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AFRIQUE

Cameroun : Qui s’explique s’accuse !


Alwihda Info | Par - 16 Septembre 2020

Dans une manœuvre visant à empêcher l’aboutissement de la politique des « Grandes opportunités » engagée par le président Paul Biya, des personnalités se constitueraient une manne financière mal acquise, pour l’accomplissement d’un chimérique destin national.


Hitler, comme d’ailleurs Goebbels, son ministre de la Propagande, affirmait, et avec raison, que le mensonge le plus efficace, est celui qui ressemble le plus à la vérité, donc qui prend en compte les faits. Evidemment, comme le disait Beaumarchais, les faits sont têtus. Au Cameroun, certaines parutions dans la presse s’apparentent à un genre qui repose sur le principe de réécriture de l’Histoire. En voulant trop mettre en exergue des portraits de certaines personnalités, on les place plutôt au-devant de la scène, dans le tribunal de l’Histoire. Ainsi, l’on assiste à un savant mélange « d’histoires contrefactuelles », en parlant de ces « enfants » qui sont de ceux qu’on appelle vulgairement des bien nés ...
Pourtant, c’est le domaine économique, celui qui tient à cœur le président Paul Biya, qui a enregistré des performances en dents de scie, ceci après l’atteinte du point d’achèvement à l’initiative pays pauvres très endettés (PPTE), en 2006. Cette étape consacrait alors, l’annulation d’une bonne partie de la dette et mettait désormais le Cameroun, sur des perspectives économiques plutôt radieuses, avec la reprises des grands projets. Ainsi donc, le pilotage du nouveau Programme économique du pays, avec ses projets structurants, sera entamé quelques années après, au sein du ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire.
Mais malgré une manne financière accumulée, avec l’aide des partenaires et autres pays amis, comme la France et surtout la Chine, aucun projet n’a pu être réalisé dans le strict respect des enveloppes initialement prévues, et du cahier de charges arrêté. Des fonds de contrepartie tardent à être réunis par le Cameroun, bloquant ainsi certains projets. Le pays devient même un cas d’école, avec des projets non achevés ou mal achevés, mais ayant un point en commun : être des gouffres financiers. On peut citer, le Port autonome de Kribi, le barrage hydroélectrique de Mekin, celui de Memvve’ele, le PLANUT, entre autres. Il apparait alors des soupçons de détournements estimés à une bonne centaine de milliards de FCFA.
Entre 2016 et 2017, il apparait également une prédation de détournement dans le cadre de la « LIGNE 94 », à savoir les investissements spéciaux de l’Etat. Cette ligne aurait été prise d’assaut par des marchés fictifs et autres subventions fictives. Pourtant, au ministère des Finances, des mauvaises langues indiqueraient des paiements à ciel ouvert de ces marchés fictifs et autres subventions. Et l’opération d’assainissement du fichier solde en cours, qui enregistre des innocents qui se retrouvent en prison, n’apparait qu’une opération cachant la distraction des fonds des caisses de l’Etat. Dans cette manœuvre de tordre le coup à la politique des « Grandes opportunités » engagée par le président Paul Biya, pour son septennat actuel, des personnalités se constitueraient une manne financière mal acquise, pour l’accomplissement d’un chimérique destin national.
Pendant ce temps, un cocktail détonnant, à base « d’histoires contre factuelles », révèle une série de pathologies chez certains. Ces derniers sont même atteints par une prédation sexuelle et financière compulsive, doublée d’une obsession du pouvoir, avec des tendances fratricides et parricides. Outre la mégalomanie, il faut dorénavant y ajouter la mythomanie.
En public, l’on exhibe une allégeance de façade, alors que dans les chaumières, l’on affiche une redoutable détermination suicidaire. Et par médias interposés, une déferlante d’articles d’une campagne de polissage des images, est proposée aux lecteurs. L’on prête un niveau de compétence et surtout de loyauté, bien au-dessus de la moyenne, à des personnalités du sérail… Histoire de préparer l’opinion, en prévision d’un verdict qui ne leur serait pas favorable. Pourtant, le peuple n’est pas dupe, et le président camerounais est loin d’avoir dit son dernier mot à l’opération de salubrité publique, dénommée « Opération Epervier ».