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AFRIQUE

Cameroun/Résidence de Paris: Les ressorts de l'obsession monomaniaque


Alwihda Info | Par - 28 Juillet 2020

Les différentes sorties de l’activiste Abdelaziz Moundé Njimba sur les réseaux sociaux éclairent à suffisance sur la frilosité qui s’est emparée des personnes concernées par l’achat de la résidence de Saint-Maur par l’Etat du Cameroun.


Au 52 rue Albert 1er St-Maur-des-Fossés: objet des soupçons de malversations financières.
Au 52 rue Albert 1er St-Maur-des-Fossés: objet des soupçons de malversations financières.
C’est véritablement une sempiternelle cabale, enveloppée de mauvaise foi, qui alimente les commentaires, s’agissant du dossier relatif à l'achat de la résidence de St-Maur. Il s’agit d’une mauvaise foi, car l’activiste Abdelaziz Moundé Njimba aurait également dû signaler la présence de David Moukala au 52 rue Albert 1er St-Maur-des-Fossés.

Pour rappel, ce dernier est le beau-fils de Lejeune Mbella Mbella. Et à ce titre, après le départ de son beau-père de ministre en octobre 2015, il y aura résidé du 2 octobre 2015 au 30 octobre 2017, c'est à dire pendant toute la vacance du poste d'ambassadeur à Paris, plus six mois supplémentaires après l'arrivée de l'ambassadeur Samuel Mvondo Ayolo. Pendant ces deux années, le percepteur paiera toutes les charges y relatives. Il ira même jusqu'à fermer les yeux sur un bien curieux tour de passe-passe. En effet Moukala se fera payer le dessouchage d'un arbre à plusieurs milliers d'euros. Selon une source à la mairie de St-Maur, le prix pour cette besogne varierait entre 60 et 100 euros l'heure. Moukala quittera St-Maur de son plein gré et remettra les clés au percepteur, au mépris des usages élémentaires (inventaire confié aux bons offices d'un huissier de la place). Malgré cette entorse, l'ambassadeur Samuel Mvondo Ayolo laissera courir car conséquent avec lui-même.

La deuxième preuve de la mauvaise foi de Mounde porte sur la fixation à dessein sur l'occupation de St-Maur par Célestin Mfoula, alors que l'Etat du Cameroun ne possède pas moins de 25 propriétés immobilières en Îles de France (Neuilly-sur-Seine, St-Cloud, Alésia, Desnouette dans le 15ème, Longchamps, Issy-les- Moulineaux etc.). Une source au ministère des Relations extérieures indique d'ailleurs que le dossier d'Alesia est actuellement sur la table du chef de ce département. Il s'agirait de l'occupation abusive de la famille de Mr Sangale, rentré à la Centrale depuis bientôt deux ans. Comme on le voit, ces dénonciations sélectives confortent les observateurs sur l'idée d’une chasse aux sorcières.

L’Opération Epervier intéressée

Ce comportement tombe sous le coup de ce qui est communément appelé monomanie obsessionnelle. Les commanditaires de Mounde sont obsédés de façon permanente et maladive et ne vivent que pour ou par leur objet obsessionnel, leur cerveau étant dominé par une fixation sur Samuel Mvondo Ayolo. Les spécialistes distinguent deux sortes de monomanies : l'une est instinctive et porte sur des actes instinctifs, automatiques qu'aucun raisonnement ne précède, tandis que l’autre est hystérique.

La campagne tendant à écorner l'image du ministre directeur du Cabinet civil est le parfait exemple de cette monomanie hystérique. La raison de cette hystérie monomaniaque n'est rien d'autre que les sueurs froides que déclenche le survol du tristement célèbre rapace de lutte contre la corruption au-dessus de leurs têtes. L’Opération Epervier serait intéressée par le processus de l'acquisition par l'Etat du Cameroun en 2008 d'une propriété à la Varenne.

Des forts soupçons de surfacturations et autres retro commissions pèsent sur les principaux acteurs de cette transaction opaque. Deux dames auraient été gratifiées de deux appartements achetés au Camp SIC Tsinga à Yaoundé. En quittant Paris en 2015, l’actuel MINREX aurait laissé sur sa table, une pro-forma d'un milliard six cents millions de FCFA adressée par une société pour les travaux de remise en état de cette résidence.

Des sources parisiennes crédibles, ayant une bonne connaissance du dossier parlent d'une vraie « maison des horreurs ». D’abord, il faut préciser qu'elle est à deux heures de Paris. Ensuite, elle est construite dans une zone marécageuse, le sous-sol serait toujours inondé. Elle présenterait de nombreuses malfaçons. Par ailleurs, les services techniques de la mairie de cette bourgade, appelés pour éclairage, révéleront très embarrassés l'aspect insalubre, la dangerosité du site, ainsi que le respect des normes élémentaires d'urbanisation en vigueur en France. A cela, il faut ajouter les réserves émises en matière de sécurité par le Quai d'Orsay. En effet, pour assurer la sécurité des édifices diplomatiques, il leur est suggéré des arrondissements huppés (16ème et 8ème). En attendant qu'éventuellement la justice se penche sur ce cas, il faudrait très sérieusement envisager la vente de cette résidence, véritable tonneau des Danaïdes.

Il est également attendu que l'Etat du Cameroun alloue au nouvel ambassadeur, des moyens pour se doter d'une résidence digne de sa fonction de représentation, répondant aux critères élémentaires de standing et de sécurité. Il faudrait dans un premier temps, lui donner les moyens de louer un hôtel particulier comme l'avait fait en son temps, l'ambassadeur Mvondo Ayolo.