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AFRIQUE

La barbarie des armes  : Une école de prise des pouvoirs en République Centrafricaine  ?


Alwihda Info | Par Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG - 8 Août 2013 modifié le 8 Août 2013 - 23:41


Des hommes armés de la seleka patrouillent dans les rues de Bangui, le 26 mars 2013. REUTERS/Alain Amontchi
Des hommes armés de la seleka patrouillent dans les rues de Bangui, le 26 mars 2013. REUTERS/Alain Amontchi
Si l’école est une source d’instruction qui permet naturellement aux hommes d’acquérir les connaissances afin servir positivement la Nation.

Selon les partisans de « l’école de la barbarie des armes » la frappe des armes est l’unique moyen d’expression de leurs connaissances.

Dans le cadre de l’intérêt que porte cette analyse qui présente une sensibilité avérée, il très important en amont de m’interroger sur certains concepts qui peuvent m’aider d’examiner avec objectivité cette pathologie humaine de la folie des armes.

Fort ce qui précède, je poserai la question de savoir qu’appelle ton conflit ? Et guerre ?

La réponse de cette interrogation trouve son fondement dans la mise en évidence des différentes approches définitionnelles qui éclaireront les deux notions.

De manière générale, le conflit est une situation sociale où des acteurs en interdépendance, soit poursuivent des buts différents, défendent des valeurs contradictoires, ont des intérêts divergents ou opposés, soit poursuivent simultanément et compétitivement un même but. 

Tandis que La guerre est un conflit armé opposant au moins deux groupes sociaux organisés. Elle se traduit ainsi par des combats armés, plus ou moins dévastateurs et implique directement ou indirectement des tiers.

Elle qualifie donc tous les conflits, ayant pour principales caractéristiques, la force physique, les armes, la tactique, la stratégie ou la mort de certains de ses participants soldats y compris la population civile.

En revanche, depuis que la République centrafricaine existe dans l’histoire de l’humanité la barbarie des armes à une influence sur le mode d’acquisition des pouvoirs publics.

Les différents coups d’état organisé par les criminels et ennemis de la connaissance rationnelle peuvent confirmer cette affirmation.

Alors d’où vient ce syndrome ? Une telle cause peut être à l’origine de la supériorité des connaissances constructives face à la totologie des armes à cela s’ajoute d’autres raisons suivantes :

La gestion clanique, les différentes oppressions faites sur peuple pendant une décennie par les politiciens de ce pays sont les preuves des indicateurs catastrophiques de la mauvaise gouvernance en République centrafricaine.

En outre, la culture de la grande division enseignée au peuple endosse aussi sa part de responsabilité sur ce sujet.

Après un état des lieux, mon analyse révèle comme bilan« la refondation de la nouvelle classe politique avec des acteurs plus crédible»

Face à la montée négative de l’école de la barbarie des armes comme mode de conquête des pouvoirs publics en RCA, que deviendra alors le destin de l’école de la méritocratie ?

Faut- il seulement avoir à sa guise la force des armes pour obtenir le pouvoir régalien ?

«L’école de la méritocratie des connaissances est le maître de l’école de la barbarie des armes »


Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG
Expert- Analyste en gestion des crises politico- militaires