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Propagation de la haine ethnique : pour une législation coercitive contre le tribalisme au Cameroun


Alwihda Info | Par Think Tank Generation 90 - 2 Mars 2019 modifié le 2 Mars 2019 - 07:01

« … que tous tes enfants du Nord au Sud De l’Est à l’Ouest soient tout amour, Te servir que ce soit leur seul but, Pour remplir leur devoir toujours… », extrait de l’hymne national du Cameroun


Comment comprendre que l’exercice d’une liberté fondamentale soit réprimé alors que la propagation de discours haineux et propres à mettre le pays à feu et à sang est ignorée, sinon encouragée ?

Génération-90 Think –Tank.
Génération-90 Think –Tank.
Un péril grave menace le Cameroun : l’expression d’une certaine haine contre des groupes ethniques que certains nomment « tribalisme ». Il fait peser sur notre pays des risques incalculables. Nous interpellons ici les gouvernants, la classe politique, la société civile et l’ensemble de nos compatriotes sur les dangers que représente ce fléau pour notre pays et son avenir.

I- Les faits

Dans le contexte d’une élection présidentielle grotesque, et alors que le pays se trouve déjà profondément divisé par la guerre absurde et extrêmement meurtrière qui ravage les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, un lourd climat, sans précédent, de propagation des discours de haine tribale et de tentative d’instrumentalisation du fait ethnique bat son plein dans notre pays le Cameroun. Cette atmosphère a des précédents dans notre histoire politique récente. Citons-en quelques-uns :

Quand les luttes estudiantines éclatent sur le campus de Ngoa-Ekellé en Avril 1991, le régime dictatorial de Paul Biya, dépassé par l’ampleur de la fronde et incapable d’apporter des réponses à la crise, crut bon de créer une milice d’auto-défense armée sur des bases essentiellement ethniques, pour  « neutraliser » les contestataires du « Parlement Estudiantin », présenté comme des «Anglo-Bamilekés». Les populations dites « autochtones » du quartier Obili à Yaoundé furent mises à contribution et instrumentalisées pour traquer et séquestrer les contestataires, dont certains furent enfermés et torturés des semaines durant dans des domiciles privés de dignitaires « autochtones » soutenant le régime, tels un certain Manda Fils, de triste mémoire.

En Octobre 1992, le Cameroun connut sa toute première élection présidentielle pluraliste dans un climat de tension ethnique orchestrée par le régime. Paniqués par la peur de perdre le pouvoir, des dignitaires du régime initièrent une impitoyable chasse à l’Homme contre des citoyens appartenant à certains groupes ethniques dans les régions du Centre, du Sud et de l’Est. Le candidat de l’opposition démocratique remporta ladite élection, mais sa victoire fût confisquée par le pouvoir dictatorial de Paul Biya. Des tracts d’une rare violence circulèrent alors à Yaoundé et ailleurs, pour demander aux Bamilékés, soupçonnés d’être acquis à l’opposition et d’avoir voté pour elle, de « rentrer chez eux ». Un climat de peur s’en suivit et des violences interethniques eurent lieu à Yaoundé, Ebolowa, Sangmelima, et Mbalmayo, pour ne citer que ces villes, poussant des citoyens à retourner dans des localités supposées appartenir à leurs régions d’origine.

À la suite des élections municipales de 1996, le Social Democratic Front (SDF) rafla toutes les communes de la ville de Douala. Les tenants du pouvoir antidémocratique, organisèrent des marches de protestation pour réclamer que les citoyens aillent se porter candidats dans leurs «régions d’origine».

Nous ne pouvons ne pas rappeler qu’en Mai 2018, un groupe de chefs traditionnels se réclamant du Canton Bell à Douala, ont saccagé avec une rare violence, un chantier de construction d’un monument dédié à Ruben Um Nyobè, leader de la lutte pour la libération nationale, sous le prétexte que l’ancien Secrétaire Général de l’UPC n’est pas originaire de Douala. Voilà donc notre Héros National, un Homme qui a donné sa vie pour nous, pour la souveraineté de notre pays occupé par des forces impérialistes, pour la défense de notre liberté et de notre dignité, indépendamment de nos appartenances ethniques ou tribales, dont le symbole est publiquement profané et désormais confiné à un groupe tribal ! Il n’en faut pas plus pour tirer la sonnette d’alarme sur l’ampleur du tribalisme dans notre pays.

Ces exemples montrent à suffisance que l’instrumentalisation de la haine et des affrontements ethniques à des fins de conservation du pouvoir a toujours été la réponse du pouvoir incompétent et impopulaire de Paul Biya, lorsqu’il est menacé dans ses fondements et dans sa survie par l’expression du suffrage universel.

L’élection présidentielle de 2018 a reproduit exactement les méthodes d’intimidation et d’instrumentalisation ethniques utilisées depuis le retour au multipartisme en 1990, pour confisquer le pouvoir politique au Cameroun.

Des mois avant l’élection présidentielle, les discours de haine tribale ont été propagés d’une manière jamais égalée dans notre pays tant au sein des médias audiovisuels, privés et publics, qu’au moyen des réseaux sociaux. Des personnalités, au sein de l’appareil d’Etat ou proches de celui-ci ou encore ralliés de dernière minute au pouvoir RDPC, ont entrepris de distiller des propos provocateurs et avilissants sur des groupes ethniques, dans le but évident d’utiliser l’arme ethnique comme instrument de conservation du pouvoir.

Une Chaîne de télévision de la place s’est particulièrement illustrée dans l’organisation d’orgies médiatiques à dessein de propagation de la haine contre certains groupes ethniques de notre pays. Ce medium, comme tous les auteurs de discours de la haine, jouit d’une impunité totale !

De prétendus intellectuels, mus par la volonté de défendre le pouvoir RDPC ou de porter au pouvoir tel ou tel candidat de l’opposition, se sont tristement illustrés dans la manipulation de concepts ethno fascisants et la propagation de la haine dans le but de provoquer le chaos en cas d’échec de leurs visées politiques. Tous ces actes constructeurs de guerre civile, sont d'autant plus incompréhensibles et répréhensibles que leurs auteurs sont quasi les mêmes qui, à longueur de journées, diffusent des théories d'un certain complot étranger contre notre pays.

Afin d’illustrer la gravité de la situation, pour mémoire pour l’histoire, Génération – 90 a rassemblé quelques extraits de propos publiquement tenus/ diffusés par des camerounais pour stigmatiser d’autres compatriotes sur la base de leurs origines ethniques supposées:

« … je subis une rixe sur le forum bamiléké "le Cameroun c'est le Cameroun", par des porcs qui ont appris à brosser leurs dents à Yaoundé et à Douala. Un porc ne sera jamais Chef d'Etat au Cameroun» ; sur Facebook.

« Le Bamiléké est un peuple qui empêche au Cameroun de s'élever. Ils racontent partout qu'ils sont les plus riches, les plus beaux, les plus intelligents et même les plus nombreux. Ils ne sont rien, rien du tout. Les bamiléké ne valent rien du tout, d'ailleurs ils sont toujours les premiers à jouer contre le Cameroun… Je suis là pour dire aux Bamiléké d’arrêter de jouer contre le Cameroun, de comprendre qu’ils ne valent rien, le peuple qui est important c’est les nordistes parce qu’ils sont les plus nombreux. Que les Bamiléké arrêtent de croire qu’ils sont aussi importants», sur une chaine de télévision.

« La racaille Bamiléké de Facebook s’est mise en tête de me faire passer pour un tribaliste » ; une compatriote sur Facebook.

«  Les Bulu sont les Hutus génocidaires… Si un Bulu est contre le pouvoir Bulu, qu’il se manifeste » ; sur Facebook.
«Il y a des jalousies exogènes qui naissent du fait qu’il y a une certaine tribu qui a préparé un capitaine candidat tireur de penalty pour prendre le Cameroun en 2018. (…) ce tireur de penalty avait profité d’un univers médiatique où tout lui était favorable avec toutes les chaînes de télévision qui appartenaient à la même ethnie. Ils se rendent donc compte qu’il y a une autre ethnie qui a une télévision, malheureusement qui leur dame le pion parce que la télévision en question est la meilleure. On utilise donc quelques voyous tapis en Europe pour attaquer cette personne-là» ; sur une chaine de télévision privée.

« Personne ne veut d’un Bamiléké au pouvoir au Cameroun ! Personne ! Ni les Bamoun qui sont vos voisins, ni les Sawa du Littoral, ni les Bassa, ni le Grand Centre, ni le Grand Nord ! Personne ! D’ailleurs si vous tentez d’insister, vous allez voir ce qu’ils vont vous faire ! Est-ce que les Camerounais rient avec vous ? un compatriote sur Facebook.

Après le réaménagement du gouvernement de Paul Biya intervenu le 05 janvier 2019 une militante du RDPC s’écrie sur Facebook: « les Bassa-Bati-Mpooh réclament leur Gouverneur, des Préfets et des Sous-Préfets, trop c’est trop ; nous demandons la fin du manège à Alucam. Alucam est en terre Bassa-Bati-Mpoo. Nous disons stop à la nomination des DG (…) originaires des autres Départements. Même le PCA doit être un Bassa-Bati-Mpoo. Stop!»;

L’épisode le plus récent aura été la sortie scandaleuse, sur la chaine de télévision publique, la CRTV, d’un ministre du gouvernement de Paul Biya, menaçant les Bamilékés de ce qu’ils pourraient subir le même sort que les juifs sous A. Hitler « en raison de leur arrogance». Ces propos burlesques ont soulevé une vive protestation de l’Etat d’Israël et des Organisations Juives dans le monde, poussant le gouvernement Camerounais à présenter ses excuses à Israël, sans tenir le moindre mot à l’égard des Camerounais stigmatisés dans le discours haineux du Ministre Délégué chargé de la justice!

A la suite de cette intervention pathétique, d’autres Camerounais se crurent obligés d’appeler ouvertement « les Bamilékés à prendre les armes » pour se défendre contre …le « génocide» en préparation.

La liste de ces propos haineux et insensés, déversés quotidiennement sans que les pouvoirs publics ou la justice dans notre pays ne s’en émeuvent, pourrait être aussi longue que la litanie des Saints. Ces propos sont tenus dans l’impunité totale alors que des journalistes et des citoyens sont poursuivis pour avoir dénoncé les massacres qui surviennent dans les régions en guerre du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du pays,  que d’autres sont arrêtés à différents endroits du pays et transférés sans autre forme de procès à Yaoundé, simplement pour avoir participé à des marches convoquées par des mouvements politiques.

Comment comprendre que l’exercice d’une liberté fondamentale soit réprimé alors que la propagation de discours haineux et propres à mettre le pays à feu et à sang est ignorée, sinon encouragée ?

II - La notion de « tribu »: une création coloniale

Il n’existe pas de tribu à proprement parler, ni au Cameroun, ni en Afrique. La notion de « tribu » se réfère à une forme de société politique qui aurait existé avant l’avènement de l’État moderne. Elle aurait donc précédé celui-ci. En réalité, c’est une hypothèse d’école. La notion de  « tribu » est introduite en Afrique par la colonisation pour désigner au rabais les sociétés politiques africaines précoloniales.

A titre d’illustration, aucune des sociétés politiques désignées par le colon comme tribu, ne s’est elle-même désignée ou reconnue comme telle. L’histoire nous apprend que l’Afrique précoloniale était organisée en Empires, Royaumes, Emirats, Sultanat, Principautés, etc. Exactement comme les autres continents. Ces sociétés politiques étaient souveraines et indépendantes.

Le colonisateur les a détruites, les a dépouillées de leur souveraineté et les a enserrées dans des camisoles de force, ces protectorats et colonies qui deviendront des États postcoloniaux. À l’intérieur de ces États coloniaux comme le Cameroun, les ex-États indépendants qu’étaient les sociétés politiques africaines, sont devenus de simples subdivisions territoriales et démographiques. Le colon leur donna le nom de tribus. Leurs leaders, ex-empereurs et ex-rois, ex-prince et ex-Sultan etc, ont été ramenés au rang d’agents administratifs et de police au service du pouvoir colonial.

Ainsi donc, ce que certains appellent  « tribu » aujourd’hui, c’est ce qui est resté du maraudage politique et du vandalisme institutionnel de la colonisation. La notion de  « tribu » est une catégorie coloniale (née de la colonisation) et colonialiste (contribue à la domination coloniale), et rien de plus !
En revanche, cette notion reprise sans inventaire, sert aujourd’hui à asseoir des visées de domination des groupes qui n’ont jamais été des tribus. Des groupes aujourd’hui reconnaissables à travers une certaine identité culturelle et pour certains, anthropologique. Ces deux derniers traits amènent beaucoup à préférer le terme ethnie, plus approprié, faute de mieux.

De ce qui précède, le tribalisme entendu comme le projet de domination d’une tribu sur les autres est dangereux. Il est aussi vide, puisque ce que l’on veut promouvoir, la tribu, n’existe pas en soi.

En outre, et très significatif, il existe aujourd’hui une jeunesse urbaine qui ne se reconnaît et n’est reconnue dans aucune des catégories que l’on continue à appeler tribu. Et si l’on ajoute les brassages démographiques, on peut parier que dans la réalité, il y a une grande majorité de Camerounais qui ne se réfèrent que par défaut à une origine «tribale». Que fait-on de ces derniers ?

Enfin, même à considérer les catégories qualifiées d’ethniques au Cameroun, il n’existe aucun pouvoir d’Etat assimilable à un groupe ethnique. Le pouvoir d’État est détenu par une oligarchie irresponsable et prédatrice à laquelle participe des Camerounais venant des différentes régions du pays, et qui a plongé l’ensemble de la population dans une misère morale et matérielle sans précédent. À cette autocratie, notre compatriote Célestin Monga attribua il y a bientôt 30 ans la dénomination de «tribu du ventre». Elle instrumentalise la question ethnique pour dresser les Camerounais les uns contre les autres et perpétuer sa domination kleptocratique.
Plus globalement, la question du tribalisme n’est pas un accident au Cameroun. Elle est l’expression d’une absence totale de discours civique consensuel sur l’identité nationale et sur la place des identités ethniques dans le contexte de la République.

III - Notre position

Devant les risques graves d’instrumentalisation opportunistes que représente cette situation, Génération-90:

1. Dénonce fermement la responsabilité du pouvoir politique au Cameroun dans le développement et la propagation de la haine ethnique et du tribalisme au Cameroun, comme en attestent les propos génocidaires tenus par le Ministre Délégué à la Justice à la télévision publique, le 04 février 2019;

2. Met fermement en garde les auteurs des discours de la haine au Cameroun, qu’il s’agisse d’individus ou d’entités publiques ou privées. Génération-90 les tiendra fermement pour responsables de toutes les dérives, y compris des atteintes à l’intégrité physique ou/et morale des personnes et de leurs biens provoquées par leurs propos haineux. Il leur est rappelé que leurs propos sont criminels, même non suivi d’effets, et qu’ils en répondront pénalement au plan national et international à tout moment où cela sera possible ;

3. En appelle à la responsabilité des pouvoirs publics, notamment du pouvoir judiciaire qui devrait agir de son propre chef sans préalable pour mettre les auteurs de ces propos devant leurs responsabilités, avec toutes les conséquences de droit. Car les appels au meurtre, ou tout propos qui y conduit, sont des crimes d’ordre public et peuvent être relevés à tout moment par toute autorité judiciaire ;

4. Demande à l'Assemblée Nationale de légiférer sur la propagation de la haine ethnique au Cameroun en adoptant une loi sanctionnant les personnes reconnues coupables d'action ou d'incitation à la haine tribale. Une telle loi permettrait de poursuivre des personnes tenant un discours public (Presse écrite, TV, Web, etc.) ayant pour objectif de stigmatiser des concitoyens sur la base de leurs origines. Cette législation pourrait s’inspirer des lois contre le racisme et la discrimination d’une manière plus générale et conférerait le pouvoir de saisine/droit d’ester en justice à des particuliers se sentant visés, ainsi qu’à des organisations de protection des droits humains et de luttes contre les discriminations ;

5. Lance un appel aux partis politiques afin qu’ils se dotent de chartes contre le tribalisme et les discours de haine ethnique, et à prendre des initiatives de formation de leur leadership et de leurs militants à ce sujet ;

6. Rappelle fermement que l’accession aux charges publiques, y compris la charge suprême de l’État est ouverte à tous les Camerounais sans aucune considération de leurs origines. Et que l’origine ethnique supposée d’un citoyen ne saurait en aucun cas constituer un motif de disqualification ou de qualification à l’exercice de la charge suprême de l’État;

7. En appelle à tous les patriotes Camerounais, de se méfier et de dénoncer activement tous les défenseurs ou accusateurs autoproclamés de tribus/ethnies qui attisent la haine «tribale» entre les communautés nationales, au nom de la défense ou de la préservation des intérêts de quelque groupe ethnique. Le seul vrai combat qui vaut la peine d’être mené par tous les camerounais, est celui des droits fondamentaux de chacun et de tous, l’amélioration des conditions de vie quotidienne des camerounais, la défense des intérêts nationaux face aux prédateurs internationaux et leurs alliés locaux, et la construction d’un système de gouvernement et d’un leadership comptables devant la loi ;

8. Rappelle à la conscience nationale que le Cameroun est appelé à être un État de droit, et les appels à la chienlit et à la jacquerie «tribale» ne seront en aucune façon tolérés 

9. Rappelle à tous, le drame auquel la propagation impunie des discours de la haine a conduit au Rwanda, avec le génocide des Tutsi et des Hutus modérés en 1994, au moment où les discours propagés par certaines chaines de télévision au Cameroun n’ont rien à envier à la Radiotélévision Libre des Milles Collines (RTLM), et où certaines unes de journaux n’ont rien à envier au journal KANGURA, tous deux de triste mémoire au Rwanda dans le contexte du génocide dans ce pays.

Yaoundé, ce 28 février 2019

Génération 90 - Think Tank*

* Le genre masculin est utilisé comme générique dans le seul but de faciliter la lecture.

Quelques membres de Génération-90 signataires:

1) Paul-Aarons NGOMO, Professeur d’Université, New York University, USA
2) Aissatou OUMAROU, Informaticienne - Network specialist, Manchester, Grande Bretagne
3) Tene SOP, Ecologue, Université de Hambourg / Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology (MPI-EVA), Allemagne
4) Hugo JOMBWE MOUDIKI, Juriste, Expert en Droits humains, droit pénal international et processus de démocratisation, France
5) Pr. Bienvenu BONGUE, Coordonnateur de projets au CETAF, Enseignant-chercheur, Responsable de la Chaire "Santé des Ainés", Université Jean Monnet de St- Etienne et Prof. Associé à l’Université de Montréal au Québec, France
6) Appolinaire Lekeuneu, Economiste, USA
7) Papi KANA, Médécin-urgentiste, France
8) Samuel Tekobo, Ph.D , Senior Industrial Scientist, Buckman International, USA
9) Gilbert TCHUKAM, Spécialiste en droit des Affaires, Expert en question de Sécurité, Consultant Indépendant, Sénégal
10) Anatole MBARGA, Consultant pour des Questions de Sécurité internationale et de Logistique, Hararé, Zimbabwe
11) Maître MBOPDA NOUMEDEM Léopold, Avocat au Barreau du Cameroun, Douala, Cameroun
12) Bruno DJEWE, Expert en Relations publiques internationales, Autriche
13) Raphael YIMGA TATCHI, Professionnel en Coopération internationale au Développement et Humanitaire, Canada
14) Prof. Jean-Bosco TAGNE, Professeur d'Université, Boston University School of Medicine, USA
15) Ndam MALOUNE, Juriste-internationaliste, Kuala-Lumpur, Malaysia

* Génération-90 Think –Tank est un groupe de réflexion et d’action regroupant d’anciens dirigeants de la contestation estudiantine des années 1990 et 2000 au Cameroun et qui vise à contribuer aux débats sur l’évolution socio-politique du Cameroun et de l’Afrique.

Contact: thinktank.generation.90@gmail.com