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AFRIQUE

Conférence participative à Djambala : Christel Sassou N’Guesso dévoile son programme de formation agricole


Alwihda Info | Par Olive Jonala - 17 Juillet 2018 modifié le 17 Juillet 2018 - 19:47

En partenariat avec la Banque Africaine de Développement (BAD) et le Maroc, la Fondation Perspectives d’Avenir va mettre en œuvre un programme de formation des coopératives de tous les départements du Congo. L’annonce a été faite par Denis Christel Sassou N’Guesso, au cours de la conférence participative organisée par « l’Initiative le Congo que nous voulons », le 14 juillet dernier à Djambala.


Denis Christel Sassou N'Guesso exposant sa vision sur le Congo.
Denis Christel Sassou N'Guesso exposant sa vision sur le Congo.
Après les conférences participatives de Brazzaville et de Pointe-Noire, en mai dernier, « l’initiative le Congo que nous voulons » a mis le cap sur Djambala, capitale départementale des Plateaux située dans la partie septentrionale du Congo à près de 350 km de Brazzaville, pour échanger avec la population locale autour des thématiques portées sur la politique agricole et ses enjeux, la culture et art puis la politique de décentralisation au Congo.

Au cours de cette troisième conférence participative placée sous le thème " Politique agricole et ses enjeux-culture et art au Congo", le Parrain de « l’Initiative le Congo que nous voulons » a présenté son œuvre « Ce que je crois » dans lequel, il a exposé sa vision pour le Congo. Avant de parler de son ouvrage, l’auteur a fait un rappel pédagogique de ce qu’est « l’Initiative le Congo que nous voulons ». Cette initiative, a-t-il indiqué, est une plateforme d’échange et de débats sur les problèmes qui minent le Congo dans toute sa diversité. Et de préciser « à l’issue des tournées prévues dans l’ensemble des départements du pays, les organisateurs de cette initiative vont rédiger un document qu’ils vont remettre au président Denis Sassou N’Guesso.

Denis Christel Sassou N’Guesso a saisi cette occasion pour informer la population locale sur le programme de formation agricole que sa fondation mettra en œuvre, en partenariat avec la Banque Africaine de Développement (BAD) et le Maroc. Il a expliqué que cette formation serait mise à la disposition des coopératives des différents départements du Congo tout en soulignant que, les plateaux, département à vocation agricole, seront au cœur du travail qui sera réalisé dans le cadre de ce programme de formation.

Des panels de haute facture

Avant le débat, le coordonnateur de « l’initiative le Congo que nous voulons », Ibam Ngambili Exaucé, a souligné d’un trait les différents défis à relever en organisant ce genre de réflexions. « Notre défi actuel est d’aller vers une économie diversifiée et florissante. Le peuple peut-il relever ce défi ? Non si la politique agricole n’est pas efficace,… et si les véritables structures agricoles ne sont pas mises en place. Oui si nous poursuivons avec ce genre de réflexions et que nous appliquons de bonnes recommandations qui seront retenues après que chacun de nous ait fait part de ses aspirations. » s’est-il interrogé.

La série des communications a été ouverte par la leçon inaugurale portant sur « la culture et les arts au Congo » développée par le professeur Mukala kadima Nzuzi, professeur à l’Université Marien Ngouabi. Plaçant « La culture congolaise entre héritage africain et modernité », l’orateur s’est réjoui du paysage culturel congolais qui « demeure articuler à son propre imaginaire » malgré les multiples assauts de la mondialisation. Son idéal est de voir le chercheur congolais être doté de grands moyens pour qu’il accède à l’excellence.

« La question agricole en République du Congo » a été abordée par le président du conseil départemental de la Bouenza et Enseignant à l’Université Marien Ngouabi, Fulgence Mouangou. Pour lui, cette question s’est toujours posée au Congo en termes d’abondantes ressources naturelles et agricoles. Allusion a été faite à la pomme de terre de Djambala et Lekana qui a participé à l’effort de guerre du deuxième conflit mondial. Pour étayer sa réflexion, il s’est appuyé sur certaines actions gouvernementales à l’instar du projet de nouveaux villages agricoles et du financement de l’agriculture au moyen du fonds de soutien à l’agriculture.

Pour sa part, Madame Nefer Bertille Ingani, ministre en charge de la promotion de la femme, s’est appesantie sur « le rôle de la femme dans le développement agricole. » Dans son exposé, elle a plaidé pour que le fonds de soutien à l’agriculture ait un guichet unique pour que toutes les catégories sociales puissent en bénéficier et a salué les efforts du gouvernement en matière de politique agricole. Son vœu le plus ardent, c’est la création d’une loi relative à l’accès effectif des femmes à la terre.

La série de communication a été bouclée par l’exposé du Vice-Maire de Brazzaville, Guy Marius Okana qui a porté sa réflexion sur « la politique de décentralisation au Congo. » Il a déploré le fait qu’au Congo, le transfert des compétences ne se soit pas fait correctement.

Certains témoignages ont décrié certains maux qui minent le développement agricole du Congo. Pour le cas de Djambala, Yves Deschamps, un ressortissant camerounais a noté le manque de volonté politique pour booster le développement agricole.La conférence participative de Djambala a été également marquée par une exposition des produits agricoles et artisanaux.

A noter que, « l’initiative le Congo que nous voulons » n’est pas un parti politique moins un courant, mais une initiative portée par les jeunes venus de divers horizons. Cette initiative a été lancée, le 2 mai dernier à Brazzaville.