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ANALYSE

Le Tchad et les tchadiens sont pris en otage par les immigrés


Alwihda Info | Par - 27 Novembre 2014 modifié le 27 Novembre 2014 - 15:15

Dans la capitale comme dans le reste du pays, des jeunes immigrés sans papiers polluent les villes à la recherche de travail. Ils constituent un sérieux poids démographique pour le Tchad et les autorités en charge de l’immigration ne voient pas les choses sous cet angle.


photo alwihda
photo alwihda
Le Tchad est l’un des pays d’Afrique Centrale où l’immigration n’est presque pas contrôlées par les autorités. Les frontières sont ouvertes à tous les aventuriers d’Afrique de l’Ouest, de Centre, de l’Est et d’ailleurs. Dans la capitale comme dans le reste du pays, des jeunes immigrés sans papiers polluent les villes à la recherche de travail. Ils constituent un sérieux poids démographique pour le Tchad et les autorités en charge de l’immigration ne voient pas les choses sous cet angle. Conséquence, les prix de locations et les denrées de premières nécessités augmentent de façon vertigineuse dans toutes les villes, l’étau se resserre de plus en plus en plus sur l’accessibilité aux emplois des jeunes, l’aiguille du baromètre de criminalité est au rouge… et les citoyens tchadiens sont les principales victimes. Le nombre des immigrés augmente presque chaque jour. Le Gouvernement tchadiens rate sans cesse de pédale quant aux mesures de sécurité et de la cherté de vie pour la survie de ces concitoyens sans se faire à l’idée que la cause de ces phénomènes est le surpoids démographique occasionné par le chiffre important des immigrés dans le pays. Les exemples ne manquent pas dans le monde et la preuve est que les tchadiens les vivent déjà au quotidien.
Tout à commencé en 2004, après l’exploitation des ressources minières du pays, en particulier le pétrole. Les tchadiens commencent à voir un changement dans leur mode de vie parce que le nombre des immigrés dominé par les ressortissants d’Afrique de l’ouest s’explose au pays. Les immigrés se sont très vite adaptés et exploitent des domaines plus ou moins méconnus des tchadiens comme : la boucherie, le coupe des ongles, le coupe de bois, la cordonnerie, la coiffure... Pour la grande partie, les immigrés font ces métiers de façon ambulante et échappent à la fiscalité, notamment les impôts, qui en principe, contribueraient à renforcer le trésor public et les taxes communaux.  Ils sont des hommes à tout faire et sou-facturé. C’est un véritable manque à gagné pour le pays, pourtant les tchadiens supportent les poids démographique de ces derniers au quotidien. Quelque part, ces hommes avec des identités douteuses constituent une sérieuse menace pour la sécurité nationale. La police nationale semble être débordée par ce phénomène et les patrouilles initiée par la Direction Générale de la police dans les différentes villes du pays, ont atteint leurs limites sans résultats concrets. « Nous avons de moyens matériels et humains appropriés de réglementer de façon efficace et effective ce phénomène de l’immigration dans le pays, mais les autorités supérieures hésitent de nous donner le feu vert parce qu’elles craignent, semble-t-il, des tournures diplomatiques… », a témoigné un cadre de la Direction de l’Emigration et l’Immigration. Combien de temps encore les tchadiens vont-ils tenir ?
Dans le lot des immigrés, on bute sur les chinois qui sont presque omniprésents dans tous les chantiers du pays et n’épargnent pas, non plus, les petits commerces. De très belles interrogations s’imposent : ces ressortissants de Chine au Tchad, ont-ils remplis les formalités de cartes de séjours ? Le motif de leurs arrivés au pays est-il validé par les autorités tchadienne en charge de l’immigration ? La Direction de l’immigration détient-elle un chiffre exact de ces chinois sur le territoire tchadien ? L’immigration au Tchad en générale semble être un domaine le moins cadré par le gouvernement et les conséquences commencent par tomber de partout et dans tous les domaines. Le plus visible, est le métissage forcé de nos cultures. Dans quelques années, nos enfants parleront chinois, haoussa, sango, malingué… au détriment de nos langues nationales. C’est le pire métissage que le Tchad va bientôt connaitre. Les tchadiens perdent à petit feu leur identité socioculturelle et le Gouvernement porte l’entière responsabilité.
 

Mahamat Ramadane
Journaliste-reporter Alwihda Info. Tél : +(235) 63 38 40 18 En savoir plus sur cet auteur


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