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AFRIQUE

Cameroun : Deux trafiquants fauniques aux arrêts à Ebolowa


Alwihda Info | Par - 12 Mars 2018 modifié le 12 Mars 2018 - 17:14

Ils étaient en possession des pointes d'ivoire et d’une une arme qui ont été saisies.


Deux trafiquants présumés transportant des pointes d’ivoire et une arme à feu sur l’axe Campo-Ebolowa ont, été arrêtés par des agents de la délégation régionale des Forêts et de la Faune de la région du Sud. Une dame a également été interpellée pour avoir fourni l'arme de chasse retrouvée en même temps que les ivoires et une tenue militaire. Les deux hommes âgés de 41 ans chacun, voyageaient à bord d'un véhicule avec des produits dissimulés dans la malle-arrière, laquelle a été fouillée au carrefour de Meyo-Centre par les agents de la faune qui avaient des informations préalables sur la nature des produits transportés. L'opération a été menée avec la collaboration de la police judiciaire d’Ebolowa et avec l'assistance technique d'une organisation non gouvernementale dénommée Laga (Eagle Cameroon).
Les agents de la faune et les antigangs surveillaient le déplacement de la voiture qui s'est arrêtée au carrefour de Meyo-Centre. Ils se sont immédiatement approchés et ont bloqué la voiture aux deux extrémités. Deux hommes étaient assis sur les sièges arrière et ont reçu l'ordre de sortir. Après l'arrestation, le commissaire principal de police, Henrick Walter Elouna, qui est le chef de la division régionale de la police judiciaire du Sud, a déclaré : « J’ai été approché par le délégué régional des Forêts et de la Faune du Sud, pour donner un coup de main à ses collaborateurs assistés de l’Ong Laga ". Quand l'équipe est arrivée sur le terrain, elle a intercepté un véhicule. Il a ensuite poursuivi en déclarant : « nous avons interpellé deux braconniers, lesquelles braconniers ont abattu deux éléphants ».
Mesures de répression
La voiture a également été fouillée et un fusil Carabine 458 y a été retrouvée. Nchenghe Pius Arrey, un contrôleur qui faisait partie de l'équipe a déclaré : "Nous avons découvert quatre défenses d'éléphants et une arme à feu à l'intérieur du véhicule". Dans le même sac contenant le fusil, il y avait également une machette, une scie, une calculatrice, une tenue militaire, une balance et une torche frontale. Ce sont des objets facilement maniables pour opérer en forêt, pour abattre les éléphants, extraire les défenses et les peser. Le deuxième sac contenait quatre défenses d'ivoire coupées en 7 morceaux. Les deux individus ont été conduits à la police judiciaire où les déclarations préliminaires ont révélé plus d'informations. L'un des deux suspects est un braconnier qui aurait déjà tué trois éléphants. Une source révélera plus tard que l'arme retrouvée en leur possession leur avait été remise par l'épouse d'un commissaire de police décédé il y a environ quatre ans. Elle a également été interpellée à son domicile où deux autres armes qu'elle possédait avaient été volées. Il a aussi révélé que la tenue militaire qui a été trouvée parmi les objets saisis, leur avait été donnée par un colonel. Les enquêtes préliminaires indiquent que les ivoires ont été récupérées tôt le matin du jour de l'arrestation à Akak à environ 15 km de Campo par les deux hommes qui se rendaient à Ebolowa pour les vendre. Ils avaient déjà réussi à traverser deux postes de contrôle de police, les postes de contrôle Ma’an et de Meben et étaient très proches d'Ebolowa, où il aurait été très difficile de les repérer. Lorsque la police a commencé à fouiller leurs sacs, une foule de curieux s'est rassemblée tout autour et certains s’étonnaient, car c'était la première fois qu'ils voyaient de l'ivoire d'éléphant. Deux des quatre pointes d'ivoire pesaient un peu plus de 33 kg, ce qui indique la taille de l'éléphant qui a été tué pour obtenir les défenses.
La région du Sud est considérée par les experts en application de la loi faunique comme le foyer du trafic d'ivoire dont les localités telles que Djoum, Ambam et Ebolowa sont les épicentres. La délégation régionale intensifie ses efforts de collaboration pour veiller à ce que les mesures de répression soient adaptées à l'intensité du trafic.