Accueil
Envoyer à un ami
Imprimer
Grand
Petit
Partager
AFRIQUE

RCA : des étudiants peuls appellent le Gouvernement à mieux protéger leur communauté


Alwihda Info | Par Info Alwihda - 31 Mai 2019 modifié le 31 Mai 2019 - 13:51


© AFP/PATRICK FORT
© AFP/PATRICK FORT
Le secrétaire général de la communauté des étudiants peuls de Centrafrique, Sirgourou Hassan, a demandé au président de la République, Pr Archange Touadera, au Gouvernement et aux Nations Unies de protéger la communauté peule qui est menacée d'épuration ethnique, selon un communiqué.

Cette déclaration fait suite à "des vols de bétail répétés contre des éleveurs peuls et à l'assassinat de 20 peuls la semaine surpassée dans la localité de Paoua, sans condamnations ni poursuites judiciaires".

"Vu la haine, la méchanceté de certains de nos compatriotes contre cette communauté bénie qui nourrit le pays et contribue largement au développement de l'économie, cela nous pousse à nous poser la question : Après le DDR, quel sera le sort de nos parents ? Est-ce que le Gouvernement est et sera capable de sécuriser la population peule centrafricaine ? Si oui, comment ?", s'interroge la communauté des étudiants peuls de Centrafrique.

"Pourquoi développer une haine vicérale contre la communauté peule centrafricaine qui a tant payée des lourdes conséquences de la guerre en Centrafrique, des dégâts matériels et humains. Beaucoup d'entre eux ont été massacrés, leurs femmes ont été violées par les Anti-balakas, forcées au mariage contre leur propre gré. Jusqu'à l'heure actuelle, certaines sont toujours esclaves sexuelles des Anti-balaka. Dans la localité de Yaloké, plus de 50.000 réfugiés de la sous-région sont abandonnés à leur propre et triste sort", explique le communiqué.

D'après Sirgourou Hassan, "le 27 mai dernier à l'Assemblée nationale, au vu et au su de tout le monde, Lamido İssabi Amadou, ministre délégué, a échappé de justesse à un lynchage par certains députés antibalakas. Nous condamnons ces actes criminels et ces comportements rétrogrades de ces députés Antibalaka".