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AFRIQUE

2019 au Togo : consolidation de la démocratie, poursuite des réformes et amélioration des conditions de vie


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 3 Février 2020 modifié le 3 Février 2020 - 16:14


2019 au Togo : consolidation de la démocratie, poursuite des réformes et amélioration des conditions de vie. Illustration. © DR
2019 au Togo : consolidation de la démocratie, poursuite des réformes et amélioration des conditions de vie. Illustration. © DR
I/ Un Togo toujours ouvert à l’international
Les grands voyages du chef de l’Etat à l’étranger

Dans cette rétrospective de l’actualité, nous vous rappelons les visites effectuées par le chef de l’Etat, SEM Faure GNASSINGBE au cours de l’année 2019. La plupart de ces voyages s’inscrivaient dans le cadre du renforcement des relations de coopération et de promotion du Plan national du développement (PND). Le numéro 1 Togolais a également honoré de sa présence plusieurs rencontres internationales au cours desquelles il a exposé sa vision pour le développement du Togo et a réaffirmé son attachement à la paix et à lutte contre les menaces terroristes à travers le monde. 

Le premier voyage de l’année 2019, le Président de la République l’a effectué aux Emirats arabes unis (EAU) du 11 au 13 mars 2019. Cette visite présidentielle était destinée à promouvoir le Plan national de développement (PND, 2018-2022) auprès des investisseurs de ce pays du Moyen orient et à s’inspirer de leur modèle de développement. Grâce au leadership qu’on lui connait, le Président Faure GNASSINGBE a su convaincre ses partenaires émiratis qui ont accepté s’engager au côté du Togo dans la mise en œuvre du PND. Cet engagement s’est matérialisé par la signature d’un accord de subvention et d’un mémorandum d’entente avec la délégation togolaise. L’accord de subvention signé avec le Fonds Khalifa pour le développement des entreprises permet au Togo d’engranger près de 8 milliards de FCFA au profit de ses PME/PMI. Ce financement servira à développer les activités des PME/PMI et à créer de l’emploi pour les jeunes. Quant au mémorandum d’entente, il est relatif au financement et à la construction de 4 centrales photovoltaïques d’une capacité de 30 MW chacune par le groupe émirati AMEA power. Le chef de l’Etat durant son séjour a visité le Khalifa Industrial Zone (Kizad) et le Marché mondial d’Abou Dhabi. En se rendant sur ces deux sites qui font la renommée des émirats sur le plan international, le numéro 1 togolais voulait s’en inspirer pour faire du Togo, un hub logistique et un centre d’affaires de premier plan dans la sous-région, conformément à l’axe 1 du PND. Notons par ailleurs que dans le cadre de son séjour à Abou Dhabi, le chef de l’Etat a eu plusieurs entretiens avec des personnalités de haut rang du Royaume. Il a notamment échangé avec le Prince héritier des EAU, Son Altesse le Cheikh Mohamed bin Zayed Al Nahyan, le vice-président du Groupe Al Dhara, Khadim Al Darei et le directeur général du Fonds d’Abou Dhabi, Mohamed Saïf Al Suwaidi.

Le 15 mars 2019, Faure GNASSINGBE s’est rendu à Kinshasa, la capitale de la République Démocratique du Congo (RDC) pour une visite de courtoisie à son homologue congolais Félix TSHISEKEDI.  Il s’agissait de la toute première visite en RDC pour le chef de l’Etat après l’élection en décembre 2018 de Félix TSHISEKEDI à la magistrature suprême. Dans une déclaration faite à la presse à l’issue de la rencontre, Faure GNASSINGBE a indiqué que le renforcement de la coopération bilatérale entre leurs deux pays a été au menu des discussions. Le président togolais a également confié qu’il était venu pour féliciter de vive voix le nouveau président congolais pour son élection à la tête du pays. « Je suis venu ici parce que j’ai beaucoup regretté de n’avoir pas pu être présent lors de la prestation de serment du président TSHISEKEDI et je m’étais promis que je reviendrai le saluer et le féliciter », a affirmé Faure GNASSINGBE précisant que son déplacement visait à souhaiter une bonne chance à son homologue ainsi qu’au peuple congolais. « Je lui ai souhaité une très bonne chance ainsi qu’au peuple congolais, j’ai dit toute la confiance que j’ai en lui et dans le peuple congolais et que ce pays va avancer et ira de l’avant », a ajouté le numéro 1 togolais. Rappelons que Félix TSHISEKEDI avait succédé à Joseph KABILA.

Après sa visite en RDC, le chef de l’Etat, va retourner dans la région Australe de l’Afrique cette fois-ci à Kigali au Rwanda pour participer du 25 au 26 mars 2019 à l’Africa CEO Forum. Cette 7ème édition, qui a vu la participation de près de 2000 personnes a été placée sous le thème : « Faire de l’économie africaine une réalité ». Le Président Faure GNASSINGBE a saisi cette opportunité pour faire la promotion du Plan National de Développement (PND 2018 - 2022) et vanter ses mérites devant les participants venus des milieux économiques et politiques du monde entier ceci à travers une session dénommée « Invest in Togo ». Il a également eu des entretiens avec des responsables de la Société financière internationale (SFI) et de l’Africa Finance Corporation, qui ont tous déclaré leur intérêt pour le PND. Autre soutien inattendu, celui de l’opérateur panafricain de fibre optique Liquid Telecom qui a publiquement manifesté son intention d’investir au Togo. La délégation togolaise à ce forum a également profité de cette vitrine pour lancer quelques initiatives axées principalement sur le numérique. La première, BLOC, est un fond d’impact lancé en partenariat avec Bamboo Capital Partners, et Moeda Seeds Bank. Il vise à mobiliser 100 millions d’euros pour financer exclusivement les entreprises qui utilisent les nouvelles technologies. La seconde initiative est la création d’un Cyber Defense Africa, une joint-venture avec le polonais Asseco, destiné à sécuriser le cyber espace togolais et attirer d’autres investisseurs. Avant de quitter Kigali, le Président de la République a visité le site « Tomorrow’s Rural Home » en français « le foyer rural de demain », un site installé à Bugesera au sud de Kigali par la société britannique BBOXX, un des partenaires du gouvernement togolais dans la mise en œuvre du projet CIZO. 

De Kigali, Faure GNASSINGBE va se rendre à Johannesburg en Afrique du sud le 27 mars 2019 pour une visite d’amitié et de travail sur invitation de son homologue et ami, le Président Cyril RAMAPHOSA.  L’objectif de cette visite, outre l’investissement et la promotion du PND, était de renforcer les relations bilatérales entre les deux pays. Au cours de leurs entrevues, les deux leaders ont évoqué des sujets portant sur la coopération bilatérale et les défis actuels auxquels le continent doit faire face. Au plan bilatéral, plusieurs questions d’intérêt commun ont été abordées notamment dans les domaines diplomatiques et économiques. Sur le plan continental, les deux chefs d’Etat ont procédé à un échange de vue sur les principaux défis liés à la paix, à la sécurité et au développement. En marge de sa rencontre avec le dirigeant sud-africain Faure GNASSINGBE et la délégation qui l’accompagnait ont rencontré plusieurs grands patrons et CEO des multinationales sud-africaines qui souhaitent investir au Togo. Les investisseurs et opérateurs économiques sud-africains ont réitéré au chef de l’Etat à l’issue des échanges, leur engagement à accompagner le Togo dans sa politique de développement notamment dans les secteurs de l’agriculture, des transports, de la logistique, des technologies et du tourisme.

Le 2 avril 2019, le Président de la République assistait à la cérémonie de prestation de serment du Président réélu du Sénégal, Macky SALL. Une vingtaine de chef d’Etats et de gouvernements africains ont également pris part à cette cérémonie qui s’est déroulée au Centre des expositions de Diamniadio de la capitale sénégalaise en présence d’une foule d’environ 4000 personnes. A cette occasion, Faure GNASSINGBE a exprimé ses chaleureuses félicitations et celles du peuple togolais à son homologue réélu à la magistrature suprême de son pays le 24 février 2019. Le Togo et le Sénégal entretiennent d'excellentes relations d’amitié et de coopération, et les deux chef d’Etats se consultent régulièrement sur des sujets d’ordre bilatéral, sous-régional et continental. Notons qu’en marge de la cérémonie, le chef de l’Etat a eu des tête-à-tête avec plusieurs de ses homologues dont notamment, Félix TSHISEKEDI de la RDC, Dénis SASSOU NGUESSO du Congo-Brazzaville et bien évidemment avec Macky SALL, l’hôte de l’évènement.

Quelques jours plus tard, soit le 29 avril 2019, le Président de la République a été reçu par le pape François au Vatican. Cette visite du numéro Un Togolais au Saint siège intervenait au lendemain de la célébration du 59ème anniversaire de l’indépendance du Togo. Les deux hautes personnalités ont abordé plusieurs sujets lors de l’audience après un recueillement, dans une ambiance cordiale empreinte de piété et d’admiration mutuelle. Les sujets de discussion ont trait à la situation socio-politique au Togo et aux questions de paix et de sécurité dans la sous-région ouest africaine. Sur la situation politique au Togo, les deux personnalités ont fait le tour d’horizon des derniers développements de l’actualité sociopolitique du pays notamment les élections législatives du 20 décembre 2018. Au plan sous-régional, les deux hommes d’Etat se sont penchés sur les questions de paix et de sécurité, en référence notamment aux attaques terroristes et aux menaces sécuritaires. Le Saint Père a souligné, dans ce contexte, la contribution de l’Église dans la construction des nations et le rôle des institutions catholiques dans l’éducation à la culture de la paix en vue d’un monde de justice et de paix pour tous. Le Pape François a salué l’engagement du chef de l’Etat à renforcer le processus démocratique et le dialogue au Togo et l’a encouragé à promouvoir la paix et la stabilité dans la sous-région et sur le continent.

 

Le 7 mai 2019, il s’est rendu à Libreville au Gabon à l’invitation de son homologue gabonais, Ali BONGO. Ce déplacement du Président Togolais à Libreville s'inscrivait dans le cadre du renforcement des liens d’amitié et de coopération entre le Togo et le Gabon. Les deux hommes ont évoqué les dossiers d’intérêt commun bilatéraux, continentaux et les grandes questions internationales. Il a notamment été question de l’insécurité grandissante dans certaines régions d’Afrique où sévissent des groupes extrémistes. Pour faire face à cette situation qui gangrène les efforts de développement, le Président Faure GNASSINGBE a appelé au renforcement de la coopération sécuritaire inter-régionale. Le chef de l’Etat a également partagé, avec son homologue gabonais, les ambitions de son pays contenues dans le PND. Il a réitéré, à cet effet, son engament à renforcer la coopération économique entre les deux pays. A noter que Faure GNASSINGBE était le premier dirigeant africain à effectuer une visite officielle au Gabon depuis le retour du Président Ali BONGO dans son pays après plusieurs mois passés à l’étranger pour raison de santé.

Après Libreville, le chef de l’Etat a assisté le 25 mai 2019 au Loftus Versfeld stadium de Pretoria en Afrique du Sud à la cérémonie d’investiture du Président Cyril RAMAPHOSA réélu après la victoire de son parti, l’ANC (Congrès National Africain) aux élections législatives du 8 mai 2019. Plusieurs autres dirigeants africains étaient présents à cette cérémonie placée sous les thèmes de la démocratie, du renouveau et de la croissance économique. Le Président Cyril RAMAPHOSA a, à cet effet, exprimé sa volonté à œuvrer davantage avec ses pairs pour la concrétisation de l’Agenda 2063 de l’Union africaine (UA). Faure GNASSINGBE a saisi l’occasion et a félicité son homologue Sud-africain pour son élection et son engagement à contribuer au développer de son pays et à renforcer la coopération au plan bilatéral, sous-régional et continental.

Le 4 juin 2019, Faure GNASSINGBE était à Londres où il a participé en tant qu’invité d’honneur à la 5ème édition de l’Annual Debate 2019, un rendez-vous économique organisé par Invest Africa. Devant un auditoire composé de représentants de multinationales, de sociétés d’investissement, d’institutions internationales de financement du développement, et de plusieurs organisations, le n°1 togolais a exposé sa nouvelle vision d’une transformation structurelle de l’économie togolaise contenue dans le Plan national de développement (PND). Plusieurs sujets liés au développement des infrastructures aux efforts en faveur de la réduction de la pauvreté ont été évoqués. Face aux investisseurs, le Président Togolais a insisté sur les multiples atouts dont dispose le Togo et présenté les opportunités d’investissement ainsi que les mesures incitatives pour rassurer le secteur privé britannique. Le 6 juin toujours à Londres, à l’occasion du « Togo-UK Investissement Summit » qui a réuni des personnalités économiques, Faure GNASSINGBE a de nouveau invité les investisseurs à venir s’implanter au Togo.  Rappelons qu’en marge de sa participation à l’Annual Debate, le Président de la République a conféré avec diverses personnalités telles que la ministre britannique chargée des affaires africaines, Harriett Baldwin et le PDG de l’entreprise koweïtienne Agiltiy, Goeffroy White. Ce dernier a annoncé au chef de l’Etat son intention d’implanter au Togo sa société spécialisée dans la logistique. Un mémorandum d’entente a été signé entre les deux parties à cet effet. Dans ce mémorandum, la société Agility s’est engagée à construire un parc logistique à Lomé, un projet qui serait en lien avec l’axe 1 du PND qui vise à ériger le Togo en hub logistique de premier ordre dans la sous-région.

Autre déplacement important du chef de l’Etat à l’étranger en 2019, du 28 au 30 août à Yokohama au Japon où il a pris part à la 7ème Conférence internationale sur le développement de l’Afrique de Tokyo (TICAD 7). Présidée par le Premier ministre japonais, Shinzo ABE, cette rencontre organisée par le gouvernement du Japon en collaboration avec l’Union africaine et la Banque mondiale, a réunis plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement du continent. Les travaux ont porté essentiellement sur trois piliers, l’économie, la paix et la sécurité. La délégation togolaise a profité de l’opportunité de cette conférence pour promouvoir le Plan national de développement (PND 2018-2019) auprès des investisseurs japonais. Un business forum a été organisé dans ce sens autour des projets à fort impact dans plusieurs secteurs dont l'éducation, l'économie numérique et les énergies renouvelables. L’objectif était d’inciter les opérateurs économiques japonais à venir investir au Togo. Le gouvernement a également signé un protocole d’accord avec le géant de la distribution spécialisée CFAO Group et sa maison mère Toyota Tsusho Corporation. CFAO s’engage à travers cet accord à appuyer le Togo dans la dématérialisation de son administration et dans le développement des énergies renouvelables. Notons qu’en marge de la conférence, le chef de l’Etat a échangé avec le Premier ministre japonais Shinzo ABE. Ce dernier s'est félicité de la qualité des relations d’amitié et de coopération entre les deux pays, et la convergence de leurs vues sur les questions de coopération multilatérale. Il a salué la gouvernance mise en œuvre par le président togolais en faveur du développement. En retour, le numéro 1 Togolais a remercié les autorités japonaises pour leur appui constant à son pays. Il s’est dit encouragé par l’engagement manifesté par de grandes entreprises japonaises au cours du sommet à investir davantage au Togo, porte d’entrée naturelle de l’Afrique de l’ouest.

Du 24 au 27 septembre 2019, Faure GNASSINGBE a pris part à New-York aux Etats-Unis, à la 74ème Assemblée générale de l’ONU. Placée sous le thème « dynamiser les efforts multilatéraux pour l'éradication de la pauvreté, l'éducation de qualité, de l'action climatique et de l'inclusion », la session a réuni les chefs d’Etat et de gouvernements des pays membres de l’instance mondiale. Ce rendez-vous annuel des dirigeants de la planète a été une occasion pour le Président Faure GNASSINGBE de présenter les efforts et les résultats obtenus par le Togo dans divers domaines, notamment la lutte contre la pauvreté, la couverture sanitaire universelle, la stratégie nationale d'électrification, l'éducation, le volontariat ou encore les infrastructures socioéconomiques de base. En marge du débat général de l’Assemblée générale, le séjour New-Yorkais du chef de l’Etat a été marqué par de nombreuses activités. Faure GNASSINGBE a d’abord participé, en tant qu’invité d’honneur, au lancement « d’Africa Center », une plateforme de prestation digitale qui s’intéresse aux opportunités de développement sur le continent, aux côtés des personnalités comme Aliko DANGOTE, Mo Ibrahim, Bill Gates ou encore son homologue ghanéen, Nana AKUFO-ADO. Le chef de l’Etat a ensuite participé à des sessions et rencontres de haut niveau dédiées au climat, à la liberté religieuse et à la sécurité au Burkina Faso, initiées respectivement par le SG de l’ONU, Antonio GUTERRES, le président américain, Donald TRUMP et le président burkinabè, Roch Marc-Christian KABORE. Des échanges bilatéraux et rencontres se sont par ailleurs déroulés, occasion pour le leader togolais d’inviter des partenaires à investir au Togo.

Le Président de la République, a assisté le 22 octobre 2019, à l’invitation du Premier ministre japonais Shinzō ABE, à la cérémonie d’intronisation du nouvel Empereur japonais, le Prince héritier NAHURITO. Le nouveau souverain, succédant à son père AKIHITO qui avait officiellement abdiqué le 30 avril dernier, est devenu ainsi le 126ème empereur de l’archipel nippon. Le n°1 togolais a assisté à la cérémonie qui s’est déroulée au Palais Impérial de Tokyo, aux côtés de ses pairs et dignitaires de quelques 180 pays du monde. Faure GNASSINGBE a exprimé à cette occasion, ses chaleureuses félicitations et celles du peuple togolais au nouvel Empereur intronisé.

 

2019 a été également marqué par le 1er Sommet Russie-Afrique qui s’est déroulé du 23 au 24 octobre dans la ville olympique de Sotchi. Cette rencontre couplée avec un forum économique a connu la participation d’une quarantaine de dirigeants africains parmi lesquels, le Togolais Faure GNASSINGBE. Les questions de paix, de développement et de sécurité ont été au menu des discussions de ce sommet dont l’objectif principal pour les autorités russes étaient de renforcer les liens de coopération avec les pays africains. A Sotchi, le Président Faure GNASSINGBE a saisi une nouvelle fois l’opportunité pour vanter les atouts économiques du Togo. La délégation présidentielle a également organisé plusieurs rencontres avec les hommes d’affaires russes afin de les convaincre à investir au Togo à travers les projets structurants du Plan national de développement (PND). Il faut aussi rappeler qu’en marge des travaux, le chef de l’Etat togolais s’est entretenu avec le Président russe Vladimir POUTINE. Les deux hommes ont passé en revue la coopération bilatérale entre Moscou-Lomé. Le n°1 togolais a également félicité le locataire du Kremlin pour l’organisation du sommet dont l’idée avait été lancée en juillet 2018 à Johannesburg, en Afrique du Sud, à l’occasion du sommet des BRICS. Du reste, la Russie a annoncé qu’elle s’engage à effacer la dette des pays africains et à doubler les échanges commerciaux bilatéraux avec le continent pour dépasser les 40 milliards de dollars au cours des quatre à cinq prochaines années.  Les travaux ont été enfin sanctionnés par la signature d’une feuille de route qui définit le cadre de partenariat à l’horizon 2030 entre les deux parties.

Le Président de la République a pris part, le 8 novembre 2019 à Niamey au Niger, à une session extraordinaire de la CEDEAO consacrée à la crise politique et institutionnelle en Guinée Bissau. Le chef de l’Etat togolais avait œuvré, en 2018 en sa qualité de président en exercice de l’instance sous-régionale, à la mise en place effective d’institutions consensuelles et à la stabilité dans ce pays frère. Le Président Faure GNASSINGBE et ses pairs ont également planché au cours de cette rencontre sur les questions d'intégration sous-régionale. Ils ont évoqué notamment la fermeture des frontières entre le Nigeria et les pays voisins, et formulé des recommandations à ce sujet.

Le 3 décembre 2019, le Président Faure GNASSINGBE, était à Dakar au Sénégal pour une session extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) consacrée à la sécurité régionale. Les chefs d'État ont procédé à l’analyse des mécanismes de financement proposés par le Comité de haut niveau dans le cadre de la lutte contre le terrorisme dans la région. Les dirigeants de l'Union ont exprimé leurs vives préoccupations face à la récurrence des attaques terroristes au Mali, au Burkina Faso et au Niger. Le Président Faure GNASSINGBE et ses pairs se sont félicités des avancées significatives réalisées dans la mise en œuvre de la politique de l’UEMOA en matière de paix et de sécurité, et ont souligné à cet effet, la nécessité de promouvoir une approche concertée pour relever les défis sécuritaires. Les leaders de l’Union ont adopté un acte additionnel instituant un Fonds de sécurité régionale en vue de mobiliser des ressources alternatives dans la lutte contre l’insécurité. Cet engagement renouvelé a été matérialisé par une décision d’octroi d’une enveloppe de 100 millions de dollars aux trois pays membres de la ligne de front du G5 Sahel (Niger, Mali, Burkina Faso) au titre de la contribution de l’UEMOA à l’éradication de ce fléau dans la sous-région ouest africaine, conformément à l’engagement pris par l’Union pour participer à hauteur de 500 millions de dollars au financement du Plan d’action de la CEDEAO pour la lutte contre le phénomène sur le période 2020-2024.

Pour boucler ses voyages à l’étranger en 2019, Faure GNASSINGBE a participé, le 21 décembre 2019 à Abuja au Nigéria, aux travaux de la 56ème session ordinaire de la Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de la CEDEAO. Le chef de l’Etat et ses pairs ont passé en revue les différents rapports et recommandations du comité des ministres sur le fonctionnement de l'organisation ainsi que la situation économique, institutionnelle et sécuritaire de la sous-région, les politiques sectorielles. Les leaders de la sous-région se sont félicités, à cet égard, des progrès enregistrés en matière de convergence macroéconomique, de la mise en œuvre du programme d'intégration, de la libre circulation des personnes et des biens, de la monnaie unique. La Conférence a également évoqué les questions de paix et de sécurité, et exprimé sa préoccupation face à la recrudescence des attaques terroristes dans l’espace communautaire.

Le Président Faure GNASSINGBE a réaffirmé, à cette occasion, son attachement à la promotion de la paix et de la stabilité, et a plaidé pour une coopération internationale en vue de lutter efficacement contre ce fléau qui gangrène le développement socio-économique de la sous-région.

Les personnalités reçues au Togo en 2019
 
La première personnalité à fouler le sol Togolais en 2019 fut le président de la Fédération internationale de football association (FIFA), Gianni INFANTINO. Il a été reçu en audience au Palais de la présidence par le chef de l’Etat, le 9 janvier 2019. Les échanges entre Faure GNASSINGBE et le patron de l’instance du football mondial en visite de travail à Lomé dans le cadre d’une tournée sous régionale, ont porté sur la politique de développement du football, à tous les niveaux, au Togo. Au terme de sa visite, Gianni INFANTINO s’est engagé à œuvrer de concert avec les autorités Togolaises afin de développer et d’améliorer le niveau du sport roi national. « Nous avons discuté du développement du football au Togo avec le Président de la République et nous nous sommes félicités des efforts du gouvernement en la matière », a indiqué Gianni INFANTINO. Et de poursuivre : « La FIFA s’engage à apporter son soutien au gouvernement pour la promotion du football masculin et féminin, et nous allons travailler main dans la main pour améliorer la qualité de jeu, des infrastructures et des centres de formation au Togo ». Les retombées pour le football Togolais après le passage du patron de la FIFA sont importants. Il s’agit entre autres de la réhabilitation des stades d’Atakpamé, Sokodé et Kara qui sont dotés de pelouse synthétique. La mise à disposition de la FTF des fonds du Programme de développement forward de la FIFA. L’extension du siège de la Fédération togolaise de football (FTF). L’octroi d’équipements à la sélection nationale, des actions pour rehausser le niveau des compétitions nationales et la participation du Togo au projet 9 millions de ballons de la FIFA.

L’ancien Premier ministre anglais, Tony BLAIR a séjourné au Togo le 4 avril 2019, dans le cadre d’une visite de travail. Après un entretien avec le chef de l’Etat, SEM Faure GNASSINGBE, il a eu, une séance de travail avec les membres du gouvernement et les opérateurs économiques togolais sur la mise en œuvre des projets structurants du Plan national de développement (PND-2018-2022). Occasion pour le Président-Fondateur de « Tony Blair Institut (TIB) for Global Change » de réitérer au gouvernement, l’engagement de son institution d’accompagner le Togo dans sa nouvelle politique de développement. En compagnie des ministres Cina LAWSON et Zouréhatou TCHA-KONDO, Tony BLAIR s’est rendu au village de pêche de Lomé ainsi qu’au nouveau port de pêche de Lomé.  Rappelons que depuis 2 ans, Tony BLAIR conseille la présidence togolaise sur les projets de nature économique. Sa fondation s’est donnée pour mission d’aider les pays en développement à conceptualiser leur politique d’investissement. L’ancien Premier ministre britannique était à sa 5ème visite au Togo. La dernière remonte au 21 novembre 2018.

Du 24 au 26 avril 2019, le Togo a également reçu la visite de la directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique Dr Matshidiso MOETI. Au cours de son séjour en terre togolaise, elle a rencontré diverses personnalités, dont la présidente de l’Assemblée nationale, Yawa TSEGAN et le ministre de la Santé, Pr Moustapha MIJIYAWA. Les discussions ont porté sur les efforts du gouvernement togolais, pour améliorer le système de santé et le bien-être de la population. Cette visite a permis à la Botswanaise de toucher du doigt les progrès et les difficultés rencontrées par le pays dans sa quête pour l’assurance maladie universelle. Le Togo a instauré depuis plus de quatre ans une assurance maladie pour les fonctionnaires et récemment une couverture maladie en faveur des élèves du cours primaire des établissements publics. L’objectif dans les années à venir pour les autorités est d’étendre le dispositif à l’ensemble de la population. S’exprimant sur la réforme de contractualisation des hôpitaux publics, Dr MOETI s’est dite impressionnée par les résultats enregistrés en peu de temps. « Ils sont très encourageants pour l’amélioration de la gestion, de la gouvernance et de l’efficacité dans l’utilisation des ressources mises à la disposition du système de santé. Cette réforme a déjà montré son potentiel pour améliorer le bien-être de la population », a-t-elle déclaré. Elle a félicité le gouvernement pour ses actions et réitéré l’engagement de l’OMS à soutenir le pays dans la réalisation de ses objectifs en matière de santé.

Après la représentante de l’OMS, c’est le Président de la République du Niger, Mahamadou ISSOUFOU qui a effectué le 27 juin 2019 une visite de travail et d’amitié au Togo. Il a été accueilli à son arrivée à l’aéroport international GNASSINGBE Eyadema de Lomé-Tokoin, par son homologue Faure Essozimna GNASSINGBE. Les deux hommes d’Etat ont ensuite eu un tête-à-tête sur des questions de renforcement de l’axe Niamey-Lomé, des relations économiques entre leurs deux pays et de coopération. Le Togo et le Niger entretiennent faut-il le rappeler, depuis de nombreuses années, d’excellentes relations d’amitié et de coopération. En décembre 2018, le chef de l’Etat avait marqué de sa présence les festivités de la célébration du jubilé de diamant du Niger, qui s’étaient déroulées dans la ville de Zinder.

Du 11 au 14 août 2019, le Gouverneur de l’Etat du Mississippi (Etats-Unis), Phil BRYANT a séjourné au Togo. Ce déplacement à Lomé de l’officiel américain s’inscrivait dans le cadre d’une tournée africaine et de promotion du programme « Prosper Africa ». Un programme qui selon le Gouverneur va drainer les investissements américains vers l’Afrique. Le Togo sera la porte d’entrée dans la sous-région de cette initiative qui sera lancée en 2025, a-t-il fait savoir, à l’issue de l’audience que le chef de l’Etat lui a accordée. Outre les différents entretiens avec l’exécutif togolais, Phil BRYANT a au cours de son séjour visité les installations de l’Institut de formation en alternance pour le développement (IFAD) en Aquaculture d’Elavagnon dans l’Est-Mono, il est également allé au port de Lomé, principal poumon de l’économique Togolaise, et au poste de contrôle juxtaposé de Noépé-Akanu à la frontière Togo. Avant de quitter Lomé, le Gouverneur a confié être satisfait des progrès réalisés par le Togo sur le plan économique. Il se dit confiant pour l’avenir du pays au regard des infrastructures réalisées pour soutenir la croissance.

La nouvelle directrice des opérations de la Banque Mondiale pour le Bénin, la Côte d’Ivoire, la Guinée et le Togo, Coralie GEVERS a été reçue le 7 octobre 2019 en audience par le chef de l’Etat, Faure GNASSINGBE. Les échanges entre les deux personnalités avaient essentiellement porté sur le partenariat entre le Togo et l’institution financière internationale notamment son accompagnement dans la mise en œuvre des réformes économiques et des projets de développement en cours d’exécution dans le pays. Des réflexions sur les perspectives de partenariat entre le groupe de la Banque Mondiale et la vision de développement du Togo déclinée dans le Plan National de Développement (PND 2018-2022) ont été également menées. « Nous avons discuté également des directions futures, et de notre engagement à l’appui de la stratégie de développement du pays ». En plus de cet engagement, il est à rappeler que l’institution de Bretton Woods avait déjà indiqué être disposée à aligner son Cadre de Partenariat avec le Togo (2019-2021), sur le PND.  La Directrice des opérations de la Banque Mondiale s’est également félicitée des réformes engagées par le gouvernement dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires et la présence du pays sur la liste restreinte des vingt économies les plus réformatrices du monde.

Le Président de la République SEM Faure Essozimna GNASSINGBE s’est entretenu le 14 novembre 2019 au Palais de la Présidence avec l’homme d’affaires chinois Jack MA, fondateur d’Alibaba, célèbre entreprise de commerce en ligne. La visite au Togo de Jack MA s’inscrit dans le cadre d’une invitation que lui avait adressée le chef de l’Etat lorsque les deux hommes se sont rencontrés en 2018, en marge du forum économique sino-togolais à Hangzou en Chine. Les échanges ont tourné autour de la politique d’investissement au Togo notamment dans les domaines du commerce électronique, des PME, de l’éducation et de l’entrepreneuriat des jeunes. « Nous avons discuté de ce que nous pouvons faire ensemble de façon concrète. Nous avons défini les opportunités, et pensons revenir dans un bref délai. Nous sommes en mesure de travailler avec les entreprises togolaises sur les moyens de paiement électronique pour pouvoir autonomiser les PME et les jeunes afin qu’ils puissent lutter pour l’avenir », a déclaré Jack MA après l’audience. Le milliardaire chinois a témoigné sa gratitude au Président Faure GNASSINGBE pour l’accueil chaleureux qui lui a été réservé et pour l’organisation réussie des discussions à bâtons-rompus qu’il a eues dans l’après-midi de jeudi avec les jeunes entrepreneurs togolais et de l’Afrique francophone à Lomé. Le chef de l’Etat s’est félicité de l’intérêt que la Fondation Ali baba porte au Togo et sa contribution à la consolidation des relations économiques sino-togolaises.

Le Président Sud-africain Cyril RAMAPHOSA a effectué du 5 au 6 décembre 2019 une visite d’amitié et de travail au Togo. Ce déplacement du leader de la nation Arc-en-ciel était placé sous le signe du renforcement et de la promotion de la coopération entre Lomé et Pretoria. A la suite des visites au Palais de Lomé, au CEOMP et au Port de Lomé, au cours desquelles les potentialités et les atouts de ces infrastructures ont été exposées au leader sud-africain, une séance de travail a réuni les délégations de haut niveau des deux pays au Palais de la Présidence. Le Plan national de développement et ses projets phares ont été présentés et a suscité d’ailleurs un fort intérêt et de riches échanges. A l’issue de la séance du travail, les deux pays ont signé un Accord-cadre de coopération en matière économique et de sécurité. Le président Cyril RAMAPHOSA s’est dit « heureux d’avoir effectué ce déplacement » et « séduit par les potentialités du Port de Lomé », « un modèle et atout » qui faciliteront davantage les échanges commerciaux entre les deux pays. Le chef de l’Etat a été invité par son homologue à une prochaine visite de travail et d’amitié en Afrique du Sud. Un forum économique Togo-Afrique du Sud à Johannesburg a également été annoncé.

Enfin, la Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), Louise MUSHIKIWABO était en visite au Togo du 16 au 17 décembre 2019. A la tête d’une délégation, elle a été reçue en audience par le chef de l’Etat, SEM Faure GNASSINGBE. La coopération qui lie le Togo à l’OIF ainsi que les différents programmes de la Francophonie ont été au cœur des échanges entre les deux personnalités.  « J’ai eu l’honneur d’échanger avec le Président de la République. Le Togo est un pays clé dans cette région, surtout qu’il abrite le bureau régional, le plus ancien de l’OIF. J’ai fait l’état des lieux de notre organisation au chef de l’Etat. La Francophonie a une collaboration exemplaire avec le Togo que ce soit dans le domaine de l’éducation, de la langue française ou du numérique », a déclaré Louise MUSHIKIWABO à l’issue de l’audience. La Secrétaire générale de l’OIF a également évoqué avec le chef de l’Etat la situation politique du pays avec notamment les préparatifs pour l’élection présidentielle de 2020. Le Togo et la Francophonie entretiennent des relations de coopération agissante. Dix ans après la création de l’organisation, Lomé a eu le privilège d’abriter sa toute première unité décentralisée : la BRAO (Bureau régional Afrique de l’ouest de la Francophonie). Le pays demeure le foyer de rayonnement de l’OIF dans la sous-région, et bénéficie de son accompagnement aussi bien sur le plan social, politique, culturel qu’économique. Notons que cette visite au Togo était la toute première pour Louise MUSHIKIWABO, depuis son élection à la tête de l’OIF en octobre 2018, suivie de sa prise de fonction en janvier 2019.

C/ Les évènements internationaux organisés par le Togo en 2018
Réunion de l’Association des médiateurs des Etats membres de l’UEMOA


L’assemblée générale extraordinaire de l’Association des médiateurs des Etats membres de l’UEMOA (AMP-UEMOA) s’est tenue du 26 au 27 février 2019 à Lomé. Cette rencontre qui a réuni les Médiateurs de la République venus de sept pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) dont le Togo a débouché sur la validation du plan d’action biennal proposé par le nouveau président de l’Association et le projet de charte de l’institution du Médiateur de la République dans l’espace UEMOA. Durant les travaux, les observations et amendements proposés suite à la relecture des statuts et règlement intérieur ont été également étudiés et adoptés de même que le statut de l’Association des Médiateurs membres de l’UEMOA. Pour le vice-président de l’Association et médiateur de la République du Bénin, Joseph GNONLONFOUN, l’Assemblée extraordinaire de Lomé était une occasion pour examiner la feuille de route du nouveau bureau afin qu’il puisse accomplir efficacement sa mission au cours de son mandat de deux ans. La réunion a également permis de définir des moyens devant permettre une meilleure coordination de leurs actions. Rappelons que les médiateurs de la République ont pour rôle d’aider les citoyens à régler tout conflit les opposants à l’administration publique, le but étant de parvenir à une conciliation ou une résolution à l’amiable. Par ailleurs, ils peuvent intervenir dans une crise politique mais à condition d’y être conviés ou sollicités par le gouvernement. L’institution du médiateur en République togolaise est consacrée par la Constitution du 14 octobre 1992 en son article 154 et c’est Awa NANA-DABOYA qui joue le rôle de médiateur depuis 2015.

Lancement du Plan national de développement (PND)

Le Plan national de développement (PND) a été officiellement lancé le 4 mars 2019 à Lomé par le Président de la République, SEM Faure GNASSINGBE. C’était au cours d’une cérémonie à laquelle ont pris par des membres du gouvernement, des présidents des institutions ainsi que d’éminentes personnalités telles que le Directeur général du FIDA et ancien Premier ministre du Togo, Gilbert HOUNGBO, le Directeur Général d’Ecobank, Ade AYEYEMI, les économistes Samuel MATHEY et Patrick SEVAISTRE ou encore l’ancien Premier ministre béninois Lionel ZINSOU qui étaient tous des invités de marque à ce lancement. Dans son discours de circonstance, le Président de la République a une nouvelle fois manifesté l'engagement de son gouvernement à mettre tout en œuvre pour l'atteinte des objectifs du PND qui couvre la période 2018-2022. Pour le numéros 1 togolais, l'enjeu du PND est de préserver les avancées enregistrées et d’en consolider les bases pour progresser davantage et, dans le même temps, mettre l’accent sur la redistribution des richesses entre toutes les filles et tous les fils du pays. Le PND porte de grandes ambitions, a tenu à souligner le Président de la République. Ce programme, a-t-il insisté, n'est pas juste un plan de plus. « Ce n’est pas non plus un outil de théoriciens qui seraient les seuls à pouvoir en parler. Non. Le PND est formulé dans une démarche inclusive et cohérente, dont la trame demeure la recherche de meilleures conditions de vie pour nos populations », a martelé Faure GNASSINGBE. La nouvelle feuille de route qui a été lancée succède à la Stratégie de Croissance Accélérée et de Promotion de l'Emploi (SCAPE). Elle s’articule autour de 3 axes principaux. Le 1er axe, vise à ériger le Togo comme un hub logistique d’excellence et un centre d’affaires de premier ordre dans la sous-région. Le 2ème axe ambitionne de développer des pôles de transformation agricole, manufacturiers et d’industries extractives. Avec le 3ème axe de cette stratégie de développement, Lomé entend consolider le développement social et renforcer les mécanismes d’inclusion. A terme, le PND vise à transformer structurellement l'économie togolaise et l'amener vers une croissance plus forte, durable, résiliente, inclusive, créatrice d'emplois décents et induisant l'amélioration du bien-être social. Le Togo devrait mobiliser 4622 milliards de FCFA pour sa mise en œuvre dont une part du secteur privé projetée à 65%, soit environ 3000 milliards de FCFA.

27ème session ordinaire du CIPRES à Lomé

Du 7 au 8 mars 2019, s’est tenu à Lomé, la 27ème session ordinaire du Conseil des ministres de la Conférence Interafricaine de la Prévoyance sociale (CIPRES). A l’issue des travaux, le ministre togolais de la fonction publique, du travail, de la réforme administrative et de la protection sociale, Gilbert BAWARA a été porté par ses pairs à la tête de l’organisation. Il succède à   Samba SY, ministre Sénégalais du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les Institutions. Le nouveau président du CIPRES espère compter sur le soutien de ses collègues pour réaliser les ambitions fixées en vue d’une meilleure prise en charge des préoccupations des institutions de prévoyance sociale à l’échelle des pays membres. Le ministre BAWARA a souhaité que les efforts consentis puissent avoir des impacts positifs sur la prise en charge des besoins des acteurs du monde du travail en matière de protection sociale. Il faut dire que cette session du Conseil des ministres fait suite au 1er forum international organisé le 7 mars à Lomé par le CIPRES. Un forum axé sur la problématique de « l’accès des populations aux services de santé et aux soins essentiels de bonne qualité et à moindres coûts ». Rappelons que la CIPRES a été créée en septembre 1993 à Abidjan en Côte d’ivoire. L’organisation fait la promotion de la prévoyance au sein des Etats membres et apporte une assistance à chaque pays. Lomé, la capitale togolaise abrite le siège de la CIPRES depuis février 2016.

1er Forum économique Togo-UE

Le gouvernement Togolais a organisé du 13 au 14 juin 2019 à Lomé, le 1er Forum économique Togo-UE. Axé sur le Plan national de développement (PND), ce rendez-vous a permis aux investisseurs nationaux et ceux des 28 Etats de l’Union Européenne de découvrir les opportunités et atouts du Togo. La rencontre a aussi permis d’inaugurer une nouvelle ère dans les relations entre le Togo et l’Union européenne. Pendant deux jours, des membres du gouvernement togolais ont, lors des panels, abordé et décliné les ambitions du Togo d’ici 2022 et les axes et projets prioritaires du PND. Au-delà des atouts unanimement reconnus par les différents consultants, experts, universitaires ou encore les financiers, le Togo doit poursuivre les efforts allant d’une gestion plus dynamique des entreprises publiques à la mise en œuvre rapide des décisions prises, ont-ils recommandé. En dressant le bilan des retombées de cette rencontre pour le Togo, le Premier ministre Komi Sélom KLASSOU a annoncé la validation de 141 projets bancables retenus sur 400 présentés dont le montant global s’élève à 1,3 milliards d’euros, soit 852 milliards de FCFA. Autres retombées significatives, le lancement de la chambre de commerce européenne au Togo, la signature du mémorandum d’accord entre la Chambre de commerce et d’industrie du Togo et la chambre de commerce et d'industrie de l’Union européenne. Ces deux initiatives visent à booster les échanges commerciaux entre le Togo et les pays de l’UE. L’ambition du Togo, a rappelé aux investisseurs Komi Selom KLASSOU, est de devenir dans un avenir proche, un pays Emergent résolument tourné vers la modernité, disposant d'une base solide pour développer une économie apte à la compétition internationale et capable de promouvoir le développement humain durable avec à la clé, la création de 500 000 emplois et une croissance de 6,7%. Comme un coup d’essai, ce fut un coup de maître pour le Président de la République Faure GNASSINGBE et son gouvernement qui ont tenu le pari d’organiser un tel évènement premier du genre en Afrique de l’Ouest. Tous les participants au sortir de la rencontre ont félicité le Togo pour la parfaite organisation de l’évènement.

16ème Foire Internationale de Lomé

La 16ème Foire Internationale de Lomé (FIL) a eu lieu du 22 novembre au 9 décembre 2019 sur le site du Centre togolais des expositions et foire (CETEF) de Lomé sous le thème de la promotion du e-commerce. Le bilan de l'édition 2019 de ce carrefour économique et des échanges est dans son ensemble « satisfaisant » et les chiffres enregistrés sont « largement au-dessus de ceux connus l'année passée », ont indiqué les premiers responsables du CETEF. Au Total, 308 725 visiteurs ont été enregistrés, soit la plus forte fréquentation jamais enregistrée depuis sa création, loin devant les 271 000 de l’édition précédente. La journée du dimanche 8 décembre a particulièrement battu le record d’affluence, avec un pic de plus de 65 000 visiteurs. 995 exposants (venus du Togo, de la sous-région, d’Asie et d’Europe) ont été recensés, là aussi plus que l’an dernier (975). Le nombre d’exposants étrangers a également connu une hausse de 25%. Pour le Directeur de la FIL, Kueku Banka JOHNSON, « le bilan est satisfaisant au regard des indicateurs qui caractérisent une foire ». A noter que les 18 jours d’activités ont été marqués par des sessions spéciales dédiées à des sociétés, administrations, partenaires. Près de 300 rencontres B2B se sont tenues et une soixantaine d’exposants ont conclu des contrats d’affaires, selon les données fournies par le comité d’organisation. Pour rappel, la Foire Internationale de Lomé est un cadre idéal de promotion des produits et services, de contacts d’affaires, d’échanges, et de recherches de partenaires commerciaux. Elle est organisée depuis 1985, et demeure l’un des plus grands rendez-vous économiques de l’Afrique en général, et de la sous-région ouest africaine en particulier.

Réunion du Conseil international des bois tropicaux

La capitale togolaise a accueilli du 2 au 6 décembre 2019 la 55ème session du Conseil international des bois tropicaux (CIBT). L’organisation de cet évènement au Togo avait été décidée en 2017 lors de la 53ème session du CIBT tenue à Lima au Pérou. La session a permis aux membres du Conseil, qui représente le plus haut organe exécutif de l’Organisation internationale des bois tropicaux (OIBT), d’échanger sur l’expansion et la diversification du commerce international des bois tropicaux. D’autres sujets importants comme la situation actuelle du commerce intra-africain, la gestion durable des aires forestières protégées sur le continent, la conservation de la biodiversité ou encore l’adaptation face au changement climatique ont été également évoqués par les participants venus des cinq continents. Tout en reconnaissant l’OIBT comme une organisation forestière leader dans le monde, le Premier ministre KLASSOU a plaidé auprès des partenaires pour que les projets et avant-projets portés par le Togo puissent être soutenus financièrement par l’organisation. Ce qui contribuera a-t-il dit à l’atteinte de l’objectif du Plan National de Développement (PND) relatif à la préservation, la restauration et l’exploitation durable des écosystèmes. Le directeur exécutif de l’OIBT, Gérhard DIETERLIE et le président de l’OIBT, Leigh VETTER ont exprimé leur reconnaissance aux autorités togolaises pour les facilités offertes pour l’organisation de la réunion. Ils ont aussi relevé les efforts du Togo dans la reconstitution de son couvert végétal, qui méritent d’être soutenus. Un cadeau symbolique au chef de l’Etat a été remis au Premier Ministre KLASSOU par le Directeur exécutif, signe de la gratitude de l’OIBT à la nation togolaise.

15ème réunion des ministres du Conseil de l’Entente

Lomé a abrité le 5 décembre 2019, la 15ème réunion ordinaire du Conseil des ministres du Conseil de l’Entente. Les travaux ont été présidés par le Prof, Robert DUSSEY ministre des affaires étrangères, de l’intégration africaine et des Togolais de l’extérieur, et Président du Conseil. Parmi les nombreuses décisions prises au cours des travaux, on note l’adoption par le Conseil, du budget-programme pour l’exercice 2020-2022.  En effet, l’institution sous régionale a adopté, dans le cadre du budget-programme, le Document de Programmation Pluriannuelle des Dépenses (DPPD 2020-2022) du Conseil de l’Entente d’un montant de plus de 84 milliards de francs CFA et le Projet Annuel de Performance (PAP) d’un montant de plus de 26 milliards de francs CFA. Le Prof DUSSEY et ses collègues ont encouragé le secrétariat exécutif à accélérer la mobilisation des ressources nécessaires au financement des activités prévues dans ce budget-programme. Rappelons que le Conseil de l’Entente est une organisation sous régionale regroupant cinq pays, le Togo, le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et le Niger. L’institution est actuellement présidée par le Président togolais, Faure GNASSINGBE.

II/ Renforcement de la démocratie et de la bonne gouvernance

Les réformes politiques
Réformes constitutionnelles et institutionnelles


L’année 2019 aura été marquée au Togo par l’adoption des réformes constitutionnelles et institutionnelles telles que préconisées par la feuille de route de la CEDEAO en juillet 2018. Après leur prise de fonction le 2 avril 2019, les députés de la 6ème législature ont voté le 8 mai 2019 à l’unanimité, le projet de loi du gouvernement portant révision de la Constitution. La nouvelle loi fondamentale consacre désormais la limitation du mandat du président de la République à cinq ans renouvelable une fois et le scrutin uninominal majoritaire à deux (2) tours pour l’élection présidentielle. D’autre part, les mandats des députés et des membres de la Cour constitutionnelle ont été limités. Les Représentants du peuple sont désormais élus pour un mandat de six (06) ans renouvelable deux fois. Les membres de la Cour constitutionnelle, au nombre de neuf, quant à eux, sont désignés par le président de la République, l’Assemblée nationale, le sénat, les avocats et les universitaires, pour également un mandat de six (6) ans renouvelable une fois.  Notons que dans la perspective de l’élection présidentielle de février 2020, les députés ont adopté le 23 décembre 2019, la loi organique sur la recomposition de la Cour constitutionnelle. Dans la foulée, 7 des 9 membres devant composés la Cour ont prêté serment et Abdou ASSOUMA a été reconduit dans ses fonctions de président de la haute juridiction par le chef de l’Etat.

Réforme du code électoral

Le Parlement a adopté le 5 novembre 2019, les nouvelles dispositions du code électoral qui autorisent les Togolais de l’extérieur à participer aux consultations électorales organisées au plan national. Les nouvelles modifications précisent le type d'élections auxquelles les Togolais de l'extérieur peuvent prendre part, le nombre d'électeurs potentiels minimum pour l'ouverture d'une Commission électorale d'ambassade indépendante (CEAI), la particularité de la composition des démembrements de la CENI à l'extérieur, les pièces à fournir pour se faire inscrire sur la liste électorale et se faire délivrer une carte d'électeur, les conditions de campagne électorale dans un pays étranger et celles sur l'intervention sur les médias d'Etat tout en résident à l'étranger, et enfin l'exigence de résidence dans le pays de vote avant de siéger pour le compte d'un parti politique dans un dénombrement de la CENI à l'extérieur. Grâce à cette réforme, 348 Togolais de la diaspora ont obtenu dans la perspective de l’élection présidentielle de 2020, leur carte d’électeur au cours du recensement électoral organisé du 29 novembre au 2 décembre 2019 dans 6 Ambassades du Togo (Nigéria, Gabon, RDC, France, Etats-Unis, Pays-Bas).

Elections locales

Pour le renforcement de la démocratie à la base, les autorités ont organisé pour la 1ère fois depuis 30 ans les élections municipales. 1527 conseillers municipaux ont été élus dans 117 communes à l’issue des scrutins qui ont eu lieu le 30 juin et le 15 août 2019. Au décompte final, c’est le parti au pouvoir, UNIR qui est le grand vainqueur de ces élections avec un total de 920 conseillers municipaux. Suivent l’ANC (136) ; la C14 (130) et l’UFC (44). Les autres sièges, sont partagés entre d’autres formations politiques et des listes de candidats indépendants. Ces conseillers municipaux qui sont élus pour un mandat de six ans ont remplacé les délégations spéciales avec pour mission de développer les différentes communes du pays. Toujours en relation avec la décentralisation, rappelons que les députés ont aussi adopté le 13 novembre 2019, le projet de loi relatif à la création du District autonome du Grand Lomé. Cette loi va permettre à l’Etat de conserver son influence sur la gestion de la ville de Lomé et de ses banlieues. Le District disposera d’un conseil de 53 conseillers membres, dont 26 élus locaux, et 27 personnalités nommées par le Président de la République y compris le Gouverneur qui sera à sa tête. Il regroupera les préfectures d’Agoè-Nyivé et du Golfe ainsi que les treize (13) communes de ces deux préfectures.

Le processus de réconciliation nationale
Les mesures de grâce présidentielle


L’année a bien commencé pour plusieurs détenus des prisons civiles de Lomé et de l’intérieur du pays. En effet, le 8 janvier 2019, le chef de l’Etat a décidé de gracier 454 détenus de droit commun incarcérés dans les prisons civiles du Togo. Ce geste salutaire du Président Faure GNASSINGBE visait à désengorger les prisons et à réduire la population carcérale. Après les détenus de droit commun, c’est autour de 44 manifestants de l’opposition de recouvrer leur liberté le 30 janvier 2019 également à la faveur d’une grâce présidentielle. Ces personnes étaient poursuivies pour des faits délictueux ou criminels commis à l'occasion des manifestations de la Coalition des 14 partis de l'opposition. La décision prise par le chef de l’Etat, s’inscrivait dans le cadre de la poursuite des mesures d’apaisement du climat politique faisant suite aux évènements du 19 août 2017. Enfin, le 16 octobre 2019, l’activiste politique, Foly SATCHIVI a été libéré sur ordre du Président de la République qui lui a accordé la grâce présidentielle après sa condamnation en appel pour trouble à l’ordre public.

Les activités du HCRRUN

Le Haut-Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN), a poursuivi en 2019, ses activités d’indemnisation des victimes des violences à caractère politique, ceci dans le cadre du processus de réconciliation nationale. Le 11 août 2019, l’institution dirigée par Awa NANA-DABOYA, a achevé la 2ème phase du volet d’indemnisation des victimes. Et le 29 août 2019, le HCRUUN a présenté à la presse le bilan des deux phases d’indemnisation réalisées sur la période de 2017 à 2019. Selon Awa NANA-DABOYA, les ressources totales mobilisées se chiffrent à 7 milliards de FCFA.  Les dépenses quant à elles, s’élèvent à 6 472 404 614 de FCFA dont 5 688 900 000 de FCFA de dépenses de fonctionnement financières pour 7 660 victimes et 783 504 614 de FCFA de dépenses de fonctionnement et de prise en charge psycho-médicale, dégageant un solde créditeur de 527 595 386 FCFA, a indiqué l’institution. S’agissant de la prise en charge médicale et psychologique assurée par l’ONG Aimes-Afrique, le taux de satisfaction est de 99,2%. Soit au total, 5 131 victimes prises en charge lors des deux phases de réparation. Après le succès des deux premières phases, le HCRRUN a lancé le 16 novembre 2019 dans la préfecture de l’Ogou, la phase des réparations communautaires et collectives des victimes des violences à caractère politique au Togo. Au total, une quarantaine de communautés et collectivités recensées sur toute l’étendue du territoire vont bénéficier de ce volet de réparations. Cette phase sera exécutée grâce au fonds spécial pour l’indemnisation des victimes mis à la disposition du HCRUUN par l’Etat et estimé à 5 milliards de FCFA.

Les mesures en faveur de la bonne gouvernance

La Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA) a lancé le 8 février 2019, son plan d’action stratégique 2019-2023. Au cours de cette période, les principaux axes autour desquels s’articuleront les activités à mener sont entre autres liés à l’élaboration d’une stratégie nationale de lutte contre la corruption, et la mise à jour du cadre juridique et institutionnel. Un numéro vert, « 8277 », a par ailleurs été mis en place pour recevoir toutes les plaintes et les dénonciations relatives à des faits de corruption. Le Parlement a également adopté le 30 décembre 2019, le projet de loi fixant les conditions de déclaration des biens et avoirs des hautes personnalités, des hauts fonctionnaires et autres agents publics professionnellement exposés à des risques de corruption et d’infractions assimilées. Le texte vise à renforcer davantage l’arsenal législatif et réglementaire du Togo dans sa lutte contre la corruption et la promotion de la bonne gouvernance. Ainsi, outre les personnes déjà indiquées, sont également concernés par l’obligation de déclaration, les membres des bureaux des partis politiques ou encore les responsables d’organes de presse. Ils sont notamment tenus de déclarer les biens et avoirs supérieurs à 200 000 de FCFA, les revenus annuels bruts, les autres sources de revenus, à l’étranger ou sur le territoire, et ceux du conjoint. Une peine allant de 1 à 3 ans de prison, assortie ou non à une amende comprise entre 500 000 et 5 millions de FCFA, est prévue pour tout contrevenant en cas d’omission ou de dissimulation.

III/ Economie

L’économie togolaise s’est bien portée en 2019. En cause, des réformes engagées et de multiples actions mues par un changement de paradigme dans la stratégie de développement qui est la transformation structurelle de l’économie. Dès le 04 mars 2019, le Président de la République a procédé au lancement du Plan National de Développement (PND), doté d’une enveloppe de 4622 milliards de francs CFA.

Prévu pour la période 2018-2022, ce plan doit être financé par le secteur privé à hauteur de 65 %. L’impact permettrait à la croissance de s’accélérer à partir de 2019 pour s’établir à 7,6 % en 2022, soit une moyenne de 6,6%. Le PIB par habitant sera augmenté de 9,7 % et porté à 670 dollars. Le pourcentage de la population vivant au-dessous du seuil de pauvreté à 44,6 %, contre 53 % actuellement. Déjà l’année 2019 a débuté au Togo par l’optimisme d’un climat des affaires amélioré. De nombreuses réformes ont été entreprises, grâce auxquelles le pays a gagné 19 points dans le classement « Doing Business » 2019 [le pays occupe le 137e rang sur 190 pays, alors qu’il était 156e en 2018].

Au centre des défis de l’année 2019, il y avait le paiement de la dette intérieure. Sur instruction du chef de l’État, le gouvernement n’a pas lésiné sur les efforts. Ainsi, à la fin du mois de mars, la dette extérieure ne s’élevait qu’à 70,3 %, et devrait baisser à 70% du PIB (en dessous de la norme UEMOA) à la fin 2019, a indiqué le FMI. De même, toute la dette intérieure commerciale, de près de 150 milliards de F CFA avait été aussi soldée. Au début du premier trimestre de l’année, aucune entreprise n’enregistrait d’arriérés ou d’impayés de l’exercice 2018. Cela a permis de consolider l’activité économique et surtout de renforcer le secteur privé très stratégique dans la mise en œuvre du PND.

Pour le chef de l’État, il s’agit d’accélérer la croissance par tous les moyens aussi bien par une diplomatie offensive, un assainissement des finances publiques mais aussi une politique volontariste. Il faut mettre en avant la position de hub logistique en Afrique de l’Ouest qu’à le Togo. Ainsi, le 25 mars 2019, le chef de l’Etat et son gouvernement était à l’Africa CEO Forum de Kigali. Deux investissements étaient au cœur de ce rendez-vous. Il s’agit en premier de la création d’un centre de cyber sécurité. L’État sera assisté du groupe polonais Asseco, l’un des leaders européens du secteur. Le second investissement porte sur la participation de l’État à un fonds géré par la société Bamboo Capital Partners dédié à des projets reposant sur la technologie du block Chain.

De nombreux efforts qui ont permis la première évaluation du pays par l’agence de notation américaine, S&P Global Ratings. Le Togo a eu la note de B/B (spéculatif), avec perspective stable. « Nous tablons sur le fait que la croissance économique va rester résiliente au cours des années à venir, grâce aux réformes économiques et à des investissements réalisés dans des infrastructures clés », ont écrit les auteurs du rapport. Dans le même temps, la gouvernance économique est aussi saluée par une amélioration de sa notation souveraine (BBB–) par l’agence Bloomfield. Fort de ces projections, le Togo a conclu deux importantes conventions avec l’Africa Finance Corporation (AFC) et la Banque asiatique pour les investissements dans les infrastructures (BAII), créée par la Chine. 800 millions de dollars sont attendus.

Autre fait majeur pour l’économie togolaise, l’organisation à Lomé mi-juin du Forum économique Togo-Union européenne (UE). 600 personnes environ à savoir Chefs d’entreprises, de grands dirigeants européens et africains étaient à Lomé. A l’issue des deux jours d’échanges et de mise en valeur du potentiel togolais, 852 milliards FCFA de promesses obtenues auprès des investisseurs. Un montant cumulé des financements que nécessiteront les 141 projets bancables validés sur les 400 présentés lors du forum. Bien avant ce forum, le Plan National de Développement (PND 2018-2022) était également au cœur de la cinquième édition du “Annual Debate 2019” à Londres.

Lomé passionne, séduit, intéresse et cristallise les ambitions d’investissement. C’est alors qu’en novembre, le groupe malgache Axian et le fonds d’investissement panafricain Emerging Capital Partners (ECP) deviennent ensemble l’actionnaire majoritaire de l’opérateur historique togolais, TOGOCOM, en acquérant 51 % du capital. Une révolution est annoncée du point de vue économique et surtout des Telecom au Togo. Avant cette acquisition, Aliko DANGOTE, l’homme le plus riche d’Afrique avait déjà sorti le chéquier pour l’extraction du phosphate togolais et pour la production d’engrais. Dans la même journée, son groupe a annoncé l’implantation à Lomé d’une usine de production de ciment dont la mise en service est prévue avant la fin de l’année 2020.

Mais l’événement le plus important en économie au Togo est le bon spectaculaire réalisé par le pays dans le classement « Doing Business 2020 ». Un saut de 40 places a été fait contre 19 points l’année dernière faisant du Togo le pays le plus réformateur en Afrique et l’un des trois meilleurs réformateurs au monde.  Plusieurs mesures ont été prises pour faciliter la création de sociétés, pour rendre moins coûteux l’obtention d’un permis de construire, pour accélérer le raccordement au réseau électrique, pour simplifier l’enregistrement d’un titre de propriété et pour obtenir plus aisément un crédit bancaire. Pour la deuxième année consécutive, le Togo apparaît dans le top 10 des économies les plus réformatrices de la planète. Si seulement 9 économies africaines ont pu se classer parmi les 100 premières, il n’en demeure pas moins que le Togo a réalisé un exploit.

IV/ Social

 En 2019, le gouvernement a poursuivi les actions en faveur de l’amélioration des conditions de vie des populations ceci à travers les différents programmes qu’il a initié avec le soutien de ses partenaires techniques en développement. Retour sur certaines de ces actions menées par les pouvoirs publics dans le secteur du social.

Extension du programme des transferts monétaires

Le chef de l’Etat a procédé le 23 avril 2019 à Timbou (600 Km au nord de Lomé), au lancement de la phase d'extension du programme des transferts monétaires en faveur des ménages. L’opération, une sous-composante du projet « Filets sociaux et services de base (FSB) », dont la phase opérationnelle a commencé depuis décembre 2018, est cofinancée par la Banque mondiale et l’Etat togolais. Ainsi, 61.000 ménages issus de 685 villages les plus pauvres des cinq régions du pays vont bénéficier d'une somme de 15.000 de FCFA par trimestre et ce, pendant les deux (2) ans que durera la première phase de ce programme. Ces fonds qui seront virés sur les comptes mobiles money des bénéficiaires, sont destinés à les soutenir dans leurs besoins d'alimentation, de santé, d'éducation et d'épargne pour la mise en place d'une activité génératrice de revenu. Selon les responsables de l'Agence nationale d'appui au développement à la base (ANADEB), structure chargée de la gestion du projet, il s'agit d'un programme qui vise à soutenir les ménages pauvres en faisant accroître leurs revenus de consommation et augmenter leur capacité de résilience. Du côté des pouvoirs publics, on affirme que le projet s’inscrit dans la droite ligne de l’axe 3 du Programme national de développement (PND) 2018-2023 dont l’objectif est d’améliorer les conditions de vie des populations à travers le renforcement des mécanismes d’inclusion social. 

Lancement des restaurants communautaires en faveur des personnes vulnérables

Le gouvernement, à travers l’Agence nationale du développement à la base (ANADEB) a lancé le 25 décembre 2019, le projet des restaurants communautaires en faveur des personnes vulnérables. L’initiative, entièrement financée par le Programme d’appui au populations vulnérables (PAPV), consiste à la fourniture de repas chauds aux personnes démunies en situation de vulnérabilité. L’objectif étant d’améliorer l’état nutritionnel des populations ciblées. Pour sa phase pilote officiellement lancée le jour de Noël, 1500 personnes des cantons de Sagbado, Amoutiévé et Adéticopé ont été retenues. Les bénéficiaires, dont 90% sont des femmes, veuves sans revenus, personnes handicapées, âgées ou atteintes d’une maladie chronique, ont été dotés de cartes pour faciliter leur reconnaissance. « C’est le fruit d’une analyse conduite de concert avec les populations elles-mêmes autour des différents mécanismes de filets sociaux tels que la distribution des vivre, les bons alimentaires, les transferts monétaires pouvant combattre cette carence », a expliqué la directrice de l’ANADEB, Mazalo KATANGA. Les résultats de cette phase expérimentale qui devraient s’étendre sur au moins 20 semaines, permettront d’envisager une extension progressive du projet à d’autres localités sur le territoire.

Bilan du PUDC en 2019

Le Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC) affiche des résultats très convaincants dans tous ses axes d’intervention au cours de l’année 2019. A l’actif de ce plan phare du mandat social du chef de l’Etat, 406 km de pistes rurales réhabilitées, 208 salles de classes construites, 44 bureaux magasins et 19 blocs administratifs implantés, 52 laboratoires et 101 blocs latrines, 16 formations sanitaires réhabilitées ou étendues et 20 incinérateurs construits. A cela s’ajoute la construction de 03 marchés préfectoraux, le déploiement tout récemment de 05 cliniques mobiles et 05 ambulances, l’approvisionnement en eau potable de 135 000 habitants de milieux ruraux et semi-urbains ou encore la création de 2737 emplois directs. D’autres acquis de taille accompagnent toutes ces réalisations destinées à améliorer significativement les conditions de vie des populations vivant dans des zones peu ou mal desservies. Ainsi, des études techniques de faisabilité pour le développement de 12 zones d’aménagement agricole planifiées (ZAAP) ont été réalisées. Tout comme l’implantation de 649 forages et la réhabilitation de 1255 km d’autres pistes rurales. Rappelons que le PUDC est financé par le Togo avec l’appui du Japon, et mis en œuvre par le PNUD. Il entend réduire les inégalités sociales, consolider les progrès réalisés par le Togo dans sa lutte contre l’exclusion sociale et, surtout, corriger le déséquilibre entre les différentes régions en matière d’infrastructures.

Le programme FNFI

Mis en place en 2014 par le chef de l’Etat, avec pour mission d’offrir des services inclusifs aux citoyens exclus du système financier et économique national, le Fonds national de finance inclusive (FNFI) a officiellement passé le cap du million de bénéficiaires. A fin décembre 2019, ils étaient plus d’un million, auxquels ont été accordés un montant total de crédits d’environ 87 milliards de FCFA, le tout pour un taux de remboursement moyen de 93%. Selon les responsables du Fonds, l’année 2019, projetée comme une « année de maturité et de projection », aura tenu ses promesses. Ainsi, 35 812 nouveaux bénéficiaires ont été enregistrés et 32 087 autres ont été renouvelés. Autre preuve de l’intérêt suscité, des bénéficiaires de mécanismes connexes comme le PNPER ont été aussi enregistrés parmi les bénéficiaires. Également, deux nouveaux produits destinés au renforcement de l’inclusion financière ont été lancés, le Produit d’Accompagnement à la formalisation et le Produit de refinancement direct auprès des partenaires de services financiers. Pour le Secrétariat d’Etat à l’inclusion, organe de tutelle du FNFI, ces résultats positifs engrangés ont contribué à renforcer le niveau d’inclusion financière au Togo (50% à 74% de 2014 à 2019) et à populariser le modèle togolais auprès de plusieurs pays sur le continent.

School Assur, plus de 1250 000 prises en charges effectuées

Deux ans après son lancement (2017-2019), le programme présidentiel de protection sociale en milieu scolaire, School Assur a passé le cap des 1 250 000 prises en charges. Au 10 novembre 2019, ce sont exactement 1 257 777 prises en charges qui ont été réalisées sur toute l’étendue du territoire national, selon la dernière mise à jour effectuée par la cellule de coordination. De façon concrète, les consultations (498 093) et les prestations pharmaceutiques (575 316) concentrent la majeure partie de ces prises en charges. Le reste se répartit entre les analyses (140 324), les hospitalisations (6 061) et les interventions chirurgicales (37 983). Selon le Secrétariat d’Etat à l’inclusion qui assure la mise en œuvre de ce programme dédié aux élèves des établissements publics, ces données montrent l’impact croissant que gagne School Assur dans tout le pays.  Le Programme School Assur, est l’un des projets phares du mandat social du chef de l’Etat SEM Faure GNASSINGBE, en faveur du monde éducatif. Il permet aux élèves de bénéficier gratuitement d’une couverture d’assurance maladie et contribue à maintenir et à accroître le taux de scolarisation à l’échelle nationale.

Les cantines scolaires

En chiffres, le programme des cantines scolaires a couvert les 5 régions économiques du Togo et touché 314 écoles répartis dans 22 préfectures. Pour l’année scolaire 2018-2019, il a pris en compte 92 000 écoliers. Il a permis de fournir 31 millions de repas chauds aux jeunes écoliers togolais. En ce qui concerne son impact, on note qu’il a fait baisser le taux d’abandon scolaire qui est de 0,8% dans les écoles à cantines contre 1,5% dans celles qui n’en bénéficient pas. Il a également favorisé l’augmentation des effectifs scolaires dans les établissements bénéficiaires. Cette augmentation est de 10,3% dans les écoles bénéficiaires contre 0,6% dans les écoles non bénéficiaires. Les cantines scolaires ont mobilisé un montant total de 1.262.145.990 de FCFA dont 689.848.170 de FCFA venant de l’Etat togolais. Notons que le programme des cantines scolaires est une composante du projet des Filets sociaux et services de base (FSB). Ce programme vise à lutter contre la déperdition scolaire, à augmenter le taux de fréquentation et de réussite scolaire, à assurer gratuitement au moins un repas par jour aux enfants du préscolaire et du primaire surtout pour les plus démunis. Il est financé par le gouvernement togolais, la Banque Mondiale et le Programme Alimentaire Mondiale (PAM).

Le bilan des actions au ministère du développement à la base

L’action du ministère du développement à la base au cours de l’année 2019 s’est axée sur l’amélioration du cadre et des conditions de vie des communautés à la base, la promotion de l’artisanat, la promotion de la jeunesse et de l’emploi des jeunes.  Les principaux résultats de 2019 : Renforcement des capacités de 1 566 membres de groupements et financement de 690 Groupements d’intérêt économique ; Alphabétisation de 1420 membres de groupements porteurs de PTFM ; Extension du programme des transferts monétaires lancé par le Chef de l’Etat à 45 700 ménages ; La création de 821 entreprises artisanales ont été créées engendrant 2469 emplois dans le secteur ; L’organisation de la première édition du Marché International de l’Artisanat du Togo (MIATO) avec 100 000 visiteurs, 534 exposants, provenant de 8 pays ; 411 artisans et leurs ayant- droit bénéficient d’une couverture d’assurance maladie ; 8 500 VN ont été mobilisés sur des missions de développement ; Plus de 5 milliards FCFA de crédits alloués aux jeunes entrepreneurs ; Environ 16500 emplois durables engendrés par les microentreprises ;  120 024 emplois temporaires créés au profit des personnes vulnérables ; 200 000 jeunes ont bénéficié des activités socioéducatives au cours de l’année. Par ailleurs, le taux moyen d’exécution de la lettre de mission du ministère pour le compte de l’année 2019 est de 100% contre 94% en 2018. Le taux d’exécution financière en termes de décaissement se situe quant à lui à 79,47% à fin novembre 2019.

V/ Autres domaines de l’action gouvernementale

Dans ce chapitre, nous vous faisons revivre, les actions entreprises par le gouvernement dans des secteurs spécifiques tels que les infrastructures, l’énergie, l’économie numérique, l’agriculture, la santé… Et qui contribuent à l’amélioration des conditions de vie des populations au cours de l’année 2019.

Infrastructures

Le Togo a fait un bond quantitatif et qualitatif en terme de construction d’infrastructures en 2019. Le gouvernement n’a pas lésiné sur les moyens, conscient du fait qu’elles participent au développement socioéconomique du pays ainsi qu’à l’amélioration des conditions de vie des populations. Dans presque tous les secteurs d’activité, de nouvelles infrastructures ont été réalisées ou réhabilitées en lien avec la politique des grands travaux entrepris depuis quelques années par le gouvernement sous l’impulsion du chef de l’Etat.

Parmi celles-ci, on retient le nouveau complexe administratif des services de Lomé, réceptionné par le Président de la République le 24 avril 2019. La construction de ce complexe vise à améliorer les conditions et l’environnement de travail des agents de l’Etat. Il abrite trois départements ministériels que sont la Santé, l’Agriculture et l’Enseignement primaire et secondaire, et comprend 327 bureaux ainsi que 27 salles de réunions modernes. Le coût de la réalisation de cet ouvrage, qui s’inscrit dans le cadre des relations d'amitié et de coopération sino-togolaise, est estimé à plus de 18 milliards de francs CFA.

Le même jour, Faure GNASSINGBE a inauguré le nouveau port de pêche de Lomé, fruit de la coopération entre le Togo et le Japon. D’un coût total d’environ 20 milliards de FCFA, le nouveau port de pêche de Lomé a une capacité d’accueil de 300 à 400 pirogues. Il est doté d’infrastructures modernes de débarquement, de conservation et de vente des produits de la pêche. Ce nouveau port de pêche va jouer un rôle important en termes de création d’emplois et constitue également un centre de petits commerces pour tous les acteurs du secteur de la pêche.

Le 15 mai 2019 à Togblékopé, le Premier ministre, Komi KLASSOU a inauguré deux ponts sur la rivière Zio. Les deux ouvrages, longs de 61 mètres, sont le fruit d’un partenariat entre le gouvernement et la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD). Leur réalisation s’inscrit dans le cadre du projet de dédoublement de la Nationale n°1, entrepris par le gouvernement. Elle aura nécessité au total 18 mois de travaux et coûté plus de 3 milliards de FCFA.

On retiendra également qu’au mois de juin 2019, au total, 19 infrastructures ont été mises à la disposition de 16 communautés, le tout pour un montant de 2,3 milliards FCFA. La région Maritime a été la plus pourvue, avec 7 ouvrages, suivie de la Kara (6). Les Plateaux ont vu la remise officielle de 4 infrastructures et la Centrale, 2. Selon l’Agence nationale d’appui au développement à la base (ANADEB), les nouveaux ouvrages vont impacter directement le quotidien de plus de 350 000 personnes dans 9 préfectures. Les infrastructures, dont l’inauguration a mobilisé le Président de la République, le Premier Ministre, des membres du gouvernement et des partenaires au développement, se composent de bâtiments scolaires, de laboratoires de santé, de centres médico-sociaux, de maisons de la femme, ou encore d’aménagements dans des marchés préfectoraux ou cantonaux. Sur les 19 infrastructures, 10 ont été réalisés via le PAPV, 8 sur financement du PUDC, et le dernier sur fonds spéciaux.

Autre fait marquant dans ce secteur, l’ouverture à la circulation le 28 novembre 2019 des deux ponts construits sur les rivières Koumongou et Kara. C’était au cours d’une cérémonie présidée par le chef de l’Etat. Les travaux, inscrits dans le projet de réhabilitation de la Nationale n°17, une des composantes stratégiques du corridor logistique du Togo, avaient été lancés en avril 2017 et ont coûté 20 milliards de FCFA, financé par l’agence de coopération japonaise (JICA). Les deux ouvrages, longs de 160 et 120 mètres vont désormais contribuer à l’amélioration de la qualité des infrastructures de transport reliant le Port de Lomé aux pays de l’hinterland, grâce à la réduction du temps de parcours et des risques. Ils vont surtout favoriser le désenclavement des populations de la région naguère confrontée à des difficultés lors de la crue des rivières.

Enfin, notons que la ministre des infrastructures et des transports Zouréhatou KASSAH-TRAORE, a réceptionné le 23 décembre 2019, les travaux définitifs de modernisation de l’Aéroport international de Lomé. Fruits de la coopération sino-togolaise, (financés par la China Exim Bank et exécutés par des entreprises chinoises), les travaux ont porté sur le renforcement de la piste et des taxiways, l’extension de la nouvelle aérogare, l’installation des deux passerelles, et la construction d’un parking avion. Ainsi, la nouvelle aérogare dispose désormais d'une superficie de 25 000 mètres carrés, avec cinq passerelles, ce qui devrait augmenter de manière significative la fréquence de décollage et d'atterrissage des vols sur la plateforme aéroportuaire de Lomé.

Energie

L’accès à l’électricité pour tous d’ici à 2030 est l’un des objectifs que se sont fixés les autorités Togolaises dans le secteur de l’énergie, ceci à travers la stratégie nationale d’électrification lancé en juin 2018. Ainsi, dans la continuité de ce qui a été fait en 2018, le gouvernement a, en 2019, poursuivi les actions afin d’augmenter le taux de couverture en électricité du pays et partant delà réduire la dépendance énergétique du pays vis-à-vis de l’extérieur.

Au rang de ces initiatives, on peut citer la construction de la centrale thermique, Kékéli Efficient Power dont les travaux ont été lancés le 12 juin 2019 à Lomé par le Premier ministre, Komi KLASSOU. Une fois construite, cette centrale qui sera la deuxième de Lomé après Contour Global, viendra renforcer les efforts du Togo en termes de stabilité énergétique. L’infrastructure aura une puissance de 65 MW et coûtera environ 64 milliards de FCFA. Les travaux qui doivent s’achever en décembre 2020 sont financés par la BOAD et Oragroup.

Le gouvernement a aussi annoncé fin juillet, la construction d’une centrale solaire à Blitta. Un accord de concession de l’ouvrage au Groupe AMEA POWER été signé le 26 novembre 2019 à Lomé entre le gouvernement et les responsables d’AMEA POWER. Le coût des travaux est estimé à 20 milliards de FCFA, financé partiellement par le Fonds d’Abou Dhabi pour le Développement. La centrale solaire de Blitta aura une capacité de 50 MW et fournira de l’électricité à plus de 700 000 ménages et petites entreprises de cette localité.

Il faut aussi préciser que dans le cadre du renforcement de son réseau électrique, le ministre Ably-BIDAMON a procédé le 10 avril 2019, à la mise en service du poste de transformation de 330 /160/20kv de Davié, localité située à 30 Km de Lomé, dans la préfecture du Zio. La construction de ce poste de transformation vise à assurer l’interconnexion de l’Ouest vers l’Est, des réseaux électriques du Ghana, du Togo, du Bénin et du Nigéria à travers une ligne de transport électrique de 330kv ainsi que la synchronisation des fréquences du réseau dans ces quatre pays. L’ouvrage réalisé s’inscrit dans le cadre d’un projet de renforcement et de développement de l’interconnexion entre les réseaux électriques des pays membres de la CEDEAO qui ont décidé de créer le Système d’Echange d’Energie Electrique Ouest Africain.

L'un des piliers centraux de la stratégie nationale d’électrification est lié aux initiatives présidentielles notamment, le projet CIZO qui vise à terme l'électrification de plus de 2 millions de Togolais, via des kits solaires individuels photovoltaïques. Lancé au Togo en décembre 2017, le programme d’électrification rurale par kits solaires CIZO, a permis d’équiper plus de 23 000 foyers à fin juillet 2019, selon les dernières informations. Un an plus tôt, le nombre de foyers ayant bénéficié des kits via les services de l’opérateur britannique agréé BBOXX, était de 10 000. L’initiative a également, dans le même temps, permis à la Compagnie Energie Electrique Nationale (CEET) de réaliser 65 000 raccordements sociaux. En définitive, les chiffres de BBOXX associés à ceux de la CEET portent à plus de 45 % le taux d'accès à l'électricité au Togo en 2019. Pour Marc ABLY-BIDAMON, « ces résultats démontrent à suffisance que les autorités togolaises au premier rang desquelles le Chef de l’État, Faure Essozimna Gnassingbé, œuvrent nuit et jour pour l'atteinte de l'accès à Tous les Togolais à l'énergie d'ici 2030 ».

Economie numérique

Dans la lignée de l’année de 2018 qui l’aura vu effectuer de grandes réalisations et initiatives visant à impacter l’écosystème numérique et l’économie du pays, le Togo a été aussi actif en 2019. Voici en résumé, tout ce qui s’est passé dans le secteur du numérique au Togo.

Janvier

Le Portefeuille de Cina Lawson s’élargit aux « innovations technologiques »

A la faveur du remaniement ministériel et de la recomposition du gouvernement intervenu en début d’année, le « Ministère des Postes et de l’Economie Numérique » devient « Ministère des Postes, de l’Economie Numérique et des Innovations Technologiques ». Un département de plus au sein du ministère qui va désormais orienter ses actions en faveur des innovations et la promotion des hubs technologiques. Cina LAWSON est reconduite à son poste.

Renouvellement de la Licence de Togo Telecom jusqu’en 2036

Le gouvernement réuni en conseil des ministres autorise Cina LAWSON à signer l’arrêté autorisant le renouvellement de la Licence de Togo Télécom, l’opérateur public historique de téléphonie fixe. L’exploitation de la nouvelle licence va jusqu’au 31 décembre 2036.

Février

Le Togo se dote d’une Agence nationale de la Cybersécurité (ANCY)

Une quinzaine de jours après l’adoption par le Parlement de la loi sur la cybersécurité et la lutte contre la cybercriminalité, le gouvernement précise les contours de la création de l’Ancy. Un décret est adopté, portant sur ses attributions, son organisation et son fonctionnement.

Mars

Lancement d’un dispositif numérique pour assurer un accès continu à l’eau dans les milieux ruraux

Le gouvernement lance le projet SOFIE (Suivi des Ouvrages de Forage et des Indicateurs pour l’Eau). Le dispositif, basé sur la téléphonie mobile, permet d’assurer aux populations un approvisionnement continu et permanent en eau potable par un suivi en temps réel des ouvrages de forage. La plateforme permet notamment de détecter et de localiser les pannes et les réparer rapidement.

Le Togo participe au lancement de BLOC, un Fonds d’impact de financement mixte spécialisé dans les nouvelles technologies

A Kigali, le gouvernement, Bamboo Capital Partners et Moeda Seeds Bank lancent BLOC, le premier fonds d'impact au monde qui recourt au financement mixte pour investir exclusivement dans des sociétés qui utilisent les nouvelles technologies, en particulier la blockchain, au profit des populations à faibles et moyens revenus dans les marchés émergents.

 

Partenariat avec Asseco Data Systems pour la création de Cyber Defense Africa

Toujours dans la capitale rwandaise, le gouvernement et la société polonaise d'informatique Asseco Data Systems s’allient pour la création de Cyber Defense Africa, une joint-venture qui permettra la mise en place un centre d'opérations de sécurité nationale (SOC) et une équipe d'intervention en cas d'urgence informatique, le Computer Emergency Response Team (CERT). Une première pour un pays africain.

Avril

4ème édition du Digital African Tour à Lomé

Le Togo accueille pour la 4ème année d’affilée ce forum de rencontres régionales dédié à la transformation digitale. Y sont débattus, les métiers du numérique, l’accès à l’internet haut-débit, les paiements dématérialisés et la cybersécurité.

Lancement du projet « Communauté connectée de demain »

Mis en œuvre principalement en milieu rural par le gouvernement, BBOXX, EDF, la CEET et Togo Cellulaire, le projet consiste à la fourniture et à l’installation d’une mini-centrale pour l’électrification d’une tour, ce qui permettra à la localité d’avoir accès au réseau de télécommunications et aux services associés. 315 localités sont ciblées.

Juillet

Inauguration du Centre de contact Majorel Togo

L’entreprise spécialisée dans la gestion externalisée de l’expérience client dans une trentaine de pays dans le monde, ouvre un siège au Togo. La société ambitionne d’employer d’ici 2021, 500 jeunes togolais.

Août

Inauguration du siège de l’ARCEP

L’Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes (ARCEP) se dote d’un siège à Lomé. 60 mois de travaux et 2,2 milliards FCFA ont été nécessaires.

Partenariat avec CFAO Group et Toyota Tsusho Corporation

Le Togo signe en marge du TICAD 7, un protocole d’accord avec le géant de la distribution spécialisée CFAO Group et sa maison mère Toyota Tsusho Corporation. Objectif, renforcer l’administration et développer les énergies propres.

Octobre

Adoption de la loi sur la protection des données à caractère personnel

Le texte, adopté par le parlement comble le vide juridique en la matière et s’inspire des principes directeurs internationaux.

Le Togo accélère vers la TNT

Les députés adoptent le projet de loi sur les communications audiovisuelles et donnent le ton au basculement vers la télévision numérique. Également, est envisagée, la création d’une société publique chargée de la diffusion du signal numérique.

Novembre

Le gouvernement cède 51% de TOGOCOM au consortium international Agou Holding

A la suite de son appel d’offres lancé en début d’année, l’exécutif accepte l’offre du consortium international Agou Holding. Le consortium, composé d’Axian Group et d’Emerging Capital Partner (ECP) prend le contrôle (51%) du holding public désormais valorisé à plus de 210 milliards de FCFA. Agou Holding annonce un investissement d’environ 160 milliards FCFA sur les 7 prochaines années, pour révolutionner le secteur du numérique au Togo.

Agriculture
Janvier

24 janvier : Noel Koutéra Bataka est nommé ministre de l’agriculture. A 41 ans, il devient ainsi le nouveau visage de l’agriculture togolaise.

29 janvier : Le FIDA appuie le MIFA. Le Fonds International de Développement Agricole (FIDA) accorde un financement de 20 milliards FCFA au Mécanisme Incitatif de Financement Agricole (MIFA).

Février

05 février : Réhabilitation de 5 retenues d’eau dans la région des savanes. Ces travaux, d’une valeur de plus de 1,3 milliards FCFA, ont été entrepris dans le cadre du programme de Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE). Ils visent à augmenter la production maraichère et l’élevage.

07 février : le MIFA devient une société anonyme. Le 2è Conseil des Ministres de 2019 acte cette transformation, en considération notamment des « résultats concluants » enregistrés après six mois de phase pilote. A partir de là, le Mécanisme fonctionne sur le modèle de Partenariat Public-Privé.

21 février : Un an après son lancement, le projet de développement rural de la plaine de Djagblé est réalisé à 32%. Ces travaux ont été constatés par une délégation ministérielle en visite sur site. La mise en œuvre globale du projet (visant à désenclaver la zone (340 hectares), améliorer l’irrigation, favoriser l’accès des populations locales à l’eau potable, et promouvoir la production rizicole et maraichère) était pour sa part de 45%.

22 février : Le gouvernement signe un accord-programme avec les acteurs de la filière anacarde, à Dapaong (624 km au nord de Lomé), dans la Région des Savanes. C’était dans le cadre de la 3ème campagne de commercialisation de la noix de cajou. A cette occasion, l’ambition a été dévoilée de produire 24 000 tonnes en 2019, et 30 000 tonnes annuelles d’ici 4 ans.

Mars

08 mars : Le ministère de l’agriculture ouvre le recrutement de 1552 fonctionnaires. Les candidats à ce concours ont composé début novembre dans les centres d’écrits de Lomé et de Kara.

11 mars : La Banque togolaise pour le commerce et l'industrie (BTCI) engage 5 milliards de FCFA pour le Mifa S.A. L’accord vient en appui aux acteurs des chaînes de valeur agricoles au Togo.

12 mars : L’émirati Al Dahra Holding s’intéresse au Togo. Alors en voyage aux Emirats arabes unis, le président Faure Gnassingbé s’entretient avec deux grands groupes émiratis, dont Al Dahra Holding qui se positionne sur le secteur agricole togolais.

Avril

15 Avril : Le Mifa, la BTCI et le Saoudien KFB (Knowledge-Fusion Builders) signent une convention pour appuyer le secteur agricole, en mettant en place un fonds de garantie de 6 milliards FCFA placé sous la supervision du MIFA. Il s’agit notamment permettre l’acquisition de 300 mini-tracteurs pour la création des sociétés de service de mécanisation.

25 avril : Inauguration de l’usine d’ananas bio « Jus Délice ». Basée à Gbatopé (Préfecture du Zio), la firme veut transformer 8 tonnes d’ananas par jour et produire du jus bio.

Juin

18 juin : Inauguration de l’IFAD d’Elavagnon (préfecture de l’Est-Mono, à 235 km de Lomé), dédié à l’aquaculture. L’Institut a pour mission d’accompagner le développement de l’aquaculture et de combler le déficit en produits halieutiques en offrant aux jeunes des formations qualifiantes et diplômantes, basée sur l’approche par compétence. La finalité est de faire de la jeunesse un acteur clé du développement économique du pays en leur donnant la possibilité d’entreprendre dans ce domaine d’activité.

Juillet

05 juillet : Lancement du Projet d’appui au MIFA à destination de 300 000 bénéficiaires. D’un cout de 20 milliards FCFA sur 6 ans, il survient 6 mois après la signature de la convention d’accord.

17 juillet : Le Togo et le fonds Khalifa formalisent un accord de financement de 15 millions $ en faveur du secteur agricole. Noël Koutera Bataka, ministre de l’agriculture, et Hussain Jasim Al Nowais, président du Fonds Khalifa pour le développement des entreprises, paraphent les documents, en vue d’un appui à hauteur de 15 millions $ destiné à soutenir le développement des jeunes entrepreneurs agricoles et des PME/PMI du secteur.

21 juillet : Le MIFA et le Fonds Africain de Garantie signent un accord pour développer le secteur agricole. Il s’agit de mettre en place un fonds destiné à augmenter davantage les financements dédiés aux acteurs du secteur.

Août

29 août : 3 filières sont désignées, après études, pour la mise en place de l’Assurance agricole au Togo, sous pilotage du Mifa. Il s’agit : du maïs, du riz fluvial, et du coton.

Septembre

Imposition de taux minimums de produits locaux à utiliser dans la pâtisserie et la boulangerie par ordonnance ministérielle. Les boulangers et pâtissiers sont ainsi tenus d’ajouter des produits locaux « à des proportions variant de 15 à 50% selon la nature du produit ». Un coup de pouce au Made in Togo.

Lancement de l’opération de levée de fonds Telefood 2019, en marge de la Journée Mondiale de l’Alimentation (JMA). Elle vise à mobiliser des fonds destinés à la création de 1 000 entreprises agricoles pour les jeunes et les femmes, avec un objectif de 800 millions FCFA.

Lancement de la 1ère campagne réglementée de commercialisation du Soja à Atakpamé (161 km de Lomé). La quantité attendue à la commercialisation pour cette campagne est fixée à 78 000 tonnes de soja-graine, pour un prix-plancher de 189frs/kg.

Octobre

03 octobre : Après une étude, la Banque mondiale dévoile les 9 filières agricoles les plus porteuses pour les jeunes togolais. Il s’agit : de l’ananas, l’apiculture, l’aquaculture, le karité, le sésame, le soja, les champignons, le fonio, et les légumes.

11 Octobre : Le Mifa annonce avoir facilité 3,8 milliards FCFA de prêts en 2 mois (entre Août et Septembre), au bénéfice des acteurs des chaines de valeur agricole.

Novembre

25 novembre : démarrage des travaux de construction de forages dans la zone de l'agropole de la Kara. Ces travaux visent à construire, d’ici mars 2020, 20 nouveaux forages et réhabiliter 8 anciens en panne. Ils amélioreront l'accès à l'eau potable dans les localités Bassar, Dankpen, Doufelgou, Kéran et Kozah.

Décembre

Orabank appuie la transformation rizicole. Le groupe bancaire injecte 106 millions FCFA dans l’installation d’une chaîne de transformation du riz paddy en riz blanc, à Kovié, environ 30 km de Lomé.

23 décembre : Le MIFA, la Brasserie BB et les producteurs signent un accord tripartite pour promouvoir le riz local. À travers cette convention de partenariat, les trois organisations s’engagent à produire à grande échelle, du riz togolais répondant aux normes internationales.

Santé

L’année 2019 a été bénéfique pour le secteur de la santé au Togo. Des Centre médicaux-sociaux ont vu le jour dans plusieurs localités du pays, l’effectif des personnels de santé dans les hôpitaux publics ont été renforcés mais le fait le plus marquant a été le lancement des travaux de construction d’un hôpital ultra-moderne à Agoé-Nyvé dans la banlieue nord de Lomé le 15 février 2019.

Dénommée Hôpital Saint Pérégrin, cette nouvelle structure hospitalière de référence sera dotée d’un vaste plateau de consultations et d’interventions, un hôtel 4 étoiles de 64 chambres pour accueillir les patients en phase de récupération et un héliport. L’infrastructure va également comprendre des services spéciaux notamment la médecine interne, la maternité, la chirurgie, la cardiologie, la neurologie, la traumatologie, l'Imagerie par résonance magnétique (IRM) avec possibilité de télémédecine et de télé-interprétation. La structure offrira, dès sa mise en service, environ 80.000 consultations, 10.000 hospitalisations et 3.000 naissances par an. Portée par la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), l’érection de cet hôpital vient en complément à bien d’autres projets initiés par le gouvernement dans le cadre de la mise en œuvre du PND, (2018- 2022) notamment en son troisième axe consacré au développement social.

La volonté du gouvernement d’offrir des soins de qualité aux populations dans les zones reculées s’est matérialisée par le déploiement officiel des premières cliniques mobiles le 27 février 2019 à Kanté. Au total cinq unités mobiles de soins de santé à caractère généraliste accompagnées de matériels roulants ont été réceptionnées en faveur des différents centres hospitaliers régionaux du pays. Disposant de laboratoires, de pharmacies et des équipements biomédicaux modernes, ces cliniques mobiles vont servir 112 villages répartis dans 9 cantons sur l’ensemble du territoire. Ces outils de développement sanitaire flambant neuf viennent ainsi en appui aux formations sanitaires, et permettront de rapprocher les centres de santé des populations notamment celles des localités les plus enclavées.

Au-delà des infrastructures, le gouvernement a également mis l’accent sur les ressources humaines. Par le biais d’un concours national, 1000 agents dont 78 médecins ont été recrutés fin juillet pour renforcer les effectifs des hôpitaux publics. A part les médecins, on compte aussi parmi les personnels recrutés, des paramédicaux (sages-femmes, infirmiers, auxiliaires en pharmacie, orthophonistes, kinés…) et des personnels administratifs. Le renforcement des effectifs du personnel en santé va se poursuivre en 2020 avec l’organisation d’autres concours.

Le Processus de contractualisation des hôpitaux publics lancé en 2018, s’est poursuivi avec des résultats satisfaisant. Cette approche contractuelle vise essentiellement à renforcer le secteur de la santé et de l’hygiène publique au Togo, grâce notamment à un assainissement de la gestion et une réhabilitation et dotation en équipements des formations existantes. A ce titre, dans les différents hôpitaux où elle est mise en œuvre, une augmentation significative d’actes et de prestations a été relevée. Les taux de fréquentation, de consultations, d’hospitalisation ou encore d’imagerie ont tous connus un accroissement dans les 07 centres. Cela se ressent d’ailleurs au niveau des recettes des prestations et des pharmacies. A titre d’exemple, l’hôpital d’Atakpamé qui avait 46 millions de FCFA de découvert à la Banque au mois de novembre 2018, l’a épongé en 8 mois. C’est sur ces recettes qu’il a réussi à s’acheter, sur fonds propres, microscopes, brancards, et que la pharmacie a été réhabilitée pour 7 millions de FCFA. L’approche contractuelle, qui n’influe ni sur le statut public des formations concernées, ni sur leur organigramme, a également permis d’accélérer l’informatisation dans les formations, réduisant ainsi les fraudes et palliant à la gestion des stocks. La disponibilité des médicaments dans les centres contractualisés est à ce jour supérieure à 95%. Au vu de ces résultats encourageants, le gouvernement entend étendre la contractualisation à d’autres formations et poursuivre l’équipement des centres déjà contractualisés. Une revue globale externe devant permettre d’évaluer et d’ajuster les performances est également envisagée.

Dans le but de mobiliser les ressources pour le financement du Plan National de Développement Sanitaire (PNDS 2017-2022), le ministère de la santé a organisé le 10 décembre 2019 à Lomé une cérémonie de signature du COMPACT national avec les principaux acteurs du secteur de la santé au Togo. Le COMPACT national est un accord négocié et signé pour une durée déterminée, par lequel tous les partenaires s’engagent à mettre en œuvre et à respecter les priorités nationales de santé, définies et décrites dans la stratégie nationale de santé. Le principal objectif d’un COMPACT national consiste à définir un cadre pour des investissements accrus et plus efficaces, afin de donner au pays la possibilité d’accélérer les progrès dans la réalisation des priorités et objectifs nationaux de santé. Les signataires sont entre autres le gouvernement, la société civile, le secteur privé, les partenaires au développement bilatéraux et multilatéraux, les acteurs non étatiques du niveau national et autres parties prenantes.  A terme, le COMPACT contribuera à une plus grande appropriation et un engagement à soutenir la mise en œuvre du PNDS 2017-2022 ; une harmonisation des pratiques des Partenaires techniques et financiers en matière de mise en œuvre des appuis sectoriels ; une amélioration de la prévisibilité des ressources extérieures à moyens termes et l’alignement des versements des Partenaires techniques et financiers sur le cycle budgétaire.

Pour avoir éradiqué totalement la filariose lymphatique depuis avril 2017, le Togo est devenu le premier pays africain qui a su éliminer cette maladie sur son territoire. Deux prix ont été décernés au gouvernement à cet effet pour les efforts consentis. Il s’agit du Prix Global Alliance to Eliminate Lymphatic Filariasis (GAELF) et le Prix Mectizan pour l’Elimination de la Filariose Lymphatique. Les deux distinctions ont été reçues au nom du gouvernement par le ministre de la santé et de l’hygiène publique, le Professeur Moustafa MIJIYAWA, lors d’une cérémonie organisée le 16 octobre 2019 à l’hôtel du 2 Février à Lomé.

Notons enfin que le ministre de la Santé du Togo, le professeur Moustafa MIJIYAWA, a été élu président du conseil d'administration du CDC Afrique pour un mandat de trois ans. Il a été choisi à l'unanimité par les représentants des États membres présents à la 6e réunion du Conseil qui s’est déroulée à Addis-Abeba, en Éthiopie, le 2 décembre 2019.

F- Mise en place du HCTE

La création du Haut conseil des togolais de l’extérieur (HCTE) est l’une des importantes innovations qu’il faudra particulièrement noter dans les actions gouvernementales en 2019. Ce Haut Conseil apolitique vise à fédérer la diaspora autour des ambitions nationales de développement. L’organe lancé officiellement le 2 juillet 2019 à Lomé par le ministre des affaires étrangères, Robert DUSSEY est composé de 77 délégués pays, tous élus en septembre 2019 à la suite d’un processus par vote électronique. Ces délégués pays ont été installés le 29 novembre 2019 à Lomé par le Premier ministre Komi Sélom KLASSOU.  A l’issue de la cérémonie, Kodjovi ATITSO, Togolais résident en Côte d’Ivoire a été porté à la tête du bureau du HCTE, composé de quatre membres. Les 77 délégués pays du HCTE élus pour un mandat de trois ans sont issus de 53 pays à travers le monde à savoir : 45 délégués pour l'Afrique, 6 délégués pour l'Amérique, 7 délégués pour l'Asie-Océanie et 19 délégués pour l'Europe. Outre la participation au développement du pays, le HCTE sert également de cadre d'échanges et de confiance réciproque entre la diaspora et le gouvernement sur toutes les questions d'intérêt commun.

Culture

Commençons cette rétrospective de l’actualité culturelle au Togo par le décès de Jimi HOPE, artiste musicien, peintre et sculpteur. De son vrai nom Koffi SENAYA, il était considéré comme l'un des précurseurs de la musique rock and Roll de l'Afrique contemporaine. L'artiste de la chanson Togolaise est décédé le 5 août 2019 à Paris des suites d’une courte maladie à l'âge de 63 ans. A l’annonce de la triste nouvelle, le Président de la République avait salué, dans un message d’affection, la mémoire de cet homme de grands horizons, et a exprimé toute la reconnaissance et les condoléances du peuple togolais à la famille éplorée. « Je salue la mémoire de l'illustre défunt. Un grand homme qui honore notre pays. Jimi Hope était un ami, un artiste contemporain accompli qui rend le peuple togolais fier de sa culture. Ses convictions, sa foi, sa vision de l’art africain et universaliste nous manqueront à tout jamais », avait écrit Faure GNASSINGBE. Avec plus de douze albums à son actif, Jimi HOPE a connu une carrière internationale incontestable. « Blues for Hope » est le titre de son dernier album lancé en mars 2012. Avant son inhumation le 7 septembre 2019, Jimi HOPE a eu droit la veille à une cérémonie d’hommage nationale au cours de laquelle, il a été fait à titre posthume, officier de l’Ordre de Mono.

L’actualité culturelle au Togo, c’est aussi la 25ème édition de l’élection « Miss Togo » qui s’est déroulée le 24 août 2019 au Palais des Congrès de Lomé. Au terme des différentes épreuves, c’est Mlle YOMBO Aïda, 19 ans étudiante en comptabilité-audit qui a été déclarée gagnante du concours par les membres du jury devant les 19 autres candidates en lice pour la couronne. YOMBO Aïda, qui sera l’ambassadrice de la beauté togolaise pour les 12 prochains mois aura la charge de défendre le Togo lors des divers concours de beauté internationaux. Elle s’attellera également à mettre en œuvre au cours de son mandat, son programme social avec le concours du Sponsor officiel de l’élection et des partenaires. 25ème Miss de l’histoire, elle succède au palmarès Gnongbo-Tchoro ICHABATOU.

La musique togolaise a été également honorée grâce au groupe Toofan. Master Just et Barabas ont été distingués le 26 août 2019 à Dallas aux Etats-Unis au cours de la cérémonie de remise de prix au Lauréat du prestigieux « African Music Magazine Awards » 2019 (AFRIMA) 2019 ». Seuls Togolais dans la longue liste des artistes internationaux sélectionnés pour les récompenses de cette 6ème édition, les « Fils du vent » (surnom du groupe) ont quitté la soirée riche en couleurs avec le trophée du « Meilleur Groupe Africain Francophone ». Cette distinction vient s’ajouter aux nombreuses autres déjà glanées par ce duo qui ne cesse de porter haut le flambeau de la musique Togolaise.

Le Togo s’est doté d’un complexe culturel digne de ce nom en 2019. Il s’agit du Palais de Lomé inauguré le 22 novembre 2019 par le Président de la République. Construit entre 1898 et 1905, par les Allemands avec à leur tête le Gouverneur August Köhler, le bâtiment érigé au cœur de la capitale et qui abriait le siège de la Présidence de la République (en 1960), transformé ensuite en résidence des hôtes de marque de 1976 à 1991, puis la Primature en septembre 1991, présente désormais un nouveau visage après 5 ans de travaux. La restauration de cet édifice colonial de 2000m2, et sa reconversion en un centre d’art et de culture, résultent de la volonté du chef de l’Etat de faire de la culture un pilier du développement social et économique du Togo. Il est destiné à valoriser la culture sous toutes ses formes (artistique, culinaire, scientifique, technique, etc.).  Ce nouvel équipement culturel et de loisirs rebaptisé « Palais de Lomé » dispose, à cet égard, des galeries, des pavillons dédiés aux expositions ethnographiques et artistiques d’envergure internationale ainsi que des salles pouvant accueillir des ateliers, conférences et spectacles vivants sur diverses thématiques. Après son inauguration, le Palais de Lomé a été ouvert au public le 28 novembre 2019.

Sport

2019 n’a pas été rayonnant pour le sport togolais en général. La non qualification de l’équipe nationale de football pour la CAN 2019 en Egypte a été une déception pour le public sportif Togolais. Les Eperviers ont été éliminés après leur défaite (2-1) à Cotonou le 24 mars 2019 dans le match décisif qui les opposaient aux Ecureuils du Bénin pour la qualification à la CAN au pays des Pharaons. Ils vont quand même se consoler en obtenant une qualification pour la phase de poule des éliminatoires de la coupe du monde, Qatar 2022 en éliminant les Comores lors de la double confrontation de septembre (1-1 ; 2-0). Au niveau des clubs, l’ASCK de Kara en ligue des champions africaines et Maranatha de Fiokpo en coupe CAF n’ont pu accéder à la phase de poule de leur compétition respective. L’ASCK s’est arrêtée au tour de cadrage de la Coupe CAF éliminée par Enugu Rangers du Nigéria alors que Maranatha a été sorti au second tour par le Djoliba de Bamako.

On notera également la réouverture le 27 juillet 2019 du stade de Kégué, la plus grande infrastructure sportive du pays. C’était au cours d’une cérémonie présidée par le chef de l’Etat. Le stade de Kégué avait été fermé depuis deux ans pour des travaux de rénovations. Ces travaux ont concerné la pelouse, les vestiaires, les tribunes, les voies d’accès au stade ainsi que les différentes salles annexes. Financé par la Chine, le coût des travaux est estimé à 30 millions de dollars. Avec la rénovation, le stade de kégué répond désormais aux standards internationaux, notamment pour l’organisation des compétions de football et d’athlétisme. Rappelons que pour marquer cette inauguration, un match amical a opposé les anciennes gloires du football africain et les Eperviers version 2006. Après le match, les anciennes gloires du football africain se sont retrouvés dans un grand hôtel de Lomé pour la 6ème édition de la Nuit du football africain. Un évènement qui a permis aux légendes du football africain de se retrouver pour réfléchir sur le développement du football sur le continent.

L’actualité sportive en 2019, c’est aussi la 28ème édition du Tour cycliste international du Togo couru du 10 au 14 avril 2019. La compétition a été remportée par l’Allemand Julian HELLMANN devant le Burkinabè Paul DAUMONT. Rappelons que le Tour s’est déroulé en 5 étapes et a réuni des équipes venues du Bénin, du Ghana, de la RD Congo, du Burkina Faso, de l’Allemagne, de la Belgique, de la France et du Togo.

VI/ Les perspectives pour 2020
Sur le plan politique


Le Togo a connu des avancées majeures au plan politique au cours de l’année 2019. Parmi ces avancées, on notera l’adoption des réformes constitutionnelles et institutionnelles par l’Assemblée nationale ainsi que l’organisation des élections municipales, une première pour le pays depuis plus de 30 ans.  Ces deux évènements majeurs ont permis au pays de retrouver sa stabilité politique après avoir été secoué au cours des deux dernières années par une crise politique. Et c’est dans cette situation d’accalmie retrouvée que l’ensemble de la classe politique se prépare pour l’élection présidentielle de 2020. Pour la première fois et conformément à la constitution révisée le 8 mai 2019, l’élection aura lieu à deux tours. La date du premier tour est fixée au 22 février 2020 et plusieurs candidatures ont été annoncées. Parmi elles, il y a celle, de l’ex-chef de file de l’opposition Togolaise, Jean Pierre FABRE, de l’ancien premier AGBEYOME Kodjo, désigné comme candidat unique de l’opposition mais surtout, celle du Président sortant Faure GNASSINGBE qui sera candidat à un quatrième mandat puisque la constitution l’y autorise. Mais face à une opposition divisée et minée par des querelles intestines, Faure GNASSINGBE, fort de son bilan avec les nombreuses réalisations et les réformes entreprises et qui permettent au Togo de retrouver sa place dans le concert des nations, reste le grand favori pour remporter la présidentielle à venir. Mais au-delà de la victoire d’un camp ou de l’autre, l’essentiel pour le prochain président sera d’œuvrer à la préservation du climat de paix et de cohésion nationale qui sont les seuls gages pour le développement socio-économique du pays.

Sur le plan économique

Selon les projections de Lomé, l’économie, tirée par la consommation des ménages et des investissements privés, en lien avec les percées remarquables du Togo dans le Doing Business et le terreau fertile offert par le Plan National de Développement (PND), devrait tourner à plein régime en 2020. La croissance économique est attendue à 5,5%, soit une correction à la hausse de 0,2 points de pourcentage comparée à 2019, où elle a été, par deux fois, revue à la hausse. Pour réussir 2020, année électorale, l’exécutif togolais compte asseoir sa politique budgétaire « sur la poursuite de l’amélioration de la mobilisation des ressources internes, une meilleure allocation des ressources publiques sur la base de l’efficacité des dépenses publiques et la maîtrise du déficit budgétaire ». Ainsi, l’OTR sera mise à contribution, avec des recettes fiscales attendues de plus de 660 milliards de FCFA. En dépit de la cure d’assainissement à poursuivre pour remettre définitivement le pays sur la bonne voie en ce qui concerne son ratio d’endettement, « le Gouvernement s’engage résolument ... à prendre toutes mesures permettant l’accélération de la croissance économique afin d’assurer une prise en charge adéquate de la demande sociale », indique-t-on. L’investissement public devrait aussi connaître une croissance de 15,8% par rapport aux prévisions initiales de 2019 (après un recul de 9,5% par rapport à 2018). Rapporté au collectif budgétaire intervenu au mois de novembre 2019, l’écart prévisionnel est réduit à 1,5%. Au total, le gouvernement togolais a prévu une enveloppe de 329 milliards de FCFA pour financer des projets clés afin de baliser le terrain aux investissements privés, fortement attendus dans le cadre du PND. Selon les détails de la Loi des Finances gestion 2020 adoptée en décembre 2019, cette augmentation se ressentira dans le secteur de l’éducation. Aussi, Lomé prévoit-il de doubler ses investissements dans le secteur de l’énergie, à près de 80 milliards de FCFA. Un soin particulier sera porté à la santé et l’hygiène publique, avec un budget dédié aux infrastructures et services productifs en nette hausse à plus de 44 milliards de FCFA. Les dotations allouées au secteur des infrastructures et des transports vont également se doper. L’Etat va investir massivement dans les Postes, l'économie Numérique et les Innovations Technologiques. Dans ce département, les investissements publics pourraient quadrupler. Sur le plan extérieur, le Togo continuera de profiter de sa position de plaque tournante régionale du commerce international grâce à son Port en eaux profondes, devenue la principale plateforme portuaire pour le trafic de conteneurs de la sous-région.

Sur le plan social

Comme en 2019, les secteurs sociaux feront l’objet d’une attention toute particulière de la part des autorités. Dans le budget 2020, près de la moitié des ressources à mobiliser (46,8%) sont affectées aux secteurs sociaux. Il s’agit notamment de la santé, l’éducation, l’agriculture, et l’électrification rurale. Ainsi, à titre d’illustration, dans le projet de budget voté à l’unanimité par le parlement, la santé occupe, en poids relatif, un peu plus du dixième des ressources budgétaires, et l’éducation dans son ensemble, près du quart. Notons également que, pour l’année 2020, des entreprises sociales comme « l’augmentation du pouvoir d’achat des travailleurs ainsi que des retraités, par la revalorisation de la valeur indiciaire » sont à l’ordre du jour. On compte également, entre autres : la résorption du chômage (par une politique de recrutement dans le publique), la réhabilitation et l’équipement des centres de santé, en particulier le Centre Hospitalier Universitaire Sylvanus OLYMPIO, la construction des maisons de retraite ; l’augmentation conséquente du Fonds d’appui aux collectivités locales, en vue de son opérationnalisation effective. Enfin, la réduction de la pauvreté et la satisfaction des besoins sociaux prioritaires notamment à travers les actions du Fonds de la Finance Inclusive (FNFI) et du programme d’appui aux populations vulnérables (PAPV) vont se poursuivre conformément à l’axe 3 du PND.

2020 est une année où les Togolais auront à de multiples occasions, la possibilité de démontrer leur patriotisme. Aucun progrès n’est possible sans la paix. Les acquis obtenus en 2019 doivent être consolidés et les efforts en vue de l’amélioration des conditions de vie des populations doivent se poursuivre. Aujourd’hui, le pays a retrouvé sa stabilité politique. Les tensions politiques nées des évènements du 19 août 2017 ne sont plus qu’un lointain souvenir. Mais à présent, le principal défi sera de préserver le climat de paix et de cohésion nationale qui règne en ce moment dans le pays avant, pendant et après l’élection présidentielle de février prochain. Ceci doit passer par, l’acceptation de l’autre, la promotion du vivre ensemble et le respect du point de vue entre les adversaires politiques au cours de la période électorale. Les discours extrémistes ne peuvent plus prospérer dans un pays qui s’est engagé sur la voie de l’émergence après le lancement de son Plan national de développement dont la finalité est de transformer structurellement l’économie nationale et de créer massivement des emplois pour les jeunes. La politique justement est bien l’art de favoriser le mieux vivre des citoyens. Le chef de l’Etat a, conformément à ses prérogatives constitutionnelles, fixé le cap pour 2020. Cohésion sociale, poursuite de l’assainissement budgétaire, réformes économiques, élection démocratique, promotion de la jeunesse, inclusion financière, renforcement du système de santé et de la protection sociale des Togolais, sécurité...seront les leitmotivs pour faire de 2020 une année exceptionnelle pour notre pays.