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AFRIQUE

PRIX DIASPOCAM : Marthe Cécile Micca, meilleur auteur-écrivain 2018


Alwihda Info | Par - 19 Décembre 2018 modifié le 19 Décembre 2018 - 18:16

Le grand show culturel de la communauté camerounaise du promoteur événementiel Franck Ebelle a eu lieu la semaine dernière à Nanterre, en banlieue parisienne.


Les DIASPOCAM ont récompensé une personnalité féminine de grand talent, qui est à son deuxième roman.
Les DIASPOCAM ont récompensé une personnalité féminine de grand talent, qui est à son deuxième roman.
L’édition 2018 du gala annuel des Prix DIASPOCAM, qui récompense les meilleurs talents d’origine camerounaise de la diaspora résidant en France et en Europe, a dévoilé les portes flambeaux de la culture nationale, le 15 décembre 2018. Grand show culturel de la communauté camerounaise, les DIASPOCAM ont eu lieu dans une salle de la ville de Nanterre, en banlieue parisienne. Et pour cette 7ème édition, 19 catégories des différents domaines artistiques et culturels ont été récompensées. Dans la catégorie des meilleurs auteurs écrivains de la diaspora, le choix du public et des membres du jury, s’est porté sur Marthe Cécile Micca. « C'est un heureux privilège pour moi de recevoir une nouvelle fois, une distinction qui m'honore et me conforte dans le choix de mon parcours littéraire », a déclaré la lauréate au terme de sa consécration.
Infirmière résidant en Suisse et native du département du Nyong et Soo, Marthe Cécile Micca, 32 ans, est l’auteur du roman « MBALMAYO, TERRE DE GRÂCES », qui a été dédicacé à Yaoundé en juin dernier à l’hôtel Hilton, en présence du ministre camerounais des Arts et de la Culture, le Pr Narcisse Mouelle Kombi, avec une intervention fort remarquable du Pr Jean Tabi Manga, ancien recteur d’université. Ce dernier avait alors parlé de « MBALMAYO, TERRE DE GRÂCES », comme une œuvre rentrant dans ce que les chercheurs qualifient de Nouveau Roman, dont l’écriture se déploie dans un style de déconstruction qui ne respecte pas beaucoup le canevas scriptural classique. Dans ce livre, on trouve des textes directs, sauvages, éblouissants de vérité, où la jeune écrivaine se fait elle-même le pari de tout décrire et de tout raconter. Cette œuvre littéraire est venue casser l’image de raideur, de rugosité et de division, voire de cruauté qu’une certaine littérature a fait prospérer sur cette cité, qui compte parmi les plus anciennes du Cameroun.
En réalité, les DIASPOCAM ont voulu récompenser une personnalité féminine de grand talent, qui est à son deuxième roman, et dont les postures intellectuelles et politiques, affichées quasi quotidiennement dans les réseaux sociaux, attirent de milliers de lecteurs. La cérémonie des DIASPOCAM était présidée par Sylvestre Onana, le chef de Centre de la communication de l’ambassade du Cameroun en France. Les DIASPOCAM sont une invention du promoteur événementiel camerounais Franck Ebelle.