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TCHAD

Tchad : le président de l'Assemblée nationale poussé à la démission


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 23 Novembre 2019 modifié le 23 Novembre 2019 - 12:40



Le président de l'Assemblée nationale du Tchad, Haroun Kabadi. © DR
Le président de l'Assemblée nationale du Tchad, Haroun Kabadi. © DR
Le président de l'Assemblée nationale, Haroun Kabadi aurait été invité à démissionner de ses fonctions par le secrétariat général du Mouvement patriotique du salut (MPS), face à l'ampleur de l'affaire Bonheur Manayel, selon une source au sein de l'Assemblée nationale.

Une autre source au sein du MPS explique que le secrétaire général du parti, Mahamat Zen Bada a "effectivement" écrit un courrier adressé à Haroun Kabadi afin de lui "conseiller de présenter sa démission".

"Il motive sa demande par l'intérêt général et l'approche des élections", ajoute cette source qui précise qu'il s'agit "uniquement d'un point de vue".

Derrière cette sollicitation, certains y voient également un avis partagé par le chef de l'Etat, sans lequel une telle lettre n'aurait pas été transmise au président de l'Assemblée nationale.

Le 10 novembre dernier, le Parti pour les libertés et le développement (PLD) a également exigé -dans un communiqué- la démission de Haroun Kabadi.

Le président de l'Assemblée nationale fait face à la pression de la rue -qui appelle à sa démission- depuis la mort de Mateyan Maneyal Bonheur le 4 novembre 2019. Bonheur a été touché par des tirs de membres de services de sécurité, lors du passage du cortège du Président de l'Assemblée nationale.  

Quelques jours après l'incident, Haroun Kabadi a présenté ses condoléances et a dénoncé une "instrumentalisation" de l'affaire.

La victime qui circulait à moto a reçu deux balles dans l'abdomen. Elle a été évacuée à l'hôpital général de référence nationale dans un état critique mais a finalement succombé à ses blessures. 

La justice a ouvert une enquête quelques jours après l'incident et a annoncé l'arrestation de quatre membres de la sécurité du président de l'Assemblée nationale qui ont par la suite été libérés.

L'incident a suscité une vague d'indignation sur les réseaux sociaux, chez les défenseurs des droits de l'Homme et les hommes politiques qui ont dénoncé un énième usage inutile de la force.



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