Accueil
Envoyer à un ami
Imprimer
Grand
Petit
Partager
AFRIQUE

Début de la phase d’indemnisation des victimes des violences politiques de 2005 au Togo dans l’Ogou


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 8 Mai 2018 modifié le 8 Mai 2018 - 11:17


Marche du CAP 2015 à Atakpamé pour dénoncer la violence et l’impunité du sinistre Major Kouloum | Capture d’écran : LeTogovi
Marche du CAP 2015 à Atakpamé pour dénoncer la violence et l’impunité du sinistre Major Kouloum | Capture d’écran : LeTogovi
Lomé - Après les indemnisations, il y a quelques semaines, des victimes vulnérables et celles non-vulnérables de 2005 dans les régions Maritime, Plateaux Ouest et Est, le Haut-Commissariat à la réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN) se trouve depuis ce lundi 7 mai dans la région des plateaux à travers quatre (04) préfectures dont celle de l’Ogou avec comme chef-lieu Atakpamé,

Selon le HCRRUN environ 476 personnes seront servies dans cette ville qui a été le théâtre de violences pendant les évènements de 2005.

Suivront celles des préfectures du Wawa le 16 mai (43 victimes), la préfecture d’Amou (63 victimes), le jour suivant. Les victimes de la préfecture de l’Akébou vont clôturer cette phase des indemnisations dans la région des plateaux.

A la cérémonie d’ouverture, la présidente du HCRRUN, Awa Nana Daboya a laissé entendre que « cette opération consiste à prendre en compte les cas les moins urgents ». A l’endroit des victimes, elle a insisté sur la disposition des cartes d’identités nationales des concernés afin de faciliter la réception des indemnisations. Elle a enfin ajouté que la vraie réparation provient du cœur et que celle-ci est un geste symbolique permettant aux victimes de faire table rase du passé.

En sa qualité de personne ressource au HCRRUN, l’ancien Premier ministre Joseph Kokou Koffigoh a rappelé qu’Atakpamé fut l’une des villes meurtries par les violences politiques qui ont secoué le Togo en 2005. Il a exhorté les uns et les autres au pardon mutuel et à travailler ensemble pour bâtir un Togo nouveau.

Cette étape des indemnisations a été placée par l’évêque d’Atakpamé sous la protection Divine. Pour Mgr Nicodème Barrigah-Benissan, cette démarche des plus hauts dignitaires du pays est un signe d’apaisement et de douceur qui témoigne de leur volonté de réconcilier tous les fils et filles de ce pays.

Rappelons que la phase d’indemnisation des victimes des violences politiques au Togo (de 1958 à 2005) est l’une des recommandations formulées par la Commission Vérité Justice et Réconciliation (CVJR) aux autorités en place pour apaiser les cœurs. Pour mener à bien cette noble mission, le gouvernement a alloué une enveloppe financière de 2 milliards de FCFA au HCRRUN en vue de faire face aux indemnisations des victimes.