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AFRIQUE

Le RTSE satisfait de la visite de plaidoyer en faveur de la culture de l’évaluation au Tchad


Alwihda Info | Par - 16 Décembre 2017 modifié le 16 Décembre 2017 - 19:12

L’objectif visé est d’arriver à sensibiliser les décideurs et bailleurs de fonds, et plaider pour la portée de la culture du suivi et de l’évaluation.


Dans le cadre du projet « Peer To Peer » (P2P), le Réseau Tchadien de Suivi-Evaluation (RTSE), un pool d’experts pluridisciplinaires a initié une série de visites de plaidoyer et de sensibilisation pour l’institutionnalisation de la culture de l’évaluation au Tchad, du 11 au 13 décembre 2017, dans les institutions de l’Etat et ses partenaires techniques et financiers. Cette visite s‘inscrit dans la feuille de route du projet (P2P), institutionnalisation de la culture de l’évaluation au Tchad et au Cameroun.

L’objectif visé est d’arriver à sensibiliser les décideurs et bailleurs de fonds, et plaider pour la portée de la culture du suivi et de l’évaluation, moyen pour déterminer la pertinence, l’efficacité et l’impact des financements des projets au Tchad.

Les structures visitées par ledit réseau sont : la Primature, l’Assemblée Nationale, les Ministères de Plan et de l’Economie ; de la Femme et de la Protection de l’Enfant, la Cour des Comptes, le Mécanisme Africain d’Evaluation par des Pairs (MAEP), le PNUD, l’UNICEF, la Banque Mondiale, l’Union Européenne, l’Organisation des Fonds Alimentaire (FAO), la Banque Africain de Développement (BAD), l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la Cellules de liaison des associations féminines (CELIAF), le Centre de Formation et de Développement (CEFOD) et la maison des médias du Tchad (MMT).

Dans les échanges avec les responsables de ces différentes entités administratives, le président du RTSE, Mahamat Djimé Dreni-Mi a tenu à expliquer le contexte de la création d’une structure de suivi-évaluation comme la sienne, ses objectifs, sa mission et également les objectifs du projet P2P.

A la Cour des Comptes, lors des échanges, le président du RTSE a exprimé toute sa gratitude à l’équipe dirigée par le magistrat Hinssou Hara pour des dispositions d’accueil prises et leur attention particulière accordée à cette visite de plaidoyer et de sensibilisation.

Il rappelle que son organisation est née dans un contexte marqué par une dispersion des ressources humaines dans l’exercice de suivi-évaluation, et au moment où la communauté internationale s’active pour faire du suivi-évaluation un métier pouvant mesurer l’impact des investissements pour un résultat escompté des politiques publiques, projets et programmes de développement. C’est le cas de l’organisation continentale (Association Africaine d’Evaluation) et le Réseau Francophone de Suivi-Evaluation (RFE).

Ainsi, a poursuivi le président, le Tchad ne peut rester indifférent des pays qui sont dans la politique de développement à l’horizon 2030.

Le RTSE se fixe comme mission explique Mahamat Djimé, de promouvoir le Développement et la culture de suivi et évaluation ; institutionnaliser le métier de suivi et évaluation au Tchad. Aussi, le réseau projette d'accompagner les acteurs du développement en matière de suivi et évaluation.

Au sujet du P2P, Mahamat Djimet Dreni-Mi a souligné que c’est un projet co-exécuté par les réseaux de suivi et d’évaluation (RTSE et CaDEA) des deux pays notamment le Cameroun et le Tchad.

Ce projet financé par l’organisation internationale de coopération en évaluation (IOCE) à hauteur de 4.500.000 Fcfa (un montant partagé entre le Cameroun et le Tchad) met l’accent sur la sensibilisation et le plaidoyer auprès des structures étatiques, privées, ONG nationales et internationales qui mettent l’évaluation des investissements au cœur de leurs actions.

Très satisfait des éclaircissements, le président de la commission économique et finances de la Cour des Comptes, représentant le président de la Cour M. Hinssou Hara a apprécié l’initiative prise par ce pool d’experts pluridisciplinaires dans le domaine de l’évaluation. Il a exprimé son souhait de voir une franche collaboration entre le RTSE et son institution dans un bref avenir afin de relever l’immense défi au pays de Toumaï, le Tchad.

A la Primature, au MAEP et d’autres institutions, la préoccupation est la même. Selon les autorités rencontrées, il est plus important que le Tchad s’en approprie d’une structure spécialisée en suivi et évaluation pour réaliser ses objectifs dans le cadre du Programme National de Développement (PND). « Nous sommes vraiment contents de cette initiative. Il est nécessaire d’encourager le RTSE dans ses actions. Car, nos plus hautes autorités aiment des structures spécialisées en évaluation pour réaliser les objectifs du PND », a lâché un conseiller du secrétaire général à la Primature tout joviale.

Le conseiller à la commission des infrastructures, aux transports, à l’urbanisation et à l’habitat, M. Beralngar Guy, représentant son collègue de la commission économique et budgétaire, a quant à lui rassuré que le gouvernement appuiera les actions du réseau à travers le ministère du plan et de l’Economie. Car justifie-t-il, « nous au niveau de la Primature, nous contrôlons les actions gouvernementales. Nous ne pouvons que nous réjouir et au besoin chercher à vous appuyer par le ministère le mieux indiqué ». Il a ajouté que la Primature plaidera le sort du RTSE auprès de la haute hiérarchie afin de l’impliquer activement dans le suivi et l'évaluation des politiques et actions gouvernementales.

A la fin des audiences accordées, le président du RTSE Mahamat Djimé Dréni-Mi n’a pas caché sa satisfaction. « nous venons de finir une série de visites de plaidoyer. Comme vous le constater, le besoin est exprimé un peu partout, là où nous, nous sommes rendus. Ce qui explique que le suivi et l’évaluation constituent une préoccupation majeure de la politique de nos gouvernants. Les responsables des structures rencontrées affichent leurs volontés de nous accompagner et collaborer avec nous. Donc, nous ne pouvons qu’être satisfaits du plaidoyer dans le cadre du projet P2P. Brièvement, les objectifs visés par le réseau avec l’appui financier de l’IOCE à travers ce projet sont atteints. Nous allons voir dans quelle condition nous pouvons élaborer la collaboration avec les institutions », a-t-il laissé entendre. Il est à noter que des conseils et orientations ont été donnés par le conseiller Beralngar Guy dans le sens du partenariat.

Djimet Wiche Wahili
Journaliste, directeur de publication. Tél : +(235) 66304389 E-mail : djimetwiche@gmail.com En savoir plus sur cet auteur