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INTERNATIONAL

Banque mondiale-FMI : les Assemblées annuelles 2021 se tiennent à Washington DC


Alwihda Info | Par Florence Akano, humanitaire et journaliste indépendant. - 14 Octobre 2021

L’écart entre les plus riches et les plus pauvres se creuse de plus en plus. Pendant que les revenus de 40 % des riches ont rebondi rapidement, l'amélioration n'a même pas été amorcée pour 40 % des plus pauvres.


Les Assemblées annuelles de la Banque mondiale et du FMI ont débuté le 11 octobre 2021, aux sièges des institutions de Breton Woods, à Washington DC. Le thème de la rencontre de cette année est : « La croissance en temps de crise : quel avenir pour les économies en développement ? ». Ainsi, les conventions internationales d'élaboration de politiques dans le monde ont axé le débat sur la pandémie du Covid-19, ses impacts sur les personnes et les économies. Également au cœur des échanges, comment pallier aux effets du Covid-19 ? Les politiques d'aide à la reprise économique, un sujet important pour la Banque mondiale et le FMI a aussi été abordée.

La pandémie a entraîné un ralentissement important sur le plan économique. Malgré l'estimation de la croissance mondiale à 5,6 % en 2021, il a été observé une croissance et une durabilité économique très inégale, remettant en question notre économie mondiale. Le rythme de post-récession le plus fort en 80 ans n'a pas totalement empêché le déroulement des activités économiques. En 2020, le monde a réussi à s'éloigner progressivement de la pandémie. Les pays développés ont augmenté leur rendement économique grâce à des systèmes économiques plus avancés. Quant à eux, les pays en développement et sous-développés ont rencontré d'énormes difficultés dans la stabilisation de leur économie.

Cependant, même dans les pays développés la croissance économique reste encore inégale et préoccupante. Le président de la Banque mondiale, David Walpass, a expliqué dans son discours d'ouverture que même si le PIB devrait atteindre les niveaux de 2019 (niveaux d'avant la pandémie) en 2022, il faudrait du temps pour que le revenu de chaque habitant permette cela. Il a expliqué que l'écart entre les plus riches et les plus pauvres se creuse de plus en plus. Pendant que les revenus de 40 % des riches ont rebondi rapidement, l'amélioration n'a même pas été amorcée pour 40 % des plus pauvres.

Cette situation a entraîné une « augmentation considérable » du taux de pauvreté avec environ 100 millions de personnes supplémentaires vivant actuellement dans une extrême pauvreté. En outre, la crise a déclenché un effondrement de l'égalité des sexes, de la nutrition et du niveau éducatif. « Que devons-nous faire pour éviter une décennie perdue et stimuler une croissance à la fois inclusive et durable ? », telle est la question posée par le président à la communauté. À cette question, des solutions ont été proposées.
Notamment l'augmentation de la vaccination, en particulier dans les économies en développement, qui est indispensable pour créer un environnement dans lequel les activités économiques courantes peuvent reprendre. Les pays en développement ont dû opter pour des emprunts afin de maintenir leurs économies à flot. Leur dette publique, augmente alors rapidement, un état de choses insoutenable qui doit changer. Il faut alors envisager la consolidation et de planification des économies axées sur le bien-être des citoyens, l'amélioration de la structure fiscale et la relocalisation des dépenses fiscales.

Deuxièmement, songer à tirer parti d'un facteur responsable du changement économique, la technologique et de la révolution numérique. Il est en mesure de transformer de nombreux secteurs de l'économie tels que la finance, l'éducation, la santé, l'agriculture, et même le secteur public. Troisièmement, accélérer l'amorçage de l'utilisation des énergies vertes est aussi une initiative très importante pour réduire les effets du changement climatique qui affecte énormément les économies sous-développées et en développement.

Enfin, l'investissement dans les moyens humains est le meilleur investissement à l'heure actuelle. L'éducation et l'acquisition de compétences, essentiellement par des moyens numériques, contribueront à développer l'économie des pays en développement à un rythme beaucoup plus élevé, tout en permettant aux 40 % ayant du revenu miséreux dont nous avons précédemment parlé de gagner plus Cette perspective et bien d'autres ont été énoncées au fur et à mesure que les discussions se poursuivent. Les délégués s’appliquent à trouver des solutions aux problèmes économiques et financiers pour favoriser la croissance en temps de crise et dans le but de s’assurer que les économies en développement connaissent une stabilité durable.

Le président de la Banque mondiale, David Walpass © Worldbank.org
Le président de la Banque mondiale, David Walpass © Worldbank.org