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AFRIQUE

Togo : L’hippopotame toujours en danger


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 24 Février 2021

Bien que faisant partie de la liste rouge des espèces menacées d’extinction de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), l’hippopotame est toujours chassé pour sa viande et ses dents en ivoire.


Togo : L’hippopotame toujours en danger
Plusieurs espèces, dont l'hippopotame ont disparu à cause du commerce illicite très dangereux pour l’équilibre de l’écosystème. Des réseaux de trafiquants font tout pour passer par les mailles grâce à la corruption, et malgré les efforts d’EAGLE-Togo qui collabore avec les autorités pour que les textes sur la protection des espèces protégées soient appliqués.
Plus de trois mille espèces animales dont l’hippopotame sont placés en cinq catégories, en fonction de leur rareté et donc, de l’urgence de leur protection. Les canines d’hippopotame sont très demandées, alimentant ainsi le braconnage en Afrique, et le trafic vers l’Asie. Un rapport du CITES indique que c’est du fait de la disparition progressive de son habitat, de sa chasse pour la viande ou encore du braconnage pour ses dents, que l’hippopotame est classé comme vulnérable, et apparait ainsi sur la liste rouge des espèces menacées. Les hippopotames sont intégralement protégés au Togo où on compte une cinquantaine.

La vallée du Mono, communément appelée la marre d’Afi compte à elle seule, plus d’une trentaine d’hippopotames, selon le rapport de l’ONG CDAC. La détention, la circulation et la vente de trophées d’hippopotames, sont punies par les articles 761 et 796 du nouveau Code pénal du Togo. L’article 796 de ce même code dispose : « Quiconque fait circuler, vend, importe, exporte ou fait transiter le animaux sauvages, vivants, des trophées sans autorisation est puni d’une peine d’emprisonnement d’un à six mois et d’une amende de cent mille à cinq cent mille francs CFA ou de l’une de ces deux peines ».

Selon certaines sources, non seulement l’hippopotame est tué pour ses canines en ivoire, mais aussi pour des pratiques religieuses car la viande d’hippopotame est exigée pour certaines cérémonies coutumières annuelles. Pourtant, la présence de la population d’hippopotames dans le fleuve Mono ou dans les lacs et marres du sud du pays favorise l’activité touristique et représente une source de revenus non négligeables pour les populations riveraines. Le trafic des espèces en voie d’extinction dont l’hippopotame provient d’abord des trafiquants qui activent les braconniers par des billets de monnaies, associé à cela, la sous-information et la pauvreté de la majorité de la population. Il faut aussi ajouter un manque d’encadrement efficace des populations sur les questions de la protection des espèces.

Les principales menaces qui pèsent sur les hippopotames sont dues au réchauffement climatique, à la chasse pour la viande et pour leurs canines et à la diminution drastique de leurs habitats. Aujourd'hui, on estime, selon l’UICN, qu'il n'y a plus que 125 000 hippopotames amphibies en Afrique. Pourtant, l’hippopotame est non seulement l’ingénieur de l’écosystème à cause de sa capacité d’étendre les prairies mais aussi joue un rôle important dans la biodiversité. En déféquant dans les rivières, il les enrichit avec du silicium, un élément indispensable à la croissance de micro-algues essentielles à l’écosystème des rivières africaines.