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AFRIQUE

Crise en RCA : le Tchad a pris part au sommet de la CIRGL


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 17 Septembre 2021

Le président du Conseil militaire de transition (CMT), Mahamat Idriss Deby, a pris part le 16 septembre au mini-sommet de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL), axé sur la situation politique et sécuritaire en République centrafricaine.


C’est en observateur averti de la crise centrafricaine et ses lourdes répercussions sur le Tchad, depuis son déclenchement, que le président du CMT a fait le déplacement de Luanda, pour participer activement aux travaux des chefs d’Etat des pays membres de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL), à l’effet d’aider les frères ennemis centrafricains à fumer le calumet de la paix. Outre le président tchadien, l’ouverture des travaux a vu la présence des présidents angolais, Joao Manuel Goncalves Lourenço, congolais Denis Sassou-N’guesso, centrafricain, Faustin Archange Touadéra et du président de la Commission de l’Union Africaine, Moussa Faki Mahamat ainsi que des représentants des chefs d’Etat des pays membres de la CIRGL.

La cérémonie d’ouverture des travaux a été marquée par quatre interventions. Plantant le décor, Joao Manuel Goncalves Lourenço, président de la République d’Angola et président en exercice de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) dira que la guerre est destructrice, mais la paix est source de bonheur et développement de tout pays. Il exhorte les Centrafricains à sceller la paix de braves pour s’attaquer au seul combat qui vaille, celui de hisser leur pays, au rang des nations qui prospèrent. Joao Manuel Goncalves Lourenço devait par la suite plaider pour la levée de l’embargo sur les armes en RCA afin de permettre aux forces défense et de sécurité d’avoir une capacité réelle de dissuasion contre les forces du mal.
Intervenant pour la circonstance, le président en exercice de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), le chef de l’Etat congolais Denis Sassou-NGuesso a déclaré en substance que le moment est venu pour tous les acteurs sociaux et politiques centrafricains de regarder ensemble dans la même direction pour bâtir dans la paix et la sécurité leur cher et beau pays.

Pour sa part, le Pr Faustin Archange Touadéra, président de la République centrafricaine se dit ouvert à toutes les options devant ramener la paix et la quiétude sociale dans son pays. Il a salué de manière particulière l’implication sans commune mesure de l’Angola pour le retour de la paix dans son pays. Le président de la Commission de l’Union Africaine, Moussa Faki Mahamat dira sans détour que le temps des paroles est révolu en RCA. Pour sortir ce pays de l’enlisement actuel, il propose quatre exigences essentielles : sortir le pays du marasme ; mettre la RCA à l’abri des interférences extérieures ; rejet total de la violence sous toutes ses formes et enfin, l’inclusion comme seule voie du salut pour la RCA. L

es chefs d’Etat se sont ensuite retirés à huis-clos pour examiner entre autres, le rapport sur la mise en œuvre des décisions du Mini-Sommet du 20 avril dernier ainsi que la feuille de route pour la paix en République Centrafricaine, une feuille de route élaborée par l’Angola et le Rwanda. Pays limitrophe de la RCA, le Tchad partage un destin commun avec le pays de Barthélemy Boganda depuis des temps immémoriaux. Actuellement, cinq provinces du Tchad abritent des camps des réfugiés centrafricains qui vivent en assez bonne intelligence avec leurs frères tchadiens. Il s’agit du Logone Oriental, du Mandoul, du Moyen-Chari, du Salamat et la ville de N’Djaména.