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EUFOR: première mission au Tchad pour les forces spéciales belges


Alwihda Info | Par - ҖЭBIЯ - - 11 Septembre 2008

"Nous sommes concentrés sur la zone frontalière, mais sans la franchir, à la recherche de renseignements" au profit de la force européenne au Tchad et en République centrafricaine, l'EUFOR Tchad-RCA, a résumé le major qui commande ce détachement et qui a requis l'anonymat, fidèle à la tradition de secret dont s'entoure le groupe des forces spéciales (SFG) de l'armée belge. Cette petite unité, stationnée à Flawinne (Namur) a déployé au Tchad 22 de sa centaine de membres, dont deux de ses dix "équipes", forte chacune de six personnes. Il s'agit du premier déploiement des forces spéciales (SF) belges en tant qu'unité constituée, a expliqué ce major.


EUFOR: première mission au Tchad pour les forces spéciales belges

Par RTL Info.be

Première mission au Tchad pour les forces spéciales belges


Le ministre belge de la Défense, Pieter de Crem, est allé ce jeudi à la rencontre des militaires belges engagés dans la mission européenne au Tchad, dont des membres des forces spéciales, une unité d'élite, qui procèdent à des reconnaissances jusqu'à proximité de la frontière soudanaise et de la province du Darfour.

"Nous sommes concentrés sur la zone frontalière, mais sans la franchir, à la recherche de renseignements" au profit de la force européenne au Tchad et en République centrafricaine, l'EUFOR Tchad-RCA, a résumé le major qui commande ce détachement et qui a requis l'anonymat, fidèle à la tradition de secret dont s'entoure le groupe des forces spéciales (SFG) de l'armée belge. Cette petite unité, stationnée à Flawinne (Namur) a déployé au Tchad 22 de sa centaine de membres, dont deux de ses dix "équipes", forte chacune de six personnes. Il s'agit du premier déploiement des forces spéciales (SF) belges en tant qu'unité constituée, a expliqué ce major.

Ces deux équipes SF passent plus de la moitié de leur temps "à l'extérieur" du cantonnement de l'EUFOR installé à Abéché (est du Tchad), dans la zone de déploiement des troupes européennes, souvent à plusieurs jours de - très mauvaise - route.

Leur mission sont la «surveillance» de la zone, où pullulent des groupes rebelles tant tchadiens que soudanais, souvent appuyés par l'"autre" gouvernement, et se livrent à des missions de renseignement.

Les SF ont ainsi constitué, pour les forces «conventionnelles» de l'EUFOR qui terminent leur déploiement, entamé en février, des dossiers sur les itinéraires praticables en cette fin de saison des pluies, sur les sites d'atterrissage ainsi que sur les villes de la région. Ces dossiers reprennent les forces en présence - gouvernementales, des différents mouvements rebelles ou milices -, les responsables locaux de la région et ceux des organisations internationales ou non gouvernementales venant en aide aux réfugiés.

Agissant sous mandat de l'ONU, l'EUFOR et ses 3.700 hommes - dont 2.100 Français - a en effet pour mission principale de protéger les réfugiés soudanais du Darfour, ainsi que les déplacés tchadiens et centrafricains, soit plus de 450.000 personnes, dans l'est du Tchad et le nord-est de la Centrafrique.

Le "Task Group" des forces spéciales belges agit de concert avec ses homologues français et autrichiens, les SF suédoises étant arrivées au terme de leurs six mois de mission. Il a cependant surtout été engagé dans le secteur nord de l'EUFOR, pour préparer l'arrivée d'un bataillon polonais.

"Grâce à notre équipement (GPS et images satellites), il est à peu près impossible de franchir la frontière" avec le Soudan, a assuré le commandant de détachement, dans une allusion à l'incident frontalier qui avait coûté la vie à un soldat français, abattu par des Soudanais, lors de l'arrivée de l'EUFOR.

Pour mener à bien leurs missions dans un environnement aussi inhospitalier que l'est du Tchad - une région semi-désertique qui reverdit à chaque saison des pluies, de juin à fin septembre -, les SF ont eu recours au système D et modifié certains véhicules standards de l'armée.

Ils ont ainsi montré à M. De Crem et aux journalistes qui l'accompagnent un camion léger Unimog quasi-transformé en canonnière par le montage de quatre armes puissantes: un lance-missile anti-char Milan, une mitrailleuse .50 de 12,7mm, une MAG de 7,62 mm et une Minimi de 5.56 mm.

Ils ont aussi allègrement démonté les portières d'un nouveau véhicule LMV (Light Multirole Vehicle) pour pouvoir installer une Minimi, servie par le convoyeur, ...au mécontentent des services de gestion du matériel à Bruxelles.


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