature pour réaliser des expériences scientifiques. Cela faisait du campus une cible potentielle d’attentats par le groupe Boko Haram, qui a prêté allégeance à Daech en Afrique de l’Ouest, ou par d’autres acteurs non étatiques de la région qui auraient pu utiliser l’uranium pour construire des bombes radiologiques ou le vendre à une tierce partie sur le marché noir. 

En octobre 2018, la National Nuclear Security Administration a travaillé avec huit pays pour retirer l’uranium du Nigeria et le remplacer par de l’uranium faiblement enrichi. Ce nouveau produit permet d’alimenter les mêmes recherches, mais ne peut pas être utilisé pour fabriquer des armes. 

En outre, des scientifiques nigérians ont reçu une formation sur la mesure et la caractérisation des matières nucléaires au laboratoire national de Los Alamos, au Nouveau-Mexique. Cela a aidé à sécuriser ces matières, explique Ram Venkataraman, un spécialiste du nucléaire qui a participé à la formation.

Des investissements contre les menaces

Les États-Unis investissent dans des mesures de préparation contre les menaces biologiques dans le monde entier dans le cadre de leur stratégie nationale de biodéfense.

Selon le dernier indice du terrorisme mondial *, près de 5 000 personnes ont péri aux mains de terroristes en Afrique subsaharienne sur une période d’un an. Ce rapport publié par l’Institute for Economics and Peace (IEP) révèle 1 371 incidents terroristes dans la région en 2017, soit une hausse de 5 %, et ce, malgré les améliorations mises en œuvre par 20 pays pour mieux protéger leurs citoyens.



Dans la même rubrique :
< >

Pour toute information, contactez-nous au : +(235) 63205229 ; 66304389 ; 63415139 (Bureau N'Djamena)