ANALYSE

Un Lac-Tchad qui disparaîtra…


Alwihda Info | Par - 13 Mars 2012


Eu égard de l’importance qu’attachent les autorités tchadiennes, sensibles à notre environnement saint, et verdoyant, les hôtes, participants, à cette journée et le média, se sont rendus sur le site de Uura en présence du Premier Ministre Emmanuel Nadingar . Au cours de cette incursion verte, 600 plantes ont été plantées, pour donner un sens à la muraille verte, initiative du gouvernement Tchadien.


N’Djamena capitale du Tchad a abrité du 03 au 04 mars 2012 la journée Africaine de l’environnement 10e édition. Journée, lancée sous les auspices des hautes autorités du pays, a vu la participation des étudiants, élèves et surtout la représentation des ONU et UA à savoir la présence du Gabonnais Jean Ping président de la commission de l’union Africaine, du Directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l’environnement, de la commissaire de la commission de l’union Africaine pour l’environnement ainsi que celle des membres du gouvernement . Il faut souligner l’omniprésence du Ministre de l’environnement Bechir Okormi organisateur en Chef. Après le lancement officiel, une conférence de presse s’est tenue à l’hôtel Kempinski, avait pour but d’imprégner les journalistes de la Catastrophe environnementale qui sonne le flash des efforts déjà fait pour la sauvegarde du Lac-Tchad.
« La problématique du tarissement du lac-Tchad a fait et fait l’objet des débats à toutes les conférences internationales » a dit Jean Ping. Le Ministre Bechir Okormi, annonce pour sa part qu’une catastrophe s’annonce et nécessite de sensibilisation afin de sauver le lac en voie de disparition. « Le Lac-Tchad notre patrimoine et avenir commun pour sa sauvegarde, a besoin de la synergie de toute l’Afrique voire la communauté internationale car cela y va l’intérêt de l’humanité pour contrebalancer le réchauffement climatique qui envahit notre planète », a dit le Ministre de l’environnement.
Eu égard de l’importance qu’attachent les autorités tchadiennes, sensibles à notre environnement saint, et verdoyant, les hôtes, participants, à cette journée et le média, se sont rendus sur le site de Uura en présence du Premier Ministre Emmanuel Nadingar . Au cours de cette incursion verte, 600 plantes ont été plantées, pour donner un sens à la muraille verte, initiative du gouvernement Tchadien.
Au lendemain du lancement Officiel, la délégation se rend sur le lac pour constater, toucher du doigt la réalité du tarissement et du rétrécissement du lac. C’est en scrutant le lac de plus près que l’on finit par découvrir la réalité. A bord des hors bords, l’on a parcouru la vaste étendue du lac avec trêve sur des îles comme Bedon, un village où vivent des éleveurs et des bœufs Kouri, une espèce blanche à grosses cornes qui va aussi disparaître si rien n’est fait pour sauver le Lac. Après Celle-ci, on a atterri à Sianka, une île qui existe il y a 14 ans avec 800 habitants pratiquant l’élevage et l’agriculture comme activités économiques. Cap sur Kinassérom, les plus grand nombre de la population vit de la pêche, l’agriculture, l’élevage et le commence avec les pays limitrophes comme le Cameroun, le Niger et le Nigeria. Il y a 45 ans que cette île existe, elle dispose d’une infrastructure scolaire et sanitaire qui manque des personnels qualifiés et même des médicaments qui ont été confiés par le représentant du Sultan Mr Abakar Adoum doubami.
Cette visite sur le lac, nous a permis de constater le rétrécissement réel de celui-ci. Le Lac-Tchad Jadis était considéré comme le plus poissonneux des lacs mais aujourd’hui, son assèchement semble réduire sa superficie. Que des larmes. On constate un lac, a perte de vue, en voire disparition.
Au-delà de cette visite, on reste impuissant et suivre les discours applaudis pendant les multiples conférences internationales, l’on a droit de se poser la question sur l’applicative de tous les documents, accords sur la sauvegarde du lac-Tchad. Naguère le Tchad a lancé la balise de détresse mas aucune volonté manifeste de ceux qui s’intéresse à la question. On n’exagère pas de dire que le coût total des toutes les conférences tenues jusqu’à lors pourrait sauver le Lac. L’union Africaine avec ses multiples organisations sens-régionales peine à solutionner le sempiternel problème du lac-Tchad. On nous dira qu’il n’y a pas des moyens et qu’il faut appeler à l’aide internationale. Quand l’Afrique se réveillera-t-elle de son sommeil ? Les maux auxquels se confronte l’Afrique sont socio-politiques. Qu’on arrête de nous endormir « au » Lac. En attendant que les autres se réveillent, le Tchad doit se lancer d’une manière unilatérale pour sauver le Lac. Idriss Deby l’a peut être compris et c‘est pourquoi il est parti plaider le sort du Lac auprès de la communauté internationale à Marseille.
               Weye Adamou  - Alwihda actualités

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