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TCHAD

Tchad : "les citoyens sont condamnés à cohabiter en partage, au lieu de se diviser"


Alwihda Info | Par Malick Mahamat Tidjani - 20 Août 2019 modifié le 19 Août 2019 - 23:09



Le président du CESC, Abdelkérim Ahmadaye Bakhit. © Alwihda Info
Le président du CESC, Abdelkérim Ahmadaye Bakhit. © Alwihda Info
Les travaux de la deuxième session ordinaire 2019 du Conseil économique, social et culturel ont pris fin ce lundi au Palais du 15 janvier à N'Djamena. Ils étaient axés sur la problématique de la cohabitation pacifique.

La session a permis aux conseillers de la République d'examiner les causes des conflits et de proposer des solutions.

Le président du CESC, Abdelkérim Ahmadaye Bakhit, a clôturé les travaux en présence du ministre secrétaire général à la Présidence de la République, Hisseine Brahim Taha.

Le président du CESC a déploré la persistance et les conséquences des conflits. Selon lui, les conseillers de la République ont eu un échange avec certains membres du gouvernement concernés par le sujet, les acteurs du développement, les responsables en charge des collectivités autonomes, les chefs traditionnels, les représentants des coordinations religieuses, la sphère politique et la société civile.

Abdelkérim Ahmadaye Bakhit a remercié tout les participants qui ont partagé leur point de vue sur les conflit sociaux qui préoccupent au plus haut sommet de l'État, au regard des conséquences désastreuses sur le vivre ensemble des tchadiens.

Il a souligné que le chef de l'Etat s'est personnellement impliqué dans la résolution des conflits intercommunautaires entre communautés rurales. Selon lui, ces maux découlent en grande partie de l'exploitation des ressources naturelles, des terres cultivables, du pâturage, de l'eau, des sites de stationnement, des changements climatiques et de la démographie humaine et animale ; ce qui crée une complexification et des interférences.

"Les citoyens sont condamnés à cohabiter en partage, au lieu de se diviser", a-t-il indiqué, appelant à ne pas laisser la place aux amalgames et à la complaisance, et à mieux s'investir dans la prévention des conflits qui est complètement occultée.