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AFRIQUE

Togo : le gouvernement lance le processus de privation de deux banques publiques


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 28 Septembre 2019 modifié le 28 Septembre 2019 - 09:18


Togo : le gouvernement lance le processus de privation des deux banques publiques. © RT
Togo : le gouvernement lance le processus de privation des deux banques publiques. © RT
Lomé - Les autorités togolaises se sont engagées dans un processus de privatisation des deux banques publiques, la BTCI et l’UTB.

De ce fait, elles viennent de lancer par le biais du ministère de l’économie et des finances un appel d’offres à la présélection d’investisseurs pour les privatisations de ces deux établissements financiers.

De façon concrète, il est recherché des « investisseurs stratégiques disposant de solides compétences bancaires et financières » à qui « céder les participations et/ou ouvrir la majorité du capital » des deux institutions bancaires.

« La sélection des soumissionnaires s’effectuera en deux étapes par le biais d’un processus d’appel d’offres. Les soumissionnaires sont donc invités, en premier lieu, à se pré-qualifier afin de participer aux processus d’appel d’offres finaux. Seuls les soumissionnaires pré-qualifiés pourront participer à cette deuxième étape », détaille le document du ministère de l’économie et des finances.

Les candidats pourront se procurer le dossier de pré-qualification disponible dès le 30 septembre 2019. Quant aux candidatures proprement dites, elles sont reçues jusqu’au 22 novembre 2019.

La BTCI et l’UTB, avec des totaux bilan respectivement de 198 milliards de FCFA et de 281 milliards, au 31 décembre 2018, disposent de larges réseaux dans le pays. Elles proposent à leur clientèle respective (particuliers et entreprises) des produits et services adaptés et attractifs, leur permettant de compter parmi les banques togolaises de référence avec une large clientèle et des fonds de commerce prestigieux.

En 2017, tandis que la première dégageait un bénéfice avoisinant les 20 milliards de FCFA, l’UTB avait touché le fond avec une perte équivalente. Leur privatisation, approuvée par le parlement en novembre 2018, entre en ligne avec les recommandations des partenaires, le FMI notamment, en vue de préserver la stabilité financière du pays.