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Tchad : les rebelles passent la nuit à Pont-Bélilé


Alwihda Info | Par - Җ€BIЯ - - 2 Février 2008


Selon plusieurs témoignages contradictoires en provenance de N’Ddjamena, « Idriss Deby serait enfuit vers le Gabon » pour les uns ; « Il serait parti sans laisser de traces » pour d’autres ; « Deby se serait réfugié à la base militaire Sergent-chef Adji Kosseï » pour d’autres encore. Dans tous les foyers aussi bien à N’Djamena que dans le reste du pays, les spéculations vont bon train sur une probable voire quasi-certaine chute du régime de Deby.


Les affrontements du vendredi 1er février qui ont opposé les rebelles à l'armée gouvernementale à Massaguet se sont déroulés en deux temps. Le premier combat s'est déroulé en début de matinée et en présence de Idriss Deby qui l'a dirigé en motivant ses troupes. Après une confrontation d'environ une demi-heure, le président tchadien a pris la clef des champs pour se retrouver à N'Djamena. Dans sa fuite, Idriss Deby a été suivi par le reste des soldats de la colonne qu'il a dirigée.

La deuxième bataille de Massaguet a commencé en début d'après-midi. Les rebelles ont intercepté une autre colonne de l'armée tchadienne venant de Massakory et qui cherchait à rejoindre la capitale tchadienne. Cette colonne a été poursuivie par les rebelles jusqu'aux confins de Djermaye sans qu'elle ait pu être totalement réduite à néant par ses poursuivants. Les hommes du colonel Fizani se sont ainsi emparés sans coup férir du village de Djermaye vers 17 h (heure de N'Djamena).

Les forces du commandement militaire unifié ont établi provisoirement leur base à Djermaye. Après s'être organisés pendant environ deux heures d'horloge dans ce village distant de 30 kilomètres de la capitale tchadienne, les rebelles ont poursuivi leur déferlement guerrier jusqu'à Pont-Bélilé, une banlieue située à 10 kilomètres à la sortie nord-est de N'Djamena où ils devaient passer la nuit.

Selon plusieurs témoignages contradictoires en provenance de N'Ddjamena, « Idriss Deby aurait pris la fuite en direction du Gabon » pour les uns ; « Il serait parti sans laisser de traces » pour d'autres ; « Deby se serait réfugié à la base militaire Sergent-chef Adji Kosseï » pour d'autres encore. Dans tous les foyers aussi bien à N'Djamena que dans le reste du pays, les spéculations vont bon train sur une probable voire quasi-certaine chute du régime de Deby.

Les heures qui viennent seront édifiantes. Qui des rebelles et du pouvoir actuel aura raison sur l'autre ? Les Tchadiens ne tarderont pas à le savoir. Pour l'heure, les cœurs battent la chamade. Les populations de N'Djamena sont terrées chez elles et apeurées pour celles qui ont choisi de rester dans la capitale. Toute l'attention reste focalisée sur ce qui adviendrait de la capitale au cas où des affrontements armés s'y dérouleraient.

Kébir

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