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AFRIQUE

Côte d’Ivoire/Valorisation de la pomme d’anacarde : A la découverte de ses larges opportunités alimentaires


Alwihda Info | Par Narcisse Yao - 27 Mars 2018 modifié le 27 Mars 2018 - 12:35


Côte d’Ivoire/Valorisation de la pomme d’anacarde : A la découverte de ses larges opportunités alimentaires.
Côte d’Ivoire/Valorisation de la pomme d’anacarde : A la découverte de ses larges opportunités alimentaires.
« La pomme d’anacarde ne doit plus être rejetée à la récolte. Elle doit être valorisée comme cela se fait au Brésil. Car, elle offre beaucoup d’opportunités alimentaires et peut par conséquent être génératrice de revenues pour les producteurs ».

Telle est la déclaration faite le 22 mars à Abidjan-Cocody, par Veerle Van Waesberghe, chargée de mission, responsable Transfert de savoirs et compétences, Développement des espaces économiques et naturels de Taï et Comoé (Profiab). C’était au cours d’une conférence de presse de présentation des atouts de la pomme d’anacarde.

Organisée par la Coopération internationale allemande basée en Côte d’Ivoire (GIZ), en partenariat avec le Conseil du coton et de l’anacarde, cette rencontre avec les hommes de médias s’est déroulée autour du thème : « La valorisation de la pomme d’anacarde, sa transformation et les opportunités pour une agriculture durable et génératrice de revenus dans les localités de production ».

Ainsi, Veerle Van Waesberghe a relevé que la pomme d’anacarde offre toute une panoplie de dérivés à la transformation. A savoir, les confitures, les bonbons, les gâteaux, du jus, du vin, de la bière, de la liqueur, de l’aloco (mets issu de friture), etc.

Séance tenante, la conférencière a fait déguster ces produits sus-cités issus de la transformation de la pomme d’anacarde aux journalistes. Afin qu’ils s’en rendent compte de la réalité et relaient cette information auprès de la population.

La chargée de mission, responsable du Profiab a, en outre invité à effacer le préjugé sur la toxicité de la consommation de la pomme d’anacarde en association avec certains aliment dont, notamment, le lait. Elle a été appuyée dans ses dires par un consultant anacarde brésilien, Rodrigo Diognes. Qui a soutenu que la consommation de la pomme d’anacarde avec d’autres produits est sans conséquence sur la santé de ses compatriotes.

Soulignant qu’elle est guidée par un souci de voir augmenter le revenu des producteurs, à travers cette démonstration du potentiel de la pomme d’anacarde, Veerle Van Waesberghe a signifié qu’une quinzaine de femmes productrices ont bénéficié d’une formation sur la transformation du 19 au 22 mars.

Elle a lancé un appel aux investisseurs à saisir cette opportunité pour la transformation de la pomme d’anacarde en Côte d’Ivoire, en vue de créer des emplois et de la valeur ajoutée pour les producteurs.

Signalons que la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial de noix de cajou devant l’inde, avec 700 mille tonnes en 2017. Le profib est qui financé par le GIZ soutient quatre filières (anacarde, oignon, cacao, manioc). Son objectif est que les acteurs des chaînes de valeur appliquent des approches innovantes, écologiquement durables, qui augmentent leurs revenus sans risque pour la biodiversité.