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ANALYSE

Crise sécuritaire dans le Pool : RFI et Amnesty tiennent à voir le Congo basculer dans l’horreur


Alwihda Info | Par Claude Dinard Vimont, Analyste politique - 19 Avril 2016

A la manière de la « Radio milles collines » au Rwanda, Radio France Internationale (RFI), s’est offert le rôle de maitresse de l’intox et de la confusion. A travers des reportages biaisés et orientés, cette radio française a tenté en vain de pousser les Congolais à la révolte pendant tout le processus électoral. Maintenant, elle a pris à bras le corps, l’opération menée par l’armée et la police dans le Pool pour espérer en faire une source d’angoisse au peuple Congolais.


Alors qu’une mission humanitaire menée par Caritas n’avait même pas encore rendu public son rapport, la radio française a trouvé mieux de prendre appui sur un rapport fictif qu’aurait écrit Amnesty international – son partenaire de l’intox – pour tenter de faire l’idée d’un massacre de civiles dans le département du Pool.

Le deal RFI-Amnesty et autres déstabilisateurs du Congo et de l’Afrique est tellement grossier que l’ONG de référence pour la radio française n’est même pas arrivée au Congo, et donc, n’a pas été dans le Pool. Rfi ne parle du rapport de Caritas que quand elle cite le ministre de la communication, Thierry Moungalla, alors que cette ONG internationale sort du terrain. Elle a pu se rendre entre jeudi et dimanche dernier à Nkoué, Mayama centre, Kindamba centre. Et, rapportant les données du terrain, elle parle d’aucune victime civile et de près de 250 déplacés. Malheureusement, cette vérité plutôt tangible est mise en doute par Rfi.

Sulfureuse, comme à son habitude, Amnesty international a toujours eu des rapports biaisés sur tous les pays africains. Rapports qu’il dresse depuis l’occident sur base de délations. Aussi, affirme-telle, avoir « compilé de nombreux témoignages des populations des localités touchées qui ont fui soit en brousse soit vers Brazzaville ou d'autres villes » dans le Pool. Elle est relayée par son partenaire, Rfi qui cite abondamment ce fameux rapport compilé, faisant état d’«au moins 30 morts ».

D’ailleurs, la radio française précise que « ce chiffre doit être pris avec beaucoup de précautions en raison du manque de témoin », comme si elle était obligée de se précipiter à publier un rapport rédigé en l’absence d’un support crédible.

Amnesty a affecté sa crédibilité dès lors où elle croit régler des comptes aux dirigeants africains qui ne lui plaisent pas, en adoptant des positions politiques sur le respect des droits de l’homme, qui sont devenus son fonds de commerce. Ainsi, se croyant la meilleure organisation de défense des droits de l’homme au monde, Amnesty international a trouvé en son partenaire, pyromane, Rfi, une vraie porte-voix de la désinformation et de l’intox sur le continent africain et au Congo, notamment.

Tout cet amalgame crée et entretenu obéit à un plan : faire passer Ntumi et tous ceux qui soutiennent ces actes terroristes pour des victimes. En effet, sur les antennes de Rfi, un membre de la milice de Ntumi, Patrick Tondeau a, pourtant, reconnu qu’ils [les miliciens de Ntumi] ont riposté aux tirs des forces publiques à Nsoumouna qui est une base de commandement de Ntumi. Ces bases sont aussi installées dans d’autres villages comme Mayama, Kimba et Kindamba, des cibles visées par l’opération conjointe-armée-police.

Si Ntumi était en France, il aurait été présenté au monde comme un terroriste. Il en va de la responsabilité de l’Etat dont le rôle est de protéger les populations, restaurer et faire respecter son autorité. Mais, parce que Rfi, Amnesty international et comparses ne veulent pas de Sassou au pouvoir au Congo, Ntumi est donc, à leurs yeux, une victime à protéger.

En 1993, aux USA, les autorités américaines, confronté au même genre de problèmes avaient fait usage de la force armée pour venir à bout du pasteur d’une église, ainsi que plusieurs jeunes gens, qu’il avait armés, à Waco, pour défier l’autorité de l’Etat.

L’opération qui se mène dans le Pool vise des zones ciblées et répond à la volonté de l’Etat à rétablir l’ordre et la sécurité là où ils sont perturbés. L’invention des artifices de toutes sortes pour fragiliser l’autorité de l’Etat et couvrir un sanguinaire dont la barbarie est avérée, n’auront pas d’effet sur cette opération dont les populations du Pool ont tant grand besoin.