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AFRIQUE

Le gouvernement togolais donne feu vert à l’opposition pour sa manifestation du 13 janvier


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 8 Janvier 2018


Mains levées, quelques manifestants essaient d’entamer une marche avant d’être dispersés à Lomé, Togo, 19 août 2017. (VOA/Kayi Lawson)
Mains levées, quelques manifestants essaient d’entamer une marche avant d’être dispersés à Lomé, Togo, 19 août 2017. (VOA/Kayi Lawson)
Lomé, le 08 janvier 2018- Le ministère de l’administration territoriale a donné à l’opposition l’autorisation d’organiser sa manifestation prévue pour le 13 janvier 2018. L’annonce a été faite par le ministre en charge de la gestion des manifestations publiques, Payadowa Boukpessi, le 6 janvier dernier au cours d’une rencontre avec la presse à son cabinet à Lomé.

Pour le ministre de l’administration territoriale, « la loi est là pour accompagner ceux qui la respectent », mais « ceux qui s’en écartent devront assumer leurs actes ». « Cela signifie qu’aucun dérapage ou changement d’itinéraire ne seront tolérés », a précisé le ministre Payadowa Boukpessi.

Cette information vient donc taire les rumeurs sur les réseaux sociaux faisant état d’une probable interdiction par le gouvernement de la marche de l’opposition à cette date. Par cette décision, le gouvernement veut démontrer qu’il reste toujours attaché aux principes et valeurs démocratiques incarnés par les libertés d’association et de manifestations publiques.

Rappelons que depuis août 2017, une coalition de 14 partis politiques issue de l’opposition organise des manifestations dans le pays pour réclamer le retour à la Constitution de 1992 et le vote de la diaspora. A part quelques incidents, les marches se déroulent dans le calme grâce à une concertation permanente entre les représentants de l’opposition et les autorités chargées d’encadrer ces manifestations.

Depuis le début de cette nouvelle crise politique au Togo, le gouvernement n’a cessé de multiplier les mesures d’apaisement en faveur de l’opposition pour dénouer le conflit. Selon le chef de l’Etat Faure Gnassingbé qui s’exprimait le 3 janvier 2018 dans un discours à la nation, les principales revendications et d’autres sujets devraient être débattus lors d’un prochain dialogue entre la majorité et l’opposition.