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INTERVIEW

Tchad : le syndicat des médecins demande "la révision urgente des plans de carrière"


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 28 Juillet 2018 modifié le 28 Juillet 2018 - 08:00

Le président du Syndicat des Médecins du Tchad, Baroua Haroun a accordé une entretien à AlWihda Info dans lequel il revient sur les points de revendication. Il exige également une révision du plan de carrière des médecins.


Le président du Syndicat des Médecins du Tchad, Baroua Haroun. Alwihda Info
Le président du Syndicat des Médecins du Tchad, Baroua Haroun. Alwihda Info
Quelles sont vos revendications ?

D’abord, notre revendication est par rapport au décret 141415. On a constaté beaucoup d’irrégularités et nous demandons l’annulation pur et simple du décret dans lequel des personnes qui n’ont pas le profil ni les compétences, occupent des postes techniques importants au sein de notre ministère (les postes de délégation sanitaire, les postes au niveau technique central, la direction de la reproduction et de la vaccination, la direction des maladies transmissibles). Dans presque toutes les directions techniques, la nomination n’a pas respectée le profil et les compétences. Par rapport à cela, notre assemblée a exigé qu’à ces postes, on nomme des médecins qui ont des profils soit de spécialiste, ou de spécialiste en santé publique afin qu’ils puissent relever le niveau de santé.
 
On a lancé un préavis et des sit-in devaient se produire. Compte tenu des lois en matière de sécurité, on a demandé de surseoir. Nous, nous sommes retrouvés à notre siège pour échanger.
 
Quelle est votre stratégie ?

Notre stratégie consiste à poursuivre le dialogue mais tout en maintenant la pression. La pression c’est de faire une grève perlée sèche chaque mercredi.
 
Vous avez demandé le départ du ministre de la Santé publique ?
 
Dans un premier temps, oui, à l’unanimité parce que on pense qu’il est maitre-orchestre de tout ce qui se passe. Dans un deuxième temps, si cela ne se fait pas, de maintenir la pression en faisant des grèves sèches perlées.
 
Nous avons demandé aussi une désobéissance de nos camarades dans les délégations où se trouvent à leur tête les administrateurs sanitaires tel que N’Djamena et le Wadi-Fira. Au niveau des directions centrales des ministères, nous demandons à nos collègues d’observer une désobéissance jusqu’à ce que nous réussissions à avoir une satisfaction.
 
Nous demandons la révision des plans de carrière. Cette révision doit être urgente. Il faut que l’équivoque soit levée une fois pour toute, que personne ne se réclame de ceci ou de cela, et voir le contenu de fond en comble. En attendant, ça c’est la position de la base. Tant qu’il n’y a pas le départ du ministre, cette pression va être maintenue.