Accueil
Envoyer à un ami
Imprimer
Grand
Petit
Partager
AFRIQUE

Le robot PGuard fait respecter le confinement à Tunis


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 19 Avril 2020

Un robot pour faire régner l’ordre pendant le confinement. Pour faire respecter les couvre-feux dans la capitale tunisienne, un agent futuriste patrouille dans les rues. Découvrez PGuard, le robot policier.


Le robot PGuard fait respecter le confinement à Tunis
PGuard, c’est le nom donné à cette invention technologique d’Enova Robotics qui trouve une utilisation étonnante à ce temps de propagation pandémique. Grâce aux avancées technologiques, de plus en plus de secteurs peuvent se passer d’interactions humaines. Cela est valable tant dans le domaine de la sécurité, de la médecine, que dans le secteur du divertissement. Par exemple, il n’est même plus nécessaire de se rendre dans un casino terrestre pour apprécier les jeux de hasard. Les jeux les plus populaires comme les machines à sous, le poker, ou la roulette sont à portée de main grâce à des sites comme Roulette77.

Une vingtaine de jours après le premier cas confirmé en Tunisie, le gouvernement ordonne des mesures de confinement pour endiguer la propagation de l’épidémie de coronavirus. C’est ainsi que depuis le 22 mars dernier, des mesures de distanciation sociales sont observées à travers le pays. Et pour faire régner l’ordre, un robot de fabrication tunisienne patrouille dans les rues de Tunis.


Premier modèle dans la capitale de la Tunisie


Sur une vidéo publiée par le ministère de l’Intérieur le 25 mars 2020, on retrouve le robot pendant l’exercice de ses fonctions. Dans les rues vidées de monde de la capitale tunisienne, il interpelle les individus qu’il croise. Il leur demande une pièce d’identité et un justificatif de leur sortie. Et grâce aux caméras qui lui servent d’yeux, PGuard retransmet les informations qu’il voit vers le centre duquel il est télécommandé par de vrais agents de police. Grâce à cette technologie, les policiers n’ont plus à entrer en contact avec les passants, limitant la propagation du coronavirus.
 

Comment le robot patrouilleur fonctionne


Le premier but de l’introduction d’un tel robot est de diminuer tout contact humain pendant la propagation du Coronavirus. Dans des rues déjà quasi désertes, PGuard permet aux agents de surveillance de voir tout ce qu’il y a sur place sans s’exposer aux risques sanitaires. Le robot est équipé d’une caméra à imagerie thermique pour repérer instantanément les passants. Le fabricant affirme que l’intelligence artificielle de PGuard lui permet d’agir de façon autonome. Mais ce dernier peut également être télécommandé, une fonction que les forces de l’ordre de l’avenue Habib-Bourguiba ont mis à l’épreuve.

À travers un micro, l’agent de police peut donc se faire la voix de PGuard et tenir des conversations avec les passants en téléprésence. Ainsi, les agents peuvent interpeller les personnes concernées et leur rappeler les mesures de confinement en vigueur. Le policier peut demander, par l’intermédiaire du robot, les pièces d’identité d’un individu et pourquoi ce dernier est sorti. Les raisons valables de sortie sont principalement l’achat de produits de première nécessité ou pour des raisons médicales.


D’autres robots de la compagnie Enova Robotics


La compagnie Enova Robotics se présente comme étant le fleuron de l’industrie de l’automatisation en Tunisie et en Afrique. De telles technologies pour limiter la contamination au COVID-19 ne sont aujourd’hui appliquées que dans des pays asiatiques tels que la Chine. Ni l’Europe, ni le continent américain n’avaient encore investi dans ce domaine dans le cadre de la lutte contre le coronavirus. En tant que premier pays africain à avoir adopté cette approche, la Tunisie communique fièrement son potentiel dans le domaine très futuriste de la robotique.

Enova Robotics fournit des clients internationaux notamment dans le domaine de la sécurité. Mais la compagnie travaille également sur des modèles différents de celui de PGuard. Dans le domaine de la santé, d’autres robots munis de caméras thermiques et d’autres fonctionnalités plus avancées sont conçus pour aider le personnel soignant.

Cela représente une avancée importante pour le domaine de la télémédecine en Afrique et permettra entre autres de déterminer si des patients sont infectés par le coronavirus. En vue du taux de contamination particulièrement élevé de la maladie, la téléprésence devient un enjeu important. Cela permet aussi d’aviser pour les crises sanitaires futures.