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Tchad : un rapport pointe des "violations accentuées" des libertés fondamentales


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 14 Janvier 2018 modifié le 14 Janvier 2018 - 19:26



Tchad : un rapport pointe des "violations accentuées" des libertés fondamentales
Le Mouvement Citoyen pour la Préservation des Libertés à rendu, ce samedi 13 janvier au complexe scolaire international "Les petits génies", son rapport sur les violations des libertés fondamentales au Tchad, au cours de l'année 2017.

"Plusieurs leaders et acteurs politiques ont été privés de leur liberté ou ont fait les frais de leur lutte en 2017", selon le rapport qui évoque le cas de Mahamat-Ahmad Alhabo, coordinateur du FONAC (Front de l’Opposition Nouvelle pour l’Alternance et le Changement), intercepté le 10 avril 2017 à sa descente d’avion à l’aéroport Hassan Djamous de N’Djaména, et dépouillé de son sac à main et bien d’autres objets importants, ou encore celui de Laoukein Kourayo Mbaiheurem Médard, candidat à la présidentielle d’avril 2016. Le cas de Mahamat Abdoulkader Oumar alias Baba Ladé, détenu à la prison de Koro-Toro "sans condamnation" est également évoqué.

D'après le rapport, les violations des droits humains et la privation des libertés se sont accentuées dans les provinces où les autorités locales agissent sans le moindre respect des textes de la république en vigueur à l’exemple de Bongor, Moundou et Doba.

"Il faut noter que le Tchad aspire à être un « pays émergent » ; il est à « l’avant-garde » de la lutte anti-terroriste dans le Sahel et occupe actuellement la présidence de la Commission de l’Union Africaine. Il est plus qu’urgent que le Tchad, berceau de l’humanité, donne le bon exemple en termes de défense des droits humains pour respecter la Constitution et ses engagements au niveau international", recommande le rapport.

Le Mouvement Citoyen pour la Préservation des Libertés estime que la collaboration entre le ministère de la Justice et des Droits humains et les organisations de défense des droits de l’homme doit être renforcée dans un élan ‘’protecteur’’ pour le bien-être des populations. "Il faut restaurer l’autorité de l’Etat. Les textes (ordonnances, décrets et arrêtés) brandis le plus souvent par le gouvernement pour interdire les manifestations pourtant reconnues par la constitution et conventions ratifiées par le Tchad, sont déphasés, et doivent être adaptés au contexte de l’heure", conclut le rapport.