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POINT DE VUE

(Tribune) Le Tchad, mère de la jeunesse


Alwihda Info | Par Hadje Mahamat Moussa Kach - 3 Mai 2021


Mon beau pays le Tchad, pays de Toumaï, a vu le jour de son indépendance le 11 août 1960. Ce jour fut accueilli comme un heureux événement par toute la population. Pourtant, ce jour-là, nombre de familles ne pouvaient s’empêcher de penser aux êtres chers qu’elles avaient perdus, à ceux qui étaient tombés dans le combat libérateur ou qui avaient été forcés, par la répression.

Du colonialisme, notre pays a hérité de la misère, l’ignorance, la guerre, le chômage et j’en passe. Il n’est pas possible de mesurer le progrès que nous avons accompli depuis sans tenir compte de notre point de départ. Le chemin que nous avons parcouru était d’autant plus difficile qu’il était parsemé d’obstacles et d’embûches. L’analphabétisme et la malnutrition étaient répandus dans une population qui aspirait à la connaissance ; les problèmes de la jeunesse et des politiciens faisaient des ravages ; la misère bouchait toute perspective de bonheur. L’affluence des revenus pétroliers depuis lors n’a pas permis au gouvernement de planifier l’avenir avec assurance. Elle n’a pas eu des résultats palpables permettant de répondre favorablement aux aspirations populaires car tout est à la main de la France qui continue de nous coloniser.

Mon pays a fait face à beaucoup de violences mais est toujours sorti victorieux sur la scène nationale et internationale, notamment en sauvant ses voisins. Le Maréchal Idriss Deby était au centre de tout ce déroulement. Il n’a jamais cessé de défendre sa patrie. Combien de jeunes ont perdu la vie ? Combien de veuves et orphelins ont perdu l'espoir car leurs parents ne sont plus ? Combien de mères souffrent de la disparition brutale de leurs jeunes fils?  Notre Héros a ensuite perdu la vie sur le champ de bataille.

Chers frères et sœurs, avec tout le respect que je vous dois, soyons conscients, soyons humbles et pensons à ce qui s'est passé de 1960 jusqu’à nos jours. La souffrance suit nos pas car nous sommes piétinés par des hommes sans foi ni loi, nous poussant à déstabiliser notre pays. Que la voix de la jeunesse soit prise en considération dans un bref délai.

"Tout sera beau un jour, peut-être pas aujourd'hui ni demain mai surement un jour. La patience paye toujours", Aghiles Bylka. Notre génération aspire à construire un monde où prévaudra la paix et non la guerre, l’amour et non la haine.