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AFRIQUE

Procès affaire André Okombi à Brazzaville : l'audience inaugurale consacrée à la présentation de l'accusé


Alwihda Info | Par Olive Jonala - 31 Janvier 2019 modifié le 31 Janvier 2019 - 19:16

Le procès sur l’affaire Okombi Salissa a débuté au palais de justice de Brazzaville ce 31 janvier 2019. L’ancien ministre congolais passé à l’opposition depuis son éjection du gouvernement en 2014 est accusé d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat et détention illégale d’armes et munitions de guerre.


L'accusé Okombi Salissa (devant la barre) et ses temoins
L'accusé Okombi Salissa (devant la barre) et ses temoins
L’audience inaugurale était consacrée à la présentation de l’accusé. Le président de la cour criminelle, Christian Oba, a demandé aussi bien à la partie civile qu’à la défense de faire que ce procès de haute facture se déroule à la satisfaction de l’idéal de justice, exempté de toute passion, sans état d’âme.

Le ministère public a présenté deux témoins sur les neuf cités. Après une pause de quelques minutes, l’audience a repris par la lecture, par le greffier, de l’arrêt du renvoi, lequel notifie les griefs de la chambre d’accusation à l’encontre de l’accusé. Selon cet arrêt, M. André Okombi Salissa est accusé d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat, à la détention illégale d'armes de guerre avec la complicité des autorités gabonaises.

Alors que l’accusé, André Okombi Salissa a réfuté tous les faits qui lui sont reprochées, la défense a soulevé des exceptions, en exigeant la présence devant la barre des présumés complices basés au Gabon, notamment. L’absence de ces complices devait selon la défense conduire à un non-lieu, selon la défense.

Le ministère public et la partie civile ne l’ont pas entendu de cette oreille. Pour eux, l’étape de ce genre d’exception est derrière. Ce débat de « débats stériles qui n’aboutiraient » à rien, ont-ils estimé, en relevant que ce procès ne s’est pas tenu depuis deux ans à cause de ces exceptions.

Au terme de ce long débat, le président de la Cour criminelle, Christian Oba, a suspendu la séance inaugurale.